La Pologne à l'approche de législatives cruciales et serrées

Le candidat du parti ultranationaliste polonais (Konfederacja), Slawomir Mentzen, s'adresse à ses partisans lors d'un rassemblement préélectoral à Lublin, en Pologne, le 6 octobre 2023. (AFP)
Le candidat du parti ultranationaliste polonais (Konfederacja), Slawomir Mentzen, s'adresse à ses partisans lors d'un rassemblement préélectoral à Lublin, en Pologne, le 6 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Vendredi 13 octobre 2023

La Pologne à l'approche de législatives cruciales et serrées

  • Si tous les sondages placent le parti populiste-nationaliste au pouvoir, Droit et Justice (PiS), en première position, il semble impossible qu'il obtienne une majorité absolue
  • Le partenaire le plus probable du PiS serait alors la Confédération qui a appelé à en finir avec l'aide à l'Ukraine

VARSOVIE: Les populistes-nationalistes resteront-ils au pouvoir ? La Pologne se prépare à des élections serrées dimanche, considérées comme cruciales pour l'avenir du pays et dont l'issue, selon les sondages, dépendra des résultats des petits partis, nécessaires pour former une coalition.

Si tous les sondages placent le parti populiste-nationaliste au pouvoir, Droit et Justice (PiS), en première position, il semble impossible qu'il obtienne une majorité absolue.

Selon un sondage réalisé les 9 et 10 octobre par la fondation Ibris, le PiS obtiendrait 33,5% des voix, devant la Coalition civique (centre) 28%, la Troisième voie (chrétien-démocrate) 10,9%, la Gauche 10,1% et la Confédération (extrême droite) 9,2%.

Le partenaire le plus probable du PiS serait alors la Confédération qui a appelé à en finir avec l'aide à l'Ukraine.

Selon cette hypothèse, le PiS et la Confédération obtiendraient ensemble une courte majorité au sein du parlement polonais, qui compte 460 sièges.

Toutefois, un autre sondage réalisé cette semaine par la même organisation montre que les deux partis n'atteignent pas la majorité requise.

En revanche, la Coalition civique, dirigée par l'ancien chef du Conseil européen et ex-Premier ministre Donald Tusk, pourrait être en mesure de former une majorité avec deux autres petits partis: la Troisième voie et la Gauche.

"Le PiS ne formera pas le prochain gouvernement en Pologne", estime Wojciech Przybylski, analyste politique du groupe Visegrad Insight, soulignant qu'une alliance PiS-Confédération semble peu probable.

Selon lui, "l'opposition a désormais plus de chances pour former un prochain gouvernement de coalition".

Ces pommes de discorde entre Varsovie et Bruxelles

La Pologne, membre de l'Union européenne depuis 2004, est souvent accusée d'y jouer les trouble-fête depuis l'arrivée au pouvoir en 2015 de la droite populiste nationaliste qui brigue son troisième mandat successif aux élections législatives de dimanche.

Voici les principaux différends apparus dans les relations récentes entre Varsovie et Bruxelles:

Président du Conseil européen

Début 2017, le gouvernement de Varsovie tente de barrer au Polonais Donald Tusk, aujourd'hui à la tête de l'opposition centriste dans son pays, la route vers un second mandat au poste du président du Conseil européen. Honni par le PiS, l'ancien Premier ministre peut continuer sa mission grâce au soutien de 27 pays face à la voix isolée du pouvoir nationaliste polonais.

L'Etat de droit

L'UE est engagée dans un bras de fer depuis plusieurs années avec le gouvernement polonais à propos de ses réformes judiciaires, accusées de saper l'indépendance des juges.

La Pologne est visée par les procédures de l'article 7 du Traité de l'UE, le mécanisme européen le plus puissant, pouvant conduire jusqu'à la suspension du droit de vote au Conseil européen.

Le pays se voit toujours bloquer l'accès aux plus de 35 milliards d'euros prévus pour lui dans le Plan de relance européen, et à d'autres fonds UE, tout en payant de grosses amendes pour non respect de décisions de la justice européenne.

Primauté des lois nationales 

En juillet 2021, sous l'influence du parti au pouvoir, le Tribunal constitutionnel polonais déclare non conformes à la Constitution les décisions de la Cour de Justice de l'UE (CJUE) à propos des réformes judiciaires polonaises.

Les tensions montent encore quatre mois plus tard, quand le même tribunal, saisi par le Premier ministre Mateusz Morawiecki, conteste la suprématie du droit européen en jugeant certains articles des traités de l'UE "incompatibles" avec la Loi fondamentale polonaise.

