Syrie: plus de 40 civils tués par l'armée du régime depuis jeudi

Des hommes syriens se tiennent sur les balcons endommagés d'un bâtiment qui a été directement touché lors d'un bombardement par les forces pro-régime syriennes, dans la ville d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, le 7 octobre 2023. (AFP)
Des hommes syriens se tiennent sur les balcons endommagés d'un bâtiment qui a été directement touché lors d'un bombardement par les forces pro-régime syriennes, dans la ville d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles, le 7 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 08 octobre 2023

Syrie: plus de 40 civils tués par l'armée du régime depuis jeudi

  • Parmi les six civils tombés sous les tirs d'artillerie de l'armée syrienne dimanche, figurent trois enfants, deux femmes et un homme qui tentait de porter secours aux blessés, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme
  • Le bilan total est de 41 victimes civiles dans les zones rebelles, parmi lesquelles 20 enfants

BEYROUTH : Six Syriens ont été tués dimanche, selon une ONG, portant à 41 le nombre de victimes civiles dans les zones rebelles en quatre jours de bombardements, en réponse à une attaque de drones ayant fait plus de 100 morts à Homs (centre).

L'armée syrienne, qui avait promis de "riposter fermement" à l'attaque contre une cérémonie de promotions d'officiers à Homs, sous contrôle du pouvoir central, mène depuis jeudi des bombardements soutenus contre le dernier bastion rebelle du nord-ouest du pays.

Parmi les six civils tombés sous les tirs d'artillerie de l'armée syrienne dimanche, figurent trois enfants, deux femmes et un homme qui tentait de porter secours aux blessés, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le bilan total est de 41 victimes civiles dans les zones rebelles, parmi lesquelles 20 enfants.

Deux combattants du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ancienne branche locale d'Al-Qaïda), ont également perdu la vie depuis jeudi, selon l'OSDH, une ONG basée au Royaume-Uni mais disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie.

Dimanche, un soldat syrien a été tué dans la province d'Idleb, portant à trois le nombre de soldats syriens tués par HTS depuis le début des bombardements, selon l'ONG.

Dans les territoires gouvernementaux, cinq civils ont été tués par les tirs d'artillerie du groupe djihadiste qui contrôle en partie la dernière poche d'opposition armée dans le nord-ouest, où vivent trois millions d'habitants, dont la moitié sont des déplacés ayant fui les régions reconquises par le régime.

L'attaque contre l'académie militaire de Homs est l'une des plus sanglantes contre l'armée depuis le début de la guerre en 2011. Elle a fait 89 morts et 277 blessés, selon les autorités.

L'OSDH a fourni un bilan plus lourd de 123 morts incluant 54 civils, et quelque 150 blessés.

Si Damas a accusé les "groupes terroristes armés" d'avoir mené l'attaque, celle-ci n'a pas été revendiquée.

Les forces syriennes ont repris en 2017 le contrôle de Homs, ex-bastion des rebelles.

Le HTS, considéré par Damas comme le principal "groupe terroriste" dans le nord-ouest, a parfois recours aux drones pour attaquer les forces syriennes et leur allié russe.

L'aviation russe a elle aussi mené des raids dans le nord-est de la région de Lattaquié. Vendredi, un enfant a été tué par une frappe russe, selon l'Observatoire.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.