Un chauffeur né en Irak, en colère après son refus d’asile, a mené une attaque à la bombe, selon la police britannique

Un expert en combinaison blanche portant un bidon d’essence et un entonnoir, arrivant pour inspecter les lieux de l’explosion d’une voiture, devant l’hôpital pour femmes de Liverpool. (Fichier/AFP)
Un expert en combinaison blanche portant un bidon d’essence et un entonnoir, arrivant pour inspecter les lieux de l’explosion d’une voiture, devant l’hôpital pour femmes de Liverpool. (Fichier/AFP)
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Publié le Mardi 03 octobre 2023

Un chauffeur né en Irak, en colère après son refus d’asile, a mené une attaque à la bombe, selon la police britannique

  • Une enquête policière a conclu qu'il n'y avait aucune preuve qu’Emad al-Swealmin, l’auteur de l’attaque à la bombe, avait des opinions extrémistes
  • Il avait déjà été condamné par le passé et avait faussement demandé l'asile au Royaume-Uni comme réfugié syrien, après y être entré légalement avec un passeport jordanien

LONDRES: Un homme d'origine irakienne qui a fait exploser une bombe devant un hôpital britannique il y a deux ans avait du ressentiment contre l'État britannique pour avoir rejeté sa demande d'asile, a annoncé lundi la police.

Emad al-Swealmin, âgé de 32 ans, a été tué lorsqu'il a déclenché l'appareil artisanal dans un taxi devant l'hôpital pour femmes de Liverpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre, en novembre 2021.

Personne d'autre n'est mort dans cet attentat raté, le chauffeur de taxi ayant réussi à s'en sortir avec des blessures légères.

Cette explosion, qui s'est produite peu avant l’événement visant à honorer, lors du dimanche du Souvenir, les militaires morts à la guerre, a été rapidement considérée par la police comme un incident terroriste.

Une enquête policière a conclu qu'il n'y avait aucune preuve qu’Emad al-Swealmin avait des opinions extrémistes.

«Il semble très probable que le ressentiment d'Al-Swealmin envers l'État britannique pour n'avoir pas accepté sa demande d'asile a aggravé sa mauvaise santé mentale, qui à son tour a nourri ce ressentiment. En fin de compte, une combinaison de ces facteurs l'a conduit à entreprendre cette attaque», indique le rapport de police. 

L’inspecteur de police Andy Meeks, de l'unité antiterroriste du nord-ouest de l'Angleterre, a affirmé que l'on pensait qu'Al-Swealmin avait prévu de faire exploser sa bombe à l'hôpital, mais qu'elle avait probablement explosé plus tôt que prévu.

L'explosion s'est produite un mois après qu'un député britannique a été poignardé à mort alors qu'il rencontrait des électeurs dans le sud-est de l'Angleterre.

Ces deux attaques avaient incité le gouvernement à relever le niveau de menace terroriste d’«important» à «extrême» – le deuxième niveau le plus élevé – signifiant qu’une attaque était «hautement probable».

Al-Swealmin avait déjà été condamné par le passé et avait faussement demandé l'asile en tant que réfugié syrien au Royaume-Uni après y être entré légalement avec un passeport jordanien.

Ses demandes d'asile avaient été refusées, et la police antiterroriste a laissé entendre qu'Al-Swealmin s'était peut-être converti au christianisme dans l'espoir d’augmenter ses chances de rester au Royaume-Uni.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.