CICR – Israël et les territoires occupés: le ciblage des civils conduit à des spirales de violence et de haine

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, s'exprime lors d'une conférence de presse sur l'utilisation de drones dans le travail humanitaire à Avully, près de Genève, le 7 juin 2023. (AFP)
La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, s'exprime lors d'une conférence de presse sur l'utilisation de drones dans le travail humanitaire à Avully, près de Genève, le 7 juin 2023. (AFP)
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Publié le Mercredi 11 octobre 2023

CICR – Israël et les territoires occupés: le ciblage des civils conduit à des spirales de violence et de haine

  • Le CICR, présent en Israël et dans les territoires occupés depuis 1967, est depuis longtemps témoin de meurtres dévastateurs de civils qui conduisent à des spirales de violence et de haine
  • Il est prêt à contribuer à réunir les familles et les proches, à clarifier le sort des personnes disparues et à évacuer les blessés, en coordination avec la PRCS et le MDA

GENÈVE: Les récentes violences en Israël et à Gaza atteignent un niveau que nous n'avions pas vu depuis de nombreuses années et elles pourraient s'aggraver considérablement en causant encore davantage de douleur et de souffrance de chaque côté.

Au milieu de cette violence dévastatrice – les meurtres délibérés de civils et les bombardements des quartiers résidentiels –, il existe un signe inquiétant: peu de voix en faveur de la désescalade ont été entendues. Les discours de guerre exacerbés, si l’on en croit notre expérience, entraînent davantage de souffrance pour les civils.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), présent en Israël et dans les territoires occupés depuis 1967, est depuis longtemps le témoin de meurtres dévastateurs de civils qui conduisent à des spirales de violence et de haine.

Sans une retenue immédiate, nous nous dirigeons vers une catastrophe humanitaire.

Mirjana Spoljaric Egger, présidente du CICR, a déclaré:

«Les civils paient toujours le prix le plus élevé dans les conflits. En ce moment critique, nous exhortons les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à prendre toutes les mesures possibles pour éviter davantage de préjudices à la population. Toutes les parties doivent faire preuve de retenue et protéger la vie ainsi que les biens des civils.»

«Les conventions de Genève interdisent de tuer des civils et de les maltraiter. De plus, elles exigent que les blessés et les malades soient soignés. Les personnes détenues doivent être traitées avec humanité et dignité. La prise d'otages est interdite en vertu du droit international humanitaire et les otages doivent être immédiatement libérés indemnes.»

«Les infrastructures essentielles dont les gens dépendent pour vivre – notamment les réseaux d'électricité et d'eau – ne doivent pas être prises pour cibles. Indépendamment de tout siège militaire, les autorités doivent veiller à ce que les civils aient accès aux nécessités de base comme l'eau potable, la nourriture et les soins.»

«Je suis extrêmement préoccupée par la situation, dévastatrice, des familles qui ont perdu le contact avec un être cher.»

«Nous sommes prêts à faire tout ce que nous pouvons pour aider, y compris dans notre rôle d'intermédiaire neutre. Les travailleurs humanitaires doivent être autorisés à circuler librement pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Les établissements médicaux et le personnel médical ne doivent jamais être pris pour cibles.»

À propos du CICR

Le Comité international de la Croix-Rouge est une organisation neutre, impartiale et indépendante dotée d'un mandat exclusivement humanitaire qui découle des conventions de Genève de 1949. Il aide les personnes du monde entier touchées par les conflits armés et d'autres formes de violence, faisant tout son possible pour protéger leur vie et leur dignité, soulager leur souffrance, souvent aux côtés de ses partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Le CICR est présent en Israël et dans les territoires occupés depuis 1967. Cela comprend le territoire palestinien occupé de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. Il dialogue régulièrement avec toutes les autorités concernées pour promouvoir le droit international humanitaire. Ses activités incluent la visite des détenus, la réunification des familles, le soutien à des projets de subsistance et l'aide à l'amélioration de l'accès à des services essentiels tels que l'eau et l'électricité. Il travaille avec la Société du Croissant-Rouge palestinien et le Magen David Adom.

«Le CICR a immédiatement offert un soutien humanitaire aux deux parties et nous travaillons pour fournir une aide aux autorités dans l'identification des personnes disparues. Nous avons également envoyé des fournitures médicales à un hôpital de Gaza.»

«Les équipes du CICR travaillent en étroite collaboration avec le Magen David Adom (MDA) et la Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) pour aider les blessés ou les malades dans le besoin. Le personnel de ces deux organisations humanitaires est devenu victime de la violence; les travailleurs de la santé doivent être protégés en permanence.» 

«Le CICR est prêt à contribuer à réunir les familles et les proches, à clarifier le sort des personnes disparues et à évacuer les blessés en coordination avec la PRCS et le MDA.»

«Il a par ailleurs communiqué avec toutes les parties pour leur rappeler leurs obligations et leurs responsabilités en vertu du droit international humanitaire. Nous sommes en communication constante avec les parties pour coordonner notre accès humanitaire et notre réponse.»


Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe

  • Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays
  • Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG)

MANAMA: Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio est jeudi à Bahreïn, poursuivant sa tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté des Etats-Unis de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l'Iran.

Mercredi au Koweït, le secrétaire d'Etat américain avait assuré que les Etats-Unis entendaient "discuter avec eux de chaque décision prise concernant" les négociations en cours avec Téhéran.

