L'Égypte et l'Italie expriment leur soutien à toutes les initiatives visant à désamorcer la violence entre le Hamas et Israël

Des flammes et de la fumée s'élèvent après une frappe aérienne israélienne qui a visé la Banque nationale dans la ville de Gaza, le 8 octobre 2023. (AFP)
Des flammes et de la fumée s'élèvent après une frappe aérienne israélienne qui a visé la Banque nationale dans la ville de Gaza, le 8 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 08 octobre 2023

L'Égypte et l'Italie expriment leur soutien à toutes les initiatives visant à désamorcer la violence entre le Hamas et Israël

  • Antonio Tajani exhorte l'Arabie saoudite, la Jordanie et l'Égypte à contribuer à la fin des hostilités
  • Le ministre italien des Affaires étrangères : Rome n'a reçu « aucune nouvelle négative » concernant l'un de ses citoyens dans la région

LONDRES : Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré dimanche que l'Italie et l'Égypte soutenaient toutes les initiatives visant à désamorcer le conflit entre le Hamas et Israël.

Sur X, Tajani a déclaré qu'il s'était entretenu avec son homologue égyptien Sameh Shoukry et que leurs pays étaient « prêts à mettre en place des couloirs humanitaires pour la libération des prisonniers détenus à Gaza », en particulier les plus fragiles, notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées.

Tajani a également condamné l'attaque du Hamas contre le sud d'Israël et l'assassinat de deux touristes israéliens et de leur guide égyptien dans la ville égyptienne d'Alexandrie.

Des centaines d'hommes armés sont entrés en Israël aux premières heures du samedi matin, ont tué des centaines de personnes et en ont enlevé et blessé beaucoup d'autres.

En représailles, des frappes aériennes israéliennes ont touché des immeubles d'habitation, des tunnels, une mosquée et les maisons de responsables du Hamas à Gaza, tuant plus de 370 personnes, dont 20 enfants alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu promettait « une vengeance puissante pour ce jour noir ».

Tajani, qui est également vice-Premier ministre italien, a déclaré que les deux parties devaient « éviter une nouvelle guerre ».

Il a exhorté l'Arabie saoudite, la Jordanie et l'Égypte à contribuer à la fin des hostilités.

« Nous condamnons l'attaque du Hamas contre Israël, qui a le droit de se défendre », a déclaré Tajani. « Cette semaine, je me rendrai en Égypte pour discuter des moyens de trouver une solution ».

Il a ajouté qu'à ce jour, Rome n'avait connaissance d'aucun citoyen italien ni d'aucune personne ayant la double nationalité qui aurait été touchée par les combats.

« L'ambassade d'Italie à Tel-Aviv et le consulat à Jérusalem suivent la situation de nos compatriotes : 18 000 d'entre eux ont un double passeport sur le territoire, environ 500 touristes sont temporairement présents en Israël et une dizaine dans la bande de Gaza », a précisé Tajani. « Pour l'instant, nous n'avons pas de nouvelles négatives ».

Il a ajouté que l'ambassade et le consulat étaient « à la disposition de tous les Italiens qui se trouvent en Israël et dans la bande de Gaza. Nous avons invité tout le monde à être extrêmement prudent et à ne pas trop bouger parce que la situation est vraiment dangereuse ».

L'ambassadeur d'Israël en Italie, Alon Bar, a déclaré : « Israël a été victime d'une déclaration de guerre de la part du Hamas, avec une attaque sans précédent de milliers de roquettes, lancées sans discernement depuis la bande de Gaza contre les villes israéliennes, et le pays doit également faire face à l'infiltration de terroristes armés, qui ont tué un grand nombre de citoyens israéliens. »

Il a ajouté : « Il s'agit d'une attaque horrible, lancée contre la population civile en pleine fête religieuse juive ... Il faut rappeler que les habitants de Gaza ne sont pas nos ennemis et que le Hamas les utilise cyniquement comme boucliers humains pour lancer des missiles ».

« Au nom de l'État d'Israël, je remercie le président de la République Sergio Mattarella, la Première ministre Giorgia Meloni, tous les dirigeants du gouvernement et de la politique italienne, y compris les partis d'opposition, les présidents des régions et des dizaines d'organisations, pour leur soutien public à Israël. Merci également aux milliers de citoyens italiens qui nous ont envoyé des messages de solidarité ».

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com