Lois électorales en Libye: l'ONU appelle les rivaux à régler leurs dissensions

Le président de la Chambre des représentants libyenne (CdR), Aguila Saleh, donne une conférence de presse aux Nations Unies à Genève, le 28 juin 2022. (Photo de DENIS BALIBOUSE / POOL / AFP)
Le président de la Chambre des représentants libyenne (CdR), Aguila Saleh, donne une conférence de presse aux Nations Unies à Genève, le 28 juin 2022. (Photo de DENIS BALIBOUSE / POOL / AFP)
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Publié le Jeudi 12 octobre 2023

Lois électorales en Libye: l'ONU appelle les rivaux à régler leurs dissensions

  • La Manul a déploré la persistance d'un «manque de confiance entre les acteurs politiques, militaires et sécuritaires» alors que ces scrutins sont «le seul moyen d'assurer un avenir meilleur» à la Libye
  • Pour l'ONU, les textes «actualisés» ne sont qu'une «base de travail pour la tenue d'élections et nécessitent l'engagement de bonne foi de toutes les parties, en particulier des principaux dirigeants»

TRIPOLI: La Mission des Nations unies en Libye (Manul) a appelé jeudi les rivaux politiques à s'entendre sur les lois électorales, objets de profonds désaccords, afin de pouvoir organiser des scrutins censés avoir lieu avant fin 2023 dans ce pays divisé.

Les élections présidentielle et législatives, initialement prévues en décembre 2021, ont été reportées sine die en raison de divergences entre camps rivaux, faisant perdurer l'instabilité politique depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

La Manul a indiqué dans un communiqué avoir effectué un "examen technique préliminaire" des textes de lois devant encadrer les deux scrutins, "reçus du président de la chambre des représentants (le Parlement, ndlr) le 5 octobre".

Les "questions controversées, qui doivent être abordées et résolues par un règlement politique, demeurent", a estimé la Manul, jugeant nécessaire "un compromis à l'échelle nationale pour conduire le pays aux élections".

La Manul a déploré la persistance d'un "manque de confiance entre les acteurs politiques, militaires et sécuritaires" alors que ces scrutins sont "le seul moyen d'assurer un avenir meilleur" à la Libye.

L'ONU a identifié quatre points de désaccord: l'obligation "d'un second tour de la présidentielle" quels que soient les résultats du premier tour; "la tenue des législatives uniquement si la présidentielle est un succès"; "la nomination d'un exécutif unifié pour organiser les élections" et la nécessité d'inclure tous les Libyens, notamment les femmes, dans le processus électoral.

Selon des analystes, ces clauses rédigées sous la houlette du président du Parlement, Aguila Saleh, paraissent destinées à favoriser son allié, l'homme fort de l'Est, le maréchal Khalifa Haftar.

Au terme d'une réunion en juin au Maroc, une commission mixte, dite 6+6, formée par le Parlement basé dans l'Est, et le Haut Conseil d'Etat, qui fait office de Sénat, basé dans l'Ouest, avait pourtant annoncé avoir trouvé un terrain d'entente sur un cadre juridique pour ces élections.

Mais après avoir effectué des modifications sur ces textes de lois, le Parlement a annoncé début octobre les avoir approuvés, sans consulter le HCE qui les a contestés.

Pour la Manul, les textes "actualisés" ne sont qu'une "base de travail pour la tenue d'élections et nécessitent l'engagement de bonne foi de toutes les parties, en particulier des principaux dirigeants".


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".