Affaire de la «dette cachée»: Credit Suisse et le Mozambique trouvent un accord

Un logo de la banque Credit Suisse est visible sur une photo prise le 29 septembre 2023 à Berne. Le Credit Suisse, absorbé en juin dernier par son ex-rivale UBS, a subi une perte avant impôts de 2,4 milliards de francs suisses dans sa banque d'investissement au cours du premier semestre de l'année. (AFP)
Un logo de la banque Credit Suisse est visible sur une photo prise le 29 septembre 2023 à Berne. Le Credit Suisse, absorbé en juin dernier par son ex-rivale UBS, a subi une perte avant impôts de 2,4 milliards de francs suisses dans sa banque d'investissement au cours du premier semestre de l'année. (AFP)
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Publié le Lundi 02 octobre 2023

Affaire de la «dette cachée»: Credit Suisse et le Mozambique trouvent un accord

  • Cette annonce intervient alors qu'un procès devait s'ouvrir lundi à la Haute Cour de Londres autour de ce scandale qui avait plongé le Mozambique, un des pays les plus pauvres d'Afrique, dans une profonde crise
  • Lorsque le scandale avait éclaté en 2016, le FMI et la Banque mondiale avaient suspendu leur soutien financier au Mozambique et le pays s'était trouvé un défaut de paiement de sa dette souveraine

GENÈVE: Credit Suisse et le Mozambique ont conclu un accord à l'amiable concernant l'affaire de la "dette cachée", les parties se libérant "mutuellement" de toute responsabilité, a indiqué dimanche UBS, qui a racheté sa rivale suisse.

Cette annonce intervient alors qu'un procès devait s'ouvrir lundi à la Haute Cour de Londres autour de ce scandale qui avait plongé le Mozambique, un des pays les plus pauvres d'Afrique, dans une profonde crise.

L'accord, transmis par UBS dans un courriel à l'AFP, indique que le Mozambique et Crédit Suisse "ont réglé à l'amiable les procédures judiciaires engagées à Londres".

"Les parties se sont mutuellement libérées de toute responsabilité et de toute réclamation concernant les transactions" et "se félicitent d'avoir résolu ce différend de longue date", est-il spécifié.

Vendredi, le Financial Times avait indiqué que le géant bancaire UBS souhaitait sceller un accord extra-judiciaire "de dernière minute" avec le Mozambique à l'approche du procès à Londres pour éviter à Credit Suisse une bataille devant les tribunaux.

Pour éviter que Credit Suisse ne fasse faillite, UBS a été forcée en mars de racheter son ex-rivale sous la pression des autorités suisses et doit désormais régler les nombreuses affaires qui avaient secoué la banque.

L'accord trouvé entre Credit Suisse et le Mozambique "constitue une étape importante dans cette affaire (...) et démontre qu'UBS traite les litiges du Credit Suisse à un rythme soutenu et qu'elle les résout", a relevé UBS dans son courriel envoyé à l'AFP.

En octobre 2021, Credit Suisse s'était notamment vu infliger 475 millions de dollars de pénalités au terme d'un accord avec les autorités américaines, britanniques et suisses pour mettre fin aux poursuites concernant les prêts au Mozambique, au coeur d'une vaste scandale de corruption.

En 2013, la banque avait accordé des prêts à des entreprises publiques destinés à financer des projets de surveillance maritime, de pêche au thon et de chantiers navals, mais qui ont été en partie détournés pour des pots-de-vin. Le gouvernement avait caché la dette au parlement, les emprunts contractés auprès de plusieurs banques, dont Credit Suisse, étant estimés à environ 2 milliards de dollars.

Lorsque le scandale avait éclaté en 2016, le FMI et la Banque mondiale avaient suspendu leur soutien financier au Mozambique et le pays s'était trouvé un défaut de paiement de sa dette souveraine. Sa monnaie s'était effondrée.

Lors de l'accord en octobre 2021, Credit Suisse avait convenu avec les autorités britanniques d'annuler 200 millions de dollars dus par le Mozambique.

Mais le pays avait engagé des poursuites notamment contre la société de construction navale Privinvest et Credit Suisse.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.