Deux artistes saoudiennes rendent hommage au poète légendaire Imrou’l Qays

Le festival propose des activités culturelles qui évoquent la vie du poète et ses poèmes, notamment des spectacles musicaux et une représentation théâtrale. (Photo AN/Abdelrahmane Almofreh).
Le festival propose des activités culturelles qui évoquent la vie du poète et ses poèmes, notamment des spectacles musicaux et une représentation théâtrale. (Photo AN/Abdelrahmane Almofreh).
L’atelier d’art figure parmi les nombreux ateliers du festival d’Imrou’l Qays. (Photo AN/Abdelrahmane Almofreh).
L’atelier d’art figure parmi les nombreux ateliers du festival d’Imrou’l Qays. (Photo AN/Abdelrahmane Almofreh).
En utilisant une grande variété de matériaux dans ses peintures, dont le safran, Wijdan al-Jahwri tente de dépeindre les luttes internes du célèbre poète. (Photo AN/Abdelrahmane Almofreh).
En utilisant une grande variété de matériaux dans ses peintures, dont le safran, Wijdan al-Jahwri tente de dépeindre les luttes internes du célèbre poète. (Photo AN/Abdelrahmane Almofreh).
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Publié le Mercredi 11 octobre 2023

Deux artistes saoudiennes rendent hommage au poète légendaire Imrou’l Qays

  • Wijdan al-Jahwri explique qu’elle utilise différentes couleurs pour représenter différentes périodes de la vie du poète
  • «J’ai utilisé la couleur sable pour exprimer les débuts de sa vie, son enfance et son éducation», précise-t-elle

RIYAD: Deux artistes saoudiennes ont réalisé des peintures fascinantes et proposent des ateliers qui donnent un aperçu des vers du légendaire poète préislamique Imrou’l Qays, né dans la région du Najd en 501 et décédé en Turquie en 544.

Wijdan al-Jahwri et Meznah Jiffry organisent également des ateliers au Festival d’Imrou’l Qays, lancé par le ministère saoudien de la Culture dans le cadre de l’Année de la poésie arabe 2023.

«Les peintures que je présente dans le cadre de cet atelier s’inspirent de l’un des poèmes les plus célèbres d’Imrou’l Qays dans lequel il évoque, avec beaucoup de détails, la beauté de son amante», confie Meznah Jiffry, qui fait référence à la première des sept célèbres Mu’allaqat.

«J’ai essayé de traduire la beauté de la femme qu’il décrivait à travers ma peinture. Je crois fermement que les arts visuels et la poésie sont les deux faces d’une même médaille», indique-t-elle à propos de la description faite par Imrou’l Qays de sa cousine Unaizah.

En utilisant une grande variété de matériaux dans ses peintures, dont le safran, Wijdan al-Jahwri tente de dépeindre les luttes internes du célèbre poète.

Montrant l’un de ses tableaux, elle déclare: «Je souhaitais peindre la souffrance vécue par Imrou’l Qays sous une forme carrée. Lorsque nous sommes confrontés à des problèmes, nous avons tendance à nous enfermer métaphoriquement dans une boîte carrée. Nous ne sortons pas des sentiers battus pour résoudre notre problème, mais, de manière courageuse, le poète a toujours réussi à surmonter toutes les difficultés auxquelles il a été confronté.»

«Je voulais exprimer cette partie de sa vie avec un morceau de tissu que j’ai retiré du cadre pour montrer comment il est parvenu à surmonter les obstacles qu’il a rencontrés.»

Wijdan al-Jahwri explique qu’elle utilise différentes couleurs pour représenter différentes périodes de la vie du poète.

«J’ai utilisé la couleur sable pour évoquer les débuts de sa vie, son enfance et son éducation», précise-t-elle.

Plusieurs des tableaux des deux artistes ont été réalisés lors d’un atelier, en présence des participants, qui ont été incités à faire la même chose avec différents types de peintures et de pinceaux.

Le festival propose également d’autres activités et événements culturels qui évoquent la vie du poète, notamment des spectacles musicaux et une pièce de théâtre.

Il existe une exposition virtuelle d’objets historiques rares trouvés dans un site archéologique d’Al-Faw, là où vivait le poète.

En outre, le festival organise des ateliers de calligraphie, de sculpture, d’artisanat et d’écriture poétique.

«Je suis très heureuse de découvrir les différents sites d’Arabie saoudite, y compris les aspects culturels. C’était intéressant pour moi de découvrir tous ces programmes et activités dans ce festival», déclare Yujin, une étudiante sud-coréenne de l’Université des études étrangères de Hankuk, qui suit un programme à l’Académie mondiale du roi Salmane pour la langue arabe.

