Les Etats-Unis exposent à l'ONU des épaves de drones iraniens «récupérés» en Ukraine

Cette photo fournie par le bureau des médias de l'armée iranienne le 4 octobre 2023 montre des drones fabriqués localement lors d'un exercice militaire dans un lieu tenu secret en Iran (Photo, AFP / Armée iranienne).
Cette photo fournie par le bureau des médias de l'armée iranienne le 4 octobre 2023 montre des drones fabriqués localement lors d'un exercice militaire dans un lieu tenu secret en Iran (Photo, AFP / Armée iranienne).
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Publié le Vendredi 13 octobre 2023

Les Etats-Unis exposent à l'ONU des épaves de drones iraniens «récupérés» en Ukraine

  • L'Iran, très proche de la Russie, est accusé depuis des mois par les pays occidentaux de livrer en quantité des drones à l'armée russe
  • De la Syrie à l'Ukraine, les liens militaires «florissants» entre la Russie et l'Iran inquiètent les Etats-Unis

NATIONS UNIES: Les Etats-Unis ont présenté jeudi à des Etats membres de l'ONU des épaves et des composants de drones militaires iraniens que Washington affirme avoir récupérés en Ukraine, des preuves selon le Pentagone d'une relation "approfondie" entre Téhéran et la Russie.

C'est la première fois que le Renseignement militaire du ministère de la Défense (Defense Intelligence Agency, DIA) expose à la mission américaine à l'ONU des carcasses, moteurs, composants de drones militaires fabriqués par l'Iran, parmi lesquels les "Unmanned Aerial Vehicules" (UAV) Shahed 101, Shahed 131 et Shahed 136 que Washington dit avoir "récupérés" sur le théâtre de la guerre en Ukraine.

"Ce ne sont pas des répliques, ce sont des vraies. Des armes de guerre que l'Iran a transférées à des acteurs malveillants" en violation de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le programme nucléaire iranien, a accusé l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield.

"Des responsables iraniens n'ont pas caché leur ambition d'étendre les ventes de ces drones d'attaques (...) Nous n'avons pas peur de parler de ça en public, mais nous avons besoin de votre partenariat, nous avons besoin de vos voix", a-t-elle lancé devant des dizaines d'ambassadeurs d'Etats membres de l'ONU invités à observer ces épaves.

Des responsables du DIA ont montré mercredi soir à quatre journalistes ces mêmes débris et épaves de drones militaires suicide en comparant ces appareils retrouvés en Irak en 2021 et 2022 à d'autres "presque identiques" retrouvés en Ukraine en 2022.

L'Iran, très proche de la Russie, est accusé depuis des mois par les pays occidentaux de livrer en quantité des drones, notamment explosifs, à l'armée russe pour l'aider dans sa guerre en Ukraine, ce que Téhéran dément.

Liens «florissants»

De la Syrie à l'Ukraine, les liens militaires "florissants" entre la Russie et l'Iran inquiètent les Etats-Unis, avait dit fin septembre à Abou Dhabi un responsable militaire américain, le général Alexus Grynkewich.

"L'approfondissement de la relation russo-iranienne est très inquiétante", a déclaré à New York un analyste de la DIA accusant l'Iran de "mentir" à propos de la fourniture de drones pour "la guerre russe" en Ukraine.

Comme elle l'avait déjà fait publiquement en août à Washington, la DIA a exposé cette fois devant une centaine de pays une carcasse de "Shahed 131 utilisé en Ukraine à l'automne 2022 à coté d'un Shahed 131 retrouvé en Irak en 2021".

"Les systèmes sont de même taille, ont la même forme et ont été construits avec des matériaux et des composants similaires", selon la DIA.

Autre preuve selon le Pentagone que les deux UAV sont iraniens : leur "structure en nid d'abeille" ou "structure alvéolée" qui, selon un autre analyste du Renseignement militaire, est "quasiment de manière certaine" la marque de fabrique de Téhéran.

Les Etats-Unis ont aussi accueilli dans leur mission onusienne leur allié britannique, dont des responsables ont présenté devant la presse des missiles et composants portant des marques et numéros de série iraniens.

D'après Londres, il s'agit d'armements iraniens saisis dans le Golfe d'Oman et qui étaient destinés aux rebelles Houthis au Yémen.

"Vous avez dans cette pièce une capacité militaire conventionnelle emblématique de l'Iran" qui "reste une menace déstabilisatrice" au Moyen-Orient et en Ukraine, a conclu un responsable de la DIA.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.