A la suite des arrêts contestant la primauté du droit européen, la Commission européenne saisit en 2023 la justice de l'UE contre Varsovie.

Politiques climatiques de l'UE 

En août dernier, la Pologne porte plainte devant la CJUE contre les politiques climatiques approuvées par l'UE. Selon Varsovie ces politiques n’ont pas été correctement évaluées, ont outrepassé les compétences de Bruxelles et menacent l’économie et la sécurité énergétique de la Pologne.

Les 27 ont adopté à la majorité des voix une série de législations sur le climat visant à réduire d'ici 2030 leurs émissions nettes de gaz à effet de serre à 55% par rapport aux niveaux de 1990, et à aider les pays de l'Union à se conformer à l’Accord de Paris sur le changement climatique.

La mine de Turow

Prague saisit en 2021 la justice européenne contre son voisin pour le détournement d'eau engendré par l'énorme mine de charbon à ciel ouvert de Turow en Pologne et pour le non-respect des règles sur le climat. La Pologne est sommée de fermer le site.

Arguant de sa sécurité énergétique dépendante du charbon, la Pologne refuse de se plier aux décisions de la justice européenne et maintient le fonctionnement du site mais cherche finalement un accord avec Prague, déboursant des millions d'euros contre le retrait de la plainte.

La forêt de Bialowieza

En 2018, la Pologne est condamnée par la CJUE pour avoir enfreint, avec des abattages massifs d'arbres, la législation sur la protection de l'environnement.

Selon la CJUE ces opérations ont conduit à la disparition d'une partie de la grande forêt naturelle de Bialowieza (nord-est), un site protégé, classé par l'Unesco au programme Natura 2000.

Varsovie argue de la prolifération exceptionnelle de coléoptères xylophages, rongeurs de bois, mais arrête ces abattages aussitôt.

Migrations 

La Pologne, comme la Hongrie, s'oppose aux règles de la solidarité européenne face aux demandeurs d'asile dans l'UE, notamment au système de quotas de réfugiés prévus lors de la crise des années 2015-2016.

Les deux pays tentent en vain, en 2023, de bloquer un compromis sur une nouvelle politique migratoire européenne.

Rhétorique anti-migrants 

Les partisans du PiS affirment que leur victoire permettra au parti de concrétiser sa vision d'une Pologne puissante et souveraine, fondée sur des valeurs traditionnelles.

"Il n'y a rien de mieux en vue", dit Eugeniusz Krzyszton, un petit agriculteur de 71 ans vivant à Godziszow, un village qui a voté à 89% pour le PiS lors des dernières élections de 2019.

Interrogé sur les problèmes économiques que la Pologne a connus ces dernières années, il répond que "le gouvernement a fait de son mieux".

La campagne a été très polarisée, marquée par une série d'attaques personnelles contre Donald Tusk, orchestrée par le parti au pouvoir qui l'a accusé d'agir dans l'intérêt de Berlin, Moscou et Bruxelles.

Le PiS a intensifié sa rhétorique anti-migrants: le Premier ministre Mateusz Morawiecki a déclaré jeudi que les familles polonaises devraient être protégées contre ces immigrés illégaux "qui n'ont aucun respect pour notre culture".

Selon l'opposition, une victoire du PiS entraînerait des tensions croissantes avec l'Union européenne. L'opposition accuse le gouvernement de préparer un "Polexit", c'est-à-dire la sortie de l'UE.

De nombreux partisans de l'opposition et des organisations non gouvernementales avertissent qu'un troisième mandat des nationalistes affaiblirait davantage les libertés démocratiques, telles que l'Etat de droit et les droits des médias.

"Il est grand temps de revenir à la normale, à l'Etat de droit, à la liberté de choix et d'expression", souligne Monika Pieleszynska, une employée de bureau de 43 ans, lors d'un grand rassemblement de l'opposition ce mois-ci.

Dates clés de l'histoire post-communiste de la Pologne

Voici quelques dates clés de l'Histoire récente de la Pologne :

1989 : Chute du communisme

La Pologne fut dirigée par le Parti communiste de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'en 1989.

Après des négociations dites de la Table ronde entre le régime du général Wojciech Jaruzelski et l'opposition dirigée par l'icône de la lutte anticommuniste Lech Walesa, les Polonais ont voté le 4 juin 1989 lors d'élections législatives partiellement libres, une première derrière le rideau de fer.

Ces élections ont conduit à un changement non violent de régime et à des réformes démocratiques.

1999 : Adhésion à l'Otan 

En 1999, la Pologne rejoint l'Alliance atlantique, tout comme la République tchèque et la Hongrie. Depuis, elle est protégée par les engagements de l'Otan en matière de défense collective, inscrits à l'article 5 de son traité fondateur.

