Taylen Biggs, influenceuse mode à 10 ans... avec le concours de ses parents

Taylen Biggs assiste au lancement de la nouvelle campagne de Meta "It's Your World" au KidSuper Studio le 06 juin 2023 à Brooklyn, New York. Photo Roy Rochlin Getty Images for Meta AFP)
Taylen Biggs assiste au lancement de la nouvelle campagne de Meta "It's Your World" au KidSuper Studio le 06 juin 2023 à Brooklyn, New York. Photo Roy Rochlin Getty Images for Meta AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Taylen Biggs, influenceuse mode à 10 ans... avec le concours de ses parents

  • Vêtue de la tête aux pieds de vêtements de marque et de grosses lunettes de soleil, la jeune Américaine sort de la camionnette qui l'emmène à un défilé de la Fashion Week à Paris
  • Un caméraman la suit partout et son père, Josh Biggs, qu'elle présente comme son «garde du corps», veille discrètement en arrière-plan

Paris : À 10 ans, Taylen Biggs compte près de 1,5 million d'abonnés sur les réseaux sociaux grâce à ses interviews de célébrités de la mode et du spectacle, une activité qui dérange certains et comporte des risques mais qu'elle dit «adorer».

Vêtue de la tête aux pieds de vêtements de marque et de grosses lunettes de soleil, la jeune Américaine sort de la camionnette qui l'emmène à un défilé de la Fashion Week à Paris et déclare avec conviction: «J'aime la mode et j'aime rencontrer de nouvelles personnes».

Un caméraman la suit partout et son père, Josh Biggs, qu'elle présente comme son «garde du corps», veille discrètement en arrière-plan.

Depuis quelques années, le monde de la mode a profondément changé sous l'impulsion de ces influenceurs devenus incontournables. De plus en plus jeunes et de plus en plus nombreux, ils peuvent donner un vrai coup de pouce aux ventes.

D'ailleurs, les designers ne s'y trompent pas et n'hésitent plus à leur donner un accès privilégié, quitte à se passer des médias traditionnels.

Mais ce monde opaque entre publicité et autopromotion comporte des risques. En 2018, l'acteur et instagrameur Luka Sabbat a été assigné en justice par une société de relations publiques aux États-Unis parce qu'il ne postait pas assez de photos de lunettes de soleil.

- «Codes d'adulte» -

«On peut trouver ça amusant, mignon (...) Je trouve que ça a quelque chose de dérangeant de voir une enfant qui adopte des codes d'adulte, une gestuelle, des mimiques, un ton de la voix», ajoute auprès de l'AFP la pédopsychologue française Claire Dahan.

Taylen Biggs compte près d'un million de followers sur TikTok et près de 380.000 sur Instagram. Elle est un visage familier de la Fashion Week de New York ou de Miami grâce à ses courtes interviews et à ses poses à la Shirley Temple.

A chaque fois, le même procédé: obtenir des sponsors, accéder aux défilés et côtoyer des célébrités. «C'est comme ça que ça marche», souffle son père, âgé de 43 ans, à l'AFP. Avant d'ajouter travailler avec «différentes marques».

Sa mère, Angelica Calad, est une Colombienne arrivée aux Etats-Unis à l'âge de 13 ans. Passionnée de mode, elle a commencé à poser avec son bébé âgé de quelques mois sur les réseaux sociaux.

Le visage rieur et dodu de Taylen a attiré l'attention des publicitaires et, à l'âge d'un an et demi, elle a posé pour une ligne de vêtements pour enfants, raconte Josh.

- «J'adore les enfants» -

C'est la mère qui gère les réseaux sociaux de sa fille depuis Miami. C'est également elle qui enseigne à Taylen, ainsi qu'à ses deux petits frères. «Nous prenons l'école très au sérieux, c'est la priorité numéro 1», assure le père.

La jeune fille a commencé les cours à la maison un mois avant la rentrée scolaire à Miami, afin de pouvoir faire une longue pause lors des Fashion Weeks de Milan et Paris, dit-il.

«La vérité, c'est que je ne suis pas un grand fan du système scolaire, qu'il soit public ou privé. Je pense qu'il y a beaucoup d'idées fausses sur l'enseignement à domicile».

Lorsqu'on lui demande si leur fille est une entreprise, Josh répond calmement : «Les gens la voient sous le prisme des photos mais, dans la vraie vie, c'est une enfant avant tout».

Pourtant, Taylen, qui souligne fièrement avoir «participé à quinze saisons de mode», donne parfois l'impression de l'avoir oublié. «J'adore les enfants», dit-elle par exemple. «J'ai beaucoup d'amis. Ils sont tellement fiers de ce que je fais. Je ne me sens pas différente».

Et si elle venait un jour à se lasser des podiums ? «Nous quitterons le monde de la mode dans la seconde. Sans hésitation», promet son père.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Short Url
  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.