L'autonomisation des femmes est essentielle à la réussite, déclare la directrice exécutive de l'OMT

L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a dévoilé mercredi, à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, les lauréates de son concours de start-up Women in Tech : Moyen-Orient, qui se tient à Riyad. (Fourni)
L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a dévoilé mercredi, à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, les lauréates de son concours de start-up Women in Tech : Moyen-Orient, qui se tient à Riyad. (Fourni)
La directrice exécutive de l'OMT, Natalia Bayona, déclare que l'Arabie saoudite était «en plein essor en matière de tourisme». (AN/Huda Bashatah)
La directrice exécutive de l'OMT, Natalia Bayona, déclare que l'Arabie saoudite était «en plein essor en matière de tourisme». (AN/Huda Bashatah)
La lauréate de la catégorie «Tourisme et expérience de voyage» est Kirti Chandel, chef de produit chez SparkleHaze. Elle a créé un assistant vocal pour l'hôtellerie baptisé «Woo-Hoo». (AN/Huda Bashatah)
La lauréate de la catégorie «Tourisme et expérience de voyage» est Kirti Chandel, chef de produit chez SparkleHaze. Elle a créé un assistant vocal pour l'hôtellerie baptisé «Woo-Hoo». (AN/Huda Bashatah)
La lauréate de la catégorie «Événements et communauté» est Menna Ayad, PDG de Fosha, une application alimentée par l'intelligence artificielle pour la réservation de séjours personnalisés dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. (Fourni)
La lauréate de la catégorie «Événements et communauté» est Menna Ayad, PDG de Fosha, une application alimentée par l'intelligence artificielle pour la réservation de séjours personnalisés dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. (Fourni)
La lauréate de la catégorie «Impact social» est la Saoudienne Nouf al-Hazmi, PDG de Plastus Biotech, spécialisée dans la fabrication de bioplastique biodégradable PHA à partir de la réutilisation de déchets organiques. (AN/Huda Bashatah)
La lauréate de la catégorie «Impact social» est la Saoudienne Nouf al-Hazmi, PDG de Plastus Biotech, spécialisée dans la fabrication de bioplastique biodégradable PHA à partir de la réutilisation de déchets organiques. (AN/Huda Bashatah)
La lauréate de la catégorie «Future Tech» est Zeljana Babic, PDG de Xenios Academy, un programme de formation alimenté par l'intelligence artificielle dont la mission est d'aider les entreprises du secteur hôtelier à augmenter leurs revenus en investissant dans la formation de leurs employés. (AN/Huda Bashatah)
La lauréate de la catégorie «Future Tech» est Zeljana Babic, PDG de Xenios Academy, un programme de formation alimenté par l'intelligence artificielle dont la mission est d'aider les entreprises du secteur hôtelier à augmenter leurs revenus en investissant dans la formation de leurs employés. (AN/Huda Bashatah)
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Publié le Jeudi 28 septembre 2023

L'autonomisation des femmes est essentielle à la réussite, déclare la directrice exécutive de l'OMT

  • L'OMT dévoile les lauréates du concours de start-up Women in Tech: Moyen-Orient
  • Le concours a accueilli cent quarante-trois candidates venues d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, d'Oman, du Qatar, de Bahreïn, d'Irak, du Liban, d'Égypte, de Jordanie, du Yémen et de Syrie

RIYAD: L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) a révélé mercredi, à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, les lauréates de son concours Women in Tech Startup Competition: Moyen-Orient, qui se tient à Riyad. 

Programmé en mars pour célébrer la Journée internationale de la femme, ce concours s'adressait à des start-up dirigées par des femmes qui proposent des approches innovantes pour fournir des services et des solutions à impact social positif.

Le concours a réuni cent quarante-trois candidates venues d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis (EAU), d'Oman, du Qatar, de Bahreïn, d'Irak, du Liban, d'Égypte, de Jordanie, du Yémen et de Syrie.

La lauréate de la catégorie «Impact social» est la Saoudienne Nouf al-Hazmi, PDG de Plastus Biotech, spécialisée dans la fabrication de bioplastique biodégradable PHA à partir de la réutilisation de déchets organiques. Elle déclare: «Ils n'en ont sélectionné que quatre dans le monde entier… C'est énorme! Cela représente beaucoup pour nous, pour les jeunes femmes saoudiennes et pour les femmes du monde entier.»

