Irak: Au moins 100 morts dans un incendie lors d'un mariage dans une salle des fêtes

100 personnes ont été tuées et 150 personnes ont été blessées dans un incendie lors d'une célébration de mariage dans la province irakienne de Ninive (Capture d'écran, AlHadath).
100 personnes ont été tuées et 150 personnes ont été blessées dans un incendie lors d'une célébration de mariage dans la province irakienne de Ninive (Capture d'écran, AlHadath).
Des soldats et des secouristes se rassemblent autour des ambulances transportant des blessés après qu'un incendie s'est déclaré dans une salle des fêtes, devant l'hôpital général Hamdaniyah à Bakhdida, en Irak (Photo, AFP).
Des soldats et des secouristes se rassemblent autour des ambulances transportant des blessés après qu'un incendie s'est déclaré dans une salle des fêtes, devant l'hôpital général Hamdaniyah à Bakhdida, en Irak (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 28 septembre 2023

Irak: Au moins 100 morts dans un incendie lors d'un mariage dans une salle des fêtes

  • La localité avait été lentement reconstruite après la mise en déroute de l'EI en 2017
  • En Irak les normes de sécurité sont peu respectées, que ce soit dans le secteur de la construction ou du transport

QAROQOSH: Une centaine de personnes ont péri et 150 autres ont été blessées dans un incendie causé par des feux d'artifice lors d'une fête de mariage dans le nord de l'Irak, selon un bilan encore provisoire annoncé mercredi par les autorités.

Les flammes ont ravagé une salle de fêtes accueillant un mariage avec des centaines d'invités à Qaraqosh, bourgade chrétienne également connue sous le nom de Hamdaniyah, dans la province de Ninive.

D'après les secours, des "feux d'artifice" d'intérieur (ou gerbes d'étincelles), "des matériaux de construction hautement inflammables" mais aussi un nombre insuffisant de sorties de secours seraient à l'origine du drame.

Mercredi, des centaines de personnes se sont rassemblées dans l'après-midi au cimetière de Qaraqosh pour enterrer des proches.

Un a un, une vingtaine de cercueils, parfois couverts d'un tissu de satin ou de gerbes de fleurs, sont arrivés en fendant la foule. Des femmes en larmes, tout de noir vêtues, ne pouvaient avancer que soutenues de chaque côté.

Les autorités sanitaires de Ninive "ont recensé 100 morts et plus de 150 blessés dans l'incendie", a annoncé l'agence de presse officielle INA évoquant un "bilan préliminaire".

Mercredi soir, les autorités n'avaient toujours pas publié de bilan définitif, des responsables ayant eux communiqué des chiffres contradictoires.

Le directeur des autorités sanitaires de Ninive, Mansour Maarouf, a fait état de 94 corps transférés vers différents hôpitaux, précisant lors d'un point presse que seul une trentaine avaient pu être identifiés dans l'immédiat par les familles.

Arrestations
"Près de 900 personnes" étaient dans la salle au moment du drame, a indiqué dans un communiqué le ministre de l'Intérieur, Abdel Amir al-Chammari.

Les services de sécurité ont arrêté 14 personnes --"dont 10 employés, le propriétaire de la salle et trois personnes impliquées dans l'activation des feux d'artifice", d'après la même source.

Peu avant le drame, Martin Idriss, 19 ans, travaillait à la cuisine.

"J'ai cru qu'il y avait eu une explosion (...) les flammes dévoraient toute la salle", raconte-t-il à l'AFP, disant avoir vu "trois corps d'enfants brûlés".

La Défense civile a rapporté la présence de panneaux en préfabriqué "hautement inflammables et contrevenant aux normes de sécurité".

"Les informations préliminaires indiquent que des feux d'artifice (d'intérieur, NDLR) ont été utilisés (...) ce qui a déclenché un incendie dans la salle", selon un communiqué.

Les flammes ont provoqué "la chute de certaines parties du plafond, en raison de l'utilisation de matériaux de construction hautement inflammables et peu coûteux".

La Défense civile a encore fait état "d'émissions de gaz toxiques liées à la combustion des panneaux" contenant du plastique.

"Les sorties de secours étaient fermées, il ne restait que l'entrée principale" pour l'évacuation des invités, a indiqué son porte-parole Jawdat Abdel Rahmane.

Dans la matinée, policiers et secouristes ont inspecté la salle carbonisée, au milieu d'un amas de fer et de tôles tordus, la structure du toit s'étant effondrée, selon un photographe de l'AFP.

Ici et là au sol, une chaussure, un escarpin abandonné, un sac à main et des produits de maquillage.

«On étouffait»
Brûlée à la main, Rania Waad, 17 ans, se trouve à l'hôpital de Hamdaniyah.

Les mariés "dansaient un slow, les feux d'artifice ont commencé à monter vers le plafond, toute la salle s'est enflammée", raconte l'adolescente, la voix nouée par les sanglots. Les invités étaient "très nombreux".

"On ne voyait rien, on étouffait, on ne savait pas comment sortir".

Le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani a réclamé une commission d'enquête et appelé à "prodiguer les meilleurs soins aux blessés".

Dans un pays aux infrastructures en déliquescence après des décennies de conflit, les normes de sécurité sont peu respectées dans la construction ou les transports.

En 2021, deux incendies avaient fait plusieurs dizaines de morts dans des hôpitaux, à quelques mois d'intervalles seulement.

Comme de nombreuses localités chrétiennes de Ninive, Qaraqosh avait été saccagée par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) lorsqu'ils étaient entrés dans la ville en juin 2014.

La localité avait été lentement reconstruite après la mise en déroute de l'EI en 2017 et avait reçu la visite du pape François en mars 2021.


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.