Les pays du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Ils accueillent des bases militaires américaines et ont été visés par des missiles et drones iraniens en représailles.

Avant son étape au Koweït, Marco Rubio avait assuré depuis Abou Dhabi le président émirati de l'engagement de Washington en faveur de la sécurité de son pays. Il a ensuite rallié Bahreïn pour une réunion jeudi du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

En parallèle, des discussions sur une réconciliation entre les pays du Golfe et l'Iran sont prévues en Arabie saoudite, à une date encore indéterminée, a indiqué à l'AFP un diplomate.

Trump refuse tout péage 

L'Iran et les Etats-Unis ont signé le 17 juin un protocole pour mettre fin aux hostilités, ouvrant la voie à 60 jours de négociations en vue d'un règlement durable.

Une réunion technique avec la délégation iranienne est prévue les 29 ou 30 juin en Suisse, a précisé Marco Rubio.

Mais de nombreuses divergences subsistent, comme le nucléaire ou le détroit d'Ormuz. Et les critiques se multiplient aux Etats-Unis sur les concessions accordées par Donald Trump, soucieux de mettre un terme au plus vite à cette guerre impopulaire.

La Maison Blanche a dû demander aux parlementaires américains une rallonge budgétaire de près de 88 milliards de dollars, notamment pour reconstituer ses stocks de munitions après la guerre.

Le protocole d'accord a "la valeur d'une déclaration de défaite pour l'Amérique", s'est prévalu mercredi le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Si le texte prévoit une réouverture du détroit d'Ormuz, après des mois de blocage qui ont fait flamber les cours de l'or noir, l'Iran a dit vouloir imposer des frais de service, assurant que cette voie maritime stratégique ne retrouvera pas son fonctionnement libre d'avant-guerre.

"AUCUN PEAGE, AUCUN FRAIS D'ASSURANCE ET AUCUN AUTRE FRAIS" ne sera accepté par Washington, a tonné Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Aucun pays autre que l'Iran ne soutient l'imposition de frais pour son passage, a assuré pour sa part Marc Rubio.

Pour l'heure, les cours du baril de pétrole Brent continuent leur décrue. Le Brent de la mer du Nord, référence internationale, est brièvement retombé jeudi sous son niveau d'avant-guerre. Durant le conflit, la flambée des cours du brut avaient provoqué une poussée d'inflation mondiale et des pénuries de carburant dans certains pays.

Sur le volet nucléaire, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a assuré mercredi que des inspections en Iran auraient bien lieu, sans fixer de date.

Téhéran a toujours nié vouloir se doter de la bombe atomique, mais campe sur son droit à une filière civile complète.

"Comme le phénix" 

Sur le Liban, dont l'Iran a imposé l'inclusion dans le protocole d'accord, Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé que la fin de la guerre y était "aussi importante" que la fin des hostilités dans son propre pays.

Or le Hezbollah libanais a accusé mercredi Israël d'une nouvelle "violation" du cessez-le-feu après qu'un drone israélien a fait deux morts dans le sud du pays. Deux autres personnes avaient été tuées par des tirs israéliens la veille.

L'Iran a par ailleurs accusé jeudi l'Otan, de "complicité" dans la guerre déclenchée contre lui par les Etats-Unis et Israël, reprochant notamment à l'Italie et à la Roumanie d'avoir permis à des avions américains d'utiliser leurs bases pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale", a écrit sur X le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

 


Les autorités saoudiennes consacrent 4,3 milliards de dollars à des projets urbains à La Mecque

La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
La photo montre le parking de Kudai, récemment aménagé par la Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints afin d’améliorer les services de transport destinés aux pèlerins du Hajj et aux habitants de La Mecque. (Archives/SPA)
  • Les sites concernés sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour
  • La Mecque compte environ 2,7 millions d’habitants dans la région du Hedjaz

RIYAD : La Commission royale pour la ville de La Mecque et les lieux saints a annoncé le développement de sept sites à La Mecque dans le cadre du programme de développement des quartiers.

Ces sites couvrent plus de 4,4 millions de mètres carrés et représentent un investissement de 16,3 milliards de riyals saoudiens (4,3 milliards de dollars). Ils sont situés dans les quartiers de Jarham, Al-Khalidiyah, Al-Hajlah, Al-Hindawiyah et Al-Zohour, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’annonce a été faite mercredi lors d’une cérémonie de signature des contrats d’attribution des projets, illustrant la confiance de la Commission dans l’avenir du développement urbain de La Mecque.

La Commission a indiqué que plusieurs promoteurs immobiliers et sociétés d’investissement participent à la réalisation de ces projets, notamment Maad International, AlRajhi United, ZOOD, Mohammad Abdulaziz Al-Habib and Sons Holding Co. et Jadwa Investment.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts de la Commission visant à améliorer l’environnement urbain de La Mecque, stimuler la croissance économique, renforcer la qualité de vie des habitants et promouvoir un développement durable dans la ville sainte, a ajouté la SPA.

La Mecque, située dans la région du Hedjaz et abritant plusieurs hauts lieux de l’islam, dont la Grande Mosquée, compte environ 2,7 millions d’habitants. Chaque année, près de 1,5 million de musulmans y accomplissent le pèlerinage du Hajj, tandis qu’environ 16 millions de fidèles y effectuent la Omra. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.