Le concept de Plastus Biotech est conforme à l'objectif du Royaume en matière d'économie circulaire du carbone pour 2030 et à l'accord sur la neutralité du carbone pour 2060. Mme Al-Hazmi affirme: «Nous pouvons remplacer de nombreux produits d'origine fossile par des produits plus durables dont le bilan carbone est négatif, et tout le monde en profitera.»

La lauréate de la catégorie «Tourisme et expérience de voyage» est Kirti Chandel, chef de produit chez SparkleHaze, pour avoir créé un assistant d'entreprise à intelligence artificielle (IA) baptisé «Woo-Hoo», qui sert d'assistant vocal dans les chambres pour l'hôtellerie.

Selon Mme Chandel, Woo-Hoo crée une interaction personnalisée avec les clients tout en étant durable et facile à utiliser. Elle explique: «Nous encourageons l'hospitalité verte. Nous nous éloignons des différents appareils utilisés dans les hôtels, qui sont plus encombrants. Nous les combinons donc en un seul élément et nous numérisons également votre menu complet. Ainsi, tout le papier présent dans la chambre disparaît.»

La lauréate de la catégorie «Future Tech» est la Serbe Zeljana Babic, PDG de Xenios Academy, un programme de formation basé sur l'IA dont la mission est d'aider les entreprises du secteur hôtelier à augmenter leurs revenus en investissant dans la formation de leurs employés.

Elle confie: «Je suis très touchée et je suis encore sous le choc. C'est peut-être l'un des moments les plus heureux de ma carrière professionnelle… Nous ne pouvons pas nous engager dans l'hôtellerie sans investir dans les individus et leur formation. Et ce n'est qu'une fois que nous aurons fait cela qu'ils seront en mesure de fournir des services à leurs clients.»

La lauréate de la catégorie «Événements et communauté» est Menna Ayad, PDG de Fosha, une application alimentée par l'IA pour la réservation de séjours personnalisés dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.

La directrice exécutive de l'OMT, Natalia Bayona, souligne que l'Arabie saoudite était «en plein essor en matière de tourisme».

Mme Bayona se rend fréquemment dans le Royaume et elle a collaboré avec les ministères du Tourisme et de l'Éducation pour dynamiser le secteur. Elle déclare: «L'Arabie saoudite met en avant les valeurs de l'investissement dans les individus à travers l'éducation, l'investissement dans la planète à travers une meilleure ville du futur pour les prochaines générations, et bien sûr, l'investissement dans la prospérité, dans la jeunesse, et dans la technologie et l'innovation.»

«J'ai travaillé avec le ministère de l'Éducation pour élaborer une stratégie visant à améliorer les compétences humaines et à renforcer la collaboration avec le secteur privé en matière d'innovation, de technologie et d'investissement.»

Natalia Bayona précise que le rapport conjoint du Financial Times et de l'OMT indique que l'Arabie saoudite avait augmenté ses investissements directs étrangers de 80%. «C'est crucial, car cela signifie que le pays s'intéresse vraiment à l'investissement et à la diversification de l'économie par le biais du tourisme.»

Le tourisme étant le principal employeur des femmes et des jeunes, Mme Bayona estime que le fait de rester impliquée et de faire partie d'une communauté positive fait toute la différence.

«Le plus important, c’est que je dois être reconnaissante envers mes employeurs», précise-t-elle, attribuant à ces derniers le mérite de l'avoir responsabilisée et de lui avoir fait confiance. «C'est ce qui compte. Car, bien sûr, on peut être talentueux et avoir un cursus très brillant, mais si on ne vous donne pas les moyens d'agir, vous n'irez nulle part.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.

 

 

 


Le Liban renforce le contrôle de ses ports, asséchant ainsi les sources de financement du Hezbollah

Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
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  • Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations
  • Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne

BEYROUTH : La confrontation entre le Liban et le Hezbollah ne se limite plus à la question des armes du groupe et à la mise en œuvre des engagements internationaux dans le Sud. Elle s’est étendue à une campagne plus large visant à renforcer le contrôle de l’État sur les ports maritimes, l’aéroport et les postes-frontières, afin de limiter l’influence du Hezbollah et de couper ses sources de financement illicites.

Depuis l’élection du président Joseph Aoun et la formation du gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam, les autorités ont mis en œuvre une stratégie sécuritaire et administrative visant à réaffirmer le contrôle souverain sur les points d’entrée terrestres, maritimes et aériens du pays.

Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations. Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne, l’aéroport de Beyrouth et le port de Beyrouth.

L’influence du Hezbollah recule

Alors que les mesures de lutte contre la contrebande et de contrôle des frontières continuent d’être renforcées, leurs effets sont déjà visibles, le Hezbollah perdant de son influence au sein d’institutions où il exerçait autrefois une emprise considérable.

Une source impliquée dans la surveillance des points de passage terrestres, maritimes et aériens du Liban a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein de ces installations avait diminué à un niveau sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration.

Selon cette source, ce changement a directement affecté les capacités financières et logistiques du groupe, qui, avant la dernière guerre, bénéficiait d’un environnement sécuritaire et administratif différent permettant la circulation des marchandises et des liquidités avec relativement peu de contraintes.

Ces derniers mois, l’État libanais a également renforcé la surveillance technique en déployant des scanners modernes au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth et au poste-frontière de Masnaa. Ces équipements ont permis de freiner la contrebande de marchandises, de matières interdites et d’argent liquide via ces installations.

La source a ajouté que les passages illégaux, qui constituaient depuis des années l’épine dorsale du réseau logistique du Hezbollah, « ne jouent plus le rôle qu’ils jouaient autrefois », les autorités syriennes ayant renforcé les contrôles de leur côté de la frontière, parallèlement au renforcement des mesures de contrôle libanaises. En conséquence, le trafic transfrontalier illégal a chuté à des niveaux que la source a qualifiés de quasi négligeables.

Un changement fondamental

La source a noté que la situation aux points de passage non officiels avec la Syrie a radicalement changé par rapport aux années précédentes, lorsque des camions liés au Hezbollah auraient traversé régulièrement la frontière, profitant de la faiblesse de l’État et de la marginalisation des institutions officielles au profit du groupe et des réseaux de contrebande opérant dans son orbite.

Ces changements se sont étendus au-delà de la circulation des marchandises pour toucher les réseaux de financement du groupe. Une source officielle a fait état d’une baisse marquée des tentatives d’introduction au Liban, via l’aéroport, de sacs contenant de l’argent liquide et de l’or, ainsi que de la contrebande de pilules de Captagon et de haschisch, activités que la source a décrites comme figurant parmi les opérations illicites les plus importantes liées au trafic transfrontalier.

La source a également souligné l’importance de la décision du gouvernement d’interdire aux avions iraniens d’atterrir à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, affirmant que cela avait renforcé la pression sur les canaux d’approvisionnement du Hezbollah en fermant l’une des voies qui aurait été utilisée pour acheminer des liquidités et d’autres formes de soutien matériel au groupe.

Des responsables ont également qualifié la chute du régime de Bachar al-Assad de tournant le plus important — et de coup le plus dur — auquel le Hezbollah ait été confronté depuis sa création. La Syrie n’offrant plus ce qu’ils ont décrit comme un environnement logistique sûr, le Hezbollah et l’Iran ont perdu l’un de leurs principaux couloirs pour acheminer des armes et des fonds au Liban.

Une source sécuritaire a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein des institutions chargées de superviser les ports et les postes-frontières était devenue « quasi inexistante » à la suite d’une série de mesures sécuritaires et administratives visant à reconstruire les systèmes de contrôle au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri et au poste-frontière de Masnaa.

Selon cette source, ces mesures ont notamment consisté à réaffecter de nombreux agents de sécurité et du personnel administratif soupçonnés d’avoir été sous l’influence du Hezbollah et qui auraient facilité le passage de marchandises de manière quasi quotidienne. Cette restructuration, a précisé la source, a comblé des failles qui constituaient depuis longtemps des points faibles au sein des agences chargées de surveiller ces installations.

La source a ajouté que les autorités ne se sont pas limitées à des remaniements administratifs. Elles ont également ouvert des enquêtes et engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes soupçonnées d’avoir facilité le passage de marchandises, de sacs d’argent liquide et de bijoux pour le compte du Hezbollah au cours des derniers mois, dans le cadre d’une politique plus large visant à démanteler les réseaux d’influence du groupe au sein des institutions publiques.


Iran: les Gardiens de la Révolution stoppent six navires dans le détroit d'Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
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  • "La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour"
  • Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions

TEHERAN: La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.

"La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour", a indiqué un correspondant de la télévision d'Etat depuis le Golfe.

Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.

Samedi, les Gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce.

Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.