2004 : Adhésion à l'UE 

La Pologne a rejoint l'Union européenne en 2004, dans le cadre du plus grand mouvement d'élargissement de l'histoire de cette organisation.

À la suite de l'adhésion, des millions de travailleurs polonais ont bénéficié de la liberté de circulation et ont émigré vers d'autres pays de l'UE, créant d'importantes diasporas en Allemagne, aux Pays-Bas, en Irlande et en Grande-Bretagne.

La Pologne n'a pas adopté la monnaie commune de l'Union européenne, l'euro. Elle est sortie relativement indemne de la crise financière mondiale de 2008 et a été le seul Etat membre de l'UE à éviter la récession.

2005 : Premier gouvernement du PiS 

En 2005, le conservateur catholique Jaroslaw Kaczynski, cofondateur et chef du parti Droit et Justice (PiS), remporte les élections législatives.

Peu après, son frère jumeau Lech est élu président.

Le PiS n'est resté au pouvoir que deux ans, la Plateforme civique, un parti libéral et centriste, prenant le relais en 2007 et gouvernant jusqu'en 2015.

2010 : Accident d'avion à Smolensk 

En 2010, un avion transportant le président polonais Lech Kaczynski s'est écrasé dans la forêt près de Smolensk en Russie, tuant les 96 personnes à bord.

La délégation officielle se rendait aux cérémonies commémorant l'assassinat de milliers de Polonais par la police secrète soviétique à Katyn, en 1940.

L'accident a suscité une vive controverse et un débat national, Jaroslaw Kaczynski le qualifiant de "crime de Poutine" et d'"attentat de Smolensk".

La Russie a catégoriquement rejeté toute responsabilité de l'accident, rejetant la faute sur la Pologne.

2015 : Droit et Justice de retour au pouvoir 

En 2015, le PiS a repris le pouvoir en remportant les élections législatives et présidentielles. Depuis, il s'est souvent heurté à l'UE, notamment sur la question de l'Etat de droit et de l'immigration.

Au plus fort de la crise migratoire en Europe, le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, a marqué des points auprès de l'électorat avec sa rhétorique anti-immigration, notamment en mettant en garde contre les maladies et "toutes sortes de parasites" que les migrants pourraient apporter.

Le gouvernement PiS a refusé de participer à un plan de relocalisation des migrants et d'accueillir une part de demandeurs d'asile arrivés en Grèce et en l'Italie, dans le cadre d'un système européen de quotas.

2022 : Allié de l'Ukraine 

En février 2022, lorsque la Russie a lancé son invasion à grande échelle de l'Ukraine, la Pologne a servi de refuge pour des centaines de milliers de réfugiés fuyant le pays.

Plus de 974.000 réfugiés ukrainiens résident en Pologne.

Varsovie est aussi devenue l'un des plus fidèles alliés de Kiev en termes d'aide militaire.

Elle a souvent appelé les pays de l'Otan à fournir des équipements militaires modernes à l'Ukraine, lui offrant ses propres chars Leopard 2 ainsi que ses chars et ses avions de combat datant de l'ère soviétique.

Avant les élections de dimanche, les relations entre les deux pays se sont détériorées, le PiS imposant un embargo sur les importations des céréales ukrainiennes, Kiev portant l'affaire devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Liens détériorés avec l'Ukraine 

Dorota Dakowska, professeure de science politique à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, estime qu'il s'agira de "l'élection la plus importante" depuis le premier vote de la période post-communiste en 1989.

"Ce qui est en jeu, c'est l'avenir de la démocratie en Pologne et l'avenir de la Pologne en tant que démocratie et Etat de droit", déclare-t-elle.

Kiev aussi observe la situation avec circonspection, car un gouvernement polonais où la Confédération aurait son mot à dire risquerait de détourner Varsovie de sa voie pro-ukrainienne.

La Pologne a compté parmi les principaux soutiens de l'Ukraine au sein de l'UE et de l'Otan, et a accueilli un million de réfugiés ukrainiens, mais la lassitude grandit chez nombre de Polonais.

Le gouvernement s'est brouillé récemment avec l'Ukraine au sujet de l'interdiction d'importations de céréales, arguant de la nécessité de protéger les agriculteurs polonais.

Selon Marcin Zaborowski, expert au sein du groupe de réflexion Globsec, le parti au pouvoir avait adopté une position plus froide à l'égard de l'Ukraine dans le but d'obtenir des votes nationalistes.

"Après les élections, il risque d'être trop tard pour revenir sur cette position, car le mal aura été fait", prévient-il.


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.