Algérie/incendies: Procès en appel d'une centaine de personnes accusées de lynchage

Les interpellations avaient eu lieu dans plusieurs régions du pays et certaines personnes impliquées dans le lynchage avaient été livrées à la police par leur propre famille (Photo, Instagram).
Les interpellations avaient eu lieu dans plusieurs régions du pays et certaines personnes impliquées dans le lynchage avaient été livrées à la police par leur propre famille (Photo, Instagram).
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Publié le Lundi 16 octobre 2023

Algérie/incendies: Procès en appel d'une centaine de personnes accusées de lynchage

  • M. Bensmaïl, avait été roué de coups puis brûlé vif, tandis que des jeunes prenaient des selfies devant son cadavre
  • A l'époque, les faits avaient soulevé une vague d'indignation dans toute l'Algérie

ALGER: Le procès en appel de 102 personnes accusées d'avoir lynché à mort, Djamel Bensmaïl, un jeune artiste peintre venu aider à éteindre des incendies meurtriers en Kabylie pendant l'été 2021 et pris à tort pour un pyromane, s'est ouvert dimanche à Alger, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous espérons que ce procès sera juste pour l'ensemble des parties. Nous avons confiance dans la justice algérienne pour qu'elle soit équitable à l'égard de tous les accusés", a déclaré à l'AFP Me Abderrahmane Salhi, l'un des avocats de la défense.

Ce procès qui devrait durer plusieurs jours "va permettre aux juges (de la Cour d'appel) d'étudier à nouveau le dossier et d'écouter toutes les déclarations", a indiqué également à l'AFP, Me Brahna Fakhredine, l'un des avocats de la partie civile.

En première instance, 94 personnes avaient été condamnées en novembre 2022 par le tribunal de Dar El Beida, près d'Alger dont 49 à la peine capitale, commuée en prison à vie. Un moratoire sur l'application de la peine de mort est en vigueur depuis 1993.

Un total de 28 autres personnes avaient été condamnées à des peines allant de 2 à 10 ans de prison ferme tandis que 7 avaient été acquittées.

Vague d’indignation 

Les accusés sont poursuivis pour "homicide volontaire avec préméditation, délit d'agression portant atteinte à l'intégrité territoriale et complot".

Ils sont également accusés d'"actes terroristes et subversifs attentatoires à la sécurité de l'Etat, à l'unité nationale et à la stabilité des institutions ainsi qu'à leur fonctionnement normal, en semant la terreur au sein de la population et en créant un climat d'insécurité par l'agression morale et physique contre les personnes, mettant leurs vies et leurs biens en danger".

En moins d'une semaine en août 2021, des incendies avaient fait au moins 90 morts en Kabylie et ravagé des milliers d'hectares.

Après avoir entendu qu'on le soupçonnait d'avoir déclenché un feu, Djamel Bensmaïl, venu aider les villageois à éteindre les flammes, s'était présenté volontairement à la police pour fournir des explications à sa présence.

Des images relayées par les réseaux sociaux avaient montré la foule entourant le fourgon de police et extirpant le jeune homme du véhicule après l'avoir frappé.

M. Bensmaïl, âgé de 38 ans, avait été roué de coups puis brûlé vif, tandis que des jeunes prenaient des selfies devant son cadavre.

A l'époque des faits, qui avaient soulevé une vague d'indignation dans tout le pays, les images du lynchage devenues virales étaient commentées notamment via le mot-dièse #JusticePourDjamelBenIsmail.

Les auteurs des selfies avaient tenté d'effacer leurs traces mais des internautes de tout le pays ont compilé des vidéos et effectué des captures d'écran pour que le crime, qui avait marqué les esprits par son horreur, ne reste pas impuni.

Les interpellations avaient eu lieu dans plusieurs régions du pays et certaines personnes impliquées dans le lynchage avaient été livrées à la police par leur propre famille.


Le roi Salmane effectue des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite est actuellement en train de passer des examens médicaux à l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté vendredi l’Agence de presse saoudienne.

Aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant la nature de la visite du souverain ni les détails de son état de santé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite annonce un nouveau soutien financier au gouvernement yéménite

Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
Cette photo montre une vue du fort de l'île de Sirah en direction de l'ancien port maritime d'Aden, dans le sud du Yémen. (AFP/File)
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  • Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi
  • Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires

RIYAD: L'ambassadeur saoudien au Yémen et superviseur du programme saoudien pour le développement et la reconstruction du Yémen, Mohammed Al-Jaber, a annoncé que le Royaume, sous les directives de ses dirigeants, a fourni un nouveau soutien au budget du gouvernement yéménite, visant à payer les salaires des employés de l'État dans tous les secteurs.

Dans un post sur X, Al-Jaber a déclaré que ce soutien complète un ensemble de projets et d'initiatives de développement, d'un montant de 1,9 milliard de SR, annoncés mercredi. Ce paquet comprend la fourniture des dérivés du pétrole nécessaires au fonctionnement des centrales électriques, ce qui contribuera à améliorer le niveau de vie des habitants du Yémen et à alléger leur fardeau quotidien.

Le poste d'Al-Jaber a souligné, en particulier, que tous les salaires