L'Arabie saoudite et les États du Golfe condamnent les attaques «perfides» contre les fidèles au Pakistan

Des secouristes recherchent des victimes de l'explosion dans les décombres d'une mosquée effondrée à la suite d'une attentat-suicide à Hangu le 29 septembre 2023. (AFP)
Des secouristes recherchent des victimes de l'explosion dans les décombres d'une mosquée effondrée à la suite d'une attentat-suicide à Hangu le 29 septembre 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 30 septembre 2023

L'Arabie saoudite et les États du Golfe condamnent les attaques «perfides» contre les fidèles au Pakistan

  • L'attaque la plus meurtrière a frappé la ville de Mastung, où plus de 50 fidèles ont perdu la vie dans une mosquée pendant la commémoration de l'anniversaire du Prophète Mahomet
  • Le ministère saoudien des Affaires étrangères a vivement condamné ces «attentats terroristes lâches» et a réaffirmé la position ferme du Royaume et son rejet de la violence et du terrorisme

RIYAD: Plusieurs États arabes ont fermement condamné les attaques terroristes «perfides» au Pakistan, qui ont fait jusqu’à présent 57 victimes et ébranlé le pays vendredi.L'attaque la plus meurtrière a frappé la ville de Mastung, où plus de 50 fidèles ont perdu la vie dans une mosquée pendant la commémoration de l'anniversaire du Prophète Mahomet.

La deuxième attaque, survenue dans une mosquée du Khyber Pakhtunkhwa, a tué cinq personnes et laissé de nombreuses personnes piégées sous les décombres après l'effondrement du toit.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a vivement condamné ces «attentats terroristes lâches» et a réaffirmé la position ferme du Royaume et son rejet de la violence et du terrorisme. Il a également exprimé la solidarité du Royaume avec les Pakistanais et présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

De même, les Émirats arabes unis ont condamné ces actes criminels et réitéré leur rejet constant de toutes les formes de violence et du terrorisme «visant à saper la sécurité et la stabilité en violation des valeurs et des principes humains».

Le Koweït a également condamné ces attentats lâches et meurtriers perpétrés lors de rassemblements religieux dans le pays et exprimé sa solidarité avec le Pakistan dans les mesures que le pays prend pour préserver sa sécurité intérieure.

Bahreïn a émis une déclaration similaire, affirmant sa solidarité avec le Pakistan, présentant ses condoléances aux familles des victimes et souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.

Le Secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassem Albudaiwi, a condamné ces attentats, soulignant que «le Conseil s'oppose résolument à de tels actes qui déstabilisent la sécurité et sont incompatibles avec les valeurs et les principes humains».

De son côté, le Secrétariat général de l'Organisation de la coopération islamique a vivement condamné ces attaques terroristes. Son Secrétaire général, Hussein Brahim Taha, a réaffirmé la «position fondamentale de l'OCI contre toutes les formes et manifestations du terrorisme», exprimant un soutien indéfectible aux efforts du Pakistan dans sa lutte contre le terrorisme.

Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale et le président de l'organisation des érudits musulmans, Mohammed ben Abdulkarim Al-Issa, a fermement condamné ces actes, qualifiant leurs auteurs de personnes dépourvues des valeurs religieuses et humaines.

Al-Issa a réaffirmé la position de la Ligue islamique mondiale et du monde islamique, qui rejettent et condamnent la violence et le terrorisme sous toutes leurs formes, comme l’indique un communiqué de l'organisation.

Bien qu'aucun groupe n'ait encore revendiqué la responsabilité de l'attaque, le Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) en a nié toute implication.

Le groupe Daech est notoire pour ses attaques au Pakistan et au-delà, ciblant les rassemblements religieux et les minorités.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.


Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone» au-dessus d'Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une "attaque de drones" qui a violé l'espace aérien d'Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. (AFP)
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  • Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril
  • Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20"

ERBIL: La coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis a abattu plusieurs drones mercredi au-dessus d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, ont annoncé les forces kurdes.

Des journalistes de l'AFP ont dit avoir vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l'Irak, avant d'être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d'attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Il s'agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d'un fragile cessez-le-feu en avril.

Les forces kurdes de lutte antiterroriste ont assuré que les forces de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis avaient "abattu et détruit huit drones chargés d'explosifs au-dessus d'Erbil entre 20H53 et 21H20" (17H53 et 18H20 GMT).

Il n'a pas été fait état de victimes.

Aucun groupe n'a revendiqué ces attaques dans l'immédiat. Elles coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.

Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l'origine de la plupart de ces attaques.

Ceux-ci ont pris pour cible plus de 600 fois des installations américaines en Irak.

L'Iran a également procédé à des frappes contre des rebelles kurdes iraniens basés au Kurdistan irakien pendant la guerre et même après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 


L'Iran menace de réduire à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées 

L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques. (AFP)
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  • "Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé"
  • Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations"

TEHERAN: L'état-major iranien a prévenu jeudi que l'Iran réduirait à néant des infrastructures du Moyen-Orient si les siennes sont attaquées, après des menaces de Donald Trump de viser des ponts et des centrales électriques.

"Toutes les infrastructures de la région seront écrasées sous les coups d'acier des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran, à tel point qu'il n'en restera aucune trace, comme si elles n'avaient jamais existé", a affirmé le commandement interarmées iranien dans un communiqué réagissant aux menaces proférées par le président américain.

Donald Trump a affirmé mardi sur la chaîne Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations".