Décès de l'écrivain syrien Khaled Khalifa à 59 ans

L'écrivain Khaled Khalifa lors d'une interview à son domicile dans la capitale syrienne Damas, le 2 juin 2020. (Photo Louai Beshara AFP)
L'écrivain Khaled Khalifa lors d'une interview à son domicile dans la capitale syrienne Damas, le 2 juin 2020. (Photo Louai Beshara AFP)
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Décès de l'écrivain syrien Khaled Khalifa à 59 ans

  • Critique connu des autorités, ce romancier né à Alep est resté dans son pays malgré la répression et la guerre déclenchée en 2011
  • Il s'illustre notamment par son troisième roman «Eloge de la haine», nominé en 2008 pour le Prix international du roman arabe et en 2013 pour le Prix de la fiction étrangère indépendante et traduit en plusieurs langues

DAMAS, Syrie : L'écrivain et scénariste syrien Khaled Khalifa, auteur de plusieurs romans l'ayant placé parmi les auteurs contemporains les plus reconnus de son pays, est décédé samedi soir à Damas d'une crise cardiaque à 59 ans, a-t-on appris auprès d'une source proche de sa famille.

Critique connu des autorités, ce romancier né à Alep est resté dans son pays malgré la répression et la guerre déclenchée en 2011. «Je reste parce que c'est mon pays. J'y suis né, j'y vis, je veux y mourir !», avait-il dit dans un entretien en 2019.

Il s'illustre notamment par son troisième roman «Eloge de la haine», nominé en 2008 pour le Prix international du roman arabe et en 2013 pour le Prix de la fiction étrangère indépendante et traduit en plusieurs langues.

Il y raconte comment une jeune syrienne d'Alep, élevée dans la plus pure tradition musulmane, croit trouver sa liberté en rejoignant un mouvement fondamentaliste qui l'initie aux luttes jihadistes.

Il obtient en 2013 le prestigieux prix Naguib Mahfouz décerné par l'Université américaine du Caire et est nominé en 2014 pour le Prix international du roman arabe pour son quatrième roman «Pas de couteaux dans les cuisines de cette ville», qui a également été publié dans d'autres langues et qui raconte l'histoire des dernières décennies à travers celle d'une famille de la bourgeoisie aleppine.

Il publie en 2016 «La mort est une corvée», un récit sombre de la tragédie syrienne, dont l'édition anglaise est finaliste aux Etats-Unis pour le National Book Award 2019 dans la catégorie littérature traduite.

Parmi ses autres ouvrages, figurent «Personne n'a prié pour eux» (2019), «Le gardien du leurre» (1993) et «Les carnets du bohémien» (2000).

Khaled Khalifa est également l'auteur de séries télévisées qui avaient connu un grand succès au début des années 1990.

Son décès a été salué par des artistes, intellectuels et journalistes sur les réseaux sociaux, ainsi que des militants politiques en Syrie comme à l'étranger.

«La vive émotion qui a submergé les réseaux sociaux dès l'annonce de cette atroce nouvelle est à la mesure non seulement de son grand talent d'écrivain mais aussi de la profonde sympathie que suscitait sa personnalité chaleureuse, débordante d'amour de la vie», écrit ainsi Farouk Mardam Bey, l'éditeur en français de trois de ses romans chez Actes Sud.


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.