Elle conclut sur ces mots: «J’ai été impressionnée par la pièce que j’ai vue sur Imrou’l Qays. Je ne connaissais pas grand-chose à la poésie de la période préislamique mais, grâce à ce festival, j’ai pu apprendre beaucoup de choses.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le 12e Festival du film saoudien reporté à juin

Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra désormais du 25 juin au 1er juillet. (Fournie)
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  • Le 12ᵉ Festival du film saoudien se tiendra du 25 juin au 1er juillet à Dhahran, avec pour thème « Cinéma du Voyage »
  • L’événement inclura des compétitions, projections, focus sur le cinéma coréen et programmes de développement pour les cinéastes

DHAHRAN : Initialement prévu du 23 au 29 avril, le 12ᵉ Festival du film saoudien se déroulera désormais du 25 juin au 1er juillet.

Organisé par l’Association du Cinéma en partenariat avec le Centre Roi Abdulaziz pour la Culture Mondiale (Ithra) et soutenu par la Commission Saoudienne du Film, le siège d’Ithra à Dhahran accueillera à nouveau l’événement.

Le festival de cette année explore le thème du « Cinéma du Voyage », présentant une sélection soignée de films arabes et internationaux — courts et longs métrages — qui mettent en avant le voyage et le mouvement comme éléments essentiels de la narration.

Comme lors des éditions précédentes mettant en lumière le cinéma non saoudien, le festival proposera un « Focus sur le Cinéma Coréen ».

À cette occasion, Ahmed Al-Mulla, fondateur et directeur du Festival du film saoudien, a déclaré : « Le festival de cette année crée une atmosphère riche en inspiration, en échanges d’idées et en apprentissages partagés. C’est une célébration de la créativité cinématographique pour tous. »

Tariq Al-Khawaji, directeur adjoint du Festival, a ajouté : « À Ithra, nous sommes fiers de notre partenariat de longue date avec l’Association du Cinéma. Cela a permis la croissance et la diversité thématique du festival année après année, ce que nous voyons clairement dans la manière dont nous soutenons les cinéastes et créons des opportunités d’engagement avec le cinéma mondial. »

Depuis son lancement en 2008, le Festival du film saoudien est un moteur clé du cinéma saoudien et du Golfe et constitue le plus ancien festival de cinéma du Royaume. Après plusieurs interruptions, il est désormais devenu un événement annuel.

Le festival réunit des compétitions de films de fiction et documentaires, des programmes de développement professionnel, un marché de production et des concours de projets. Et, bien sûr, de nombreuses projections sur les écrans d’Ithra, avec de nombreuses stars foulant le tapis rouge et des producteurs de films en quête de talents. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Liban: 39 sites culturels placés sous protection renforcée de l'Unesco en raison de la guerre

Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
Un homme inspecte les destructions sur le site d'une frappe aérienne israélienne ayant visé Baalbek, dans la vallée de la Bekaa à l'est du Liban, avec le temple romain de la cité antique en arrière-plan, le 7 novembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le Hezbollah. (AFP)
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  • L’UNESCO place 39 sites culturels au Liban sous protection renforcée face aux risques liés au conflit
  • Des sites majeurs comme Baalbeck, Tyr et Byblos bénéficieront d’un soutien technique et financier

PARIS: L'Unesco a placé mercredi sous protection renforcée 39 sites culturels au Liban par crainte de dégâts causés par les bombardements auxquels fait face le pays après un mois de guerre.

"Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires", écrit l'Unesco dans un communiqué.

Parmi ces biens figurent les sites archéologiques de Baalbeck et de Tyr, le musée national de Beyrouth ou encore le site de Byblos.

La convention de la Haye de 1954 oblige à préserver les biens culturels en cas de conflit armé.

Les 39 sites "recevront une assistance technique et financière de l'Unesco pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d'anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone", détaille l'Unesco.

"La protection renforcée permet également d'envoyer un signal à l'ensemble de la communauté internationale quant à l'urgence de protéger ces sites", ajoute l'organisation qui explique avoir convoqué mercredi une "réunion extraordinaire (...) à la suite d'une demande" du Liban.

Ces sites bénéficieront également d'une "aide financière internationale de plus de 100.000 dollars américains pour les opérations d'urgence sur le terrain", ajoute l'Unesco.

Située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec Israël, Tyr, ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, a été la cible de plusieurs frappes israéliennes depuis le début de la guerre avec le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.

Encore en construction, un musée sur le site a subi quelques dommages. Mais ni la nécropole des IIe et IIIe siècles ni l'arc de triomphe monumental, les aqueducs ou encore l'hippodrome qui s'élèvent sur le site, n'ont été atteints.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, "d'autres biens dans des pays voisins" ont subi des dégâts, écrit l'Unesco, sans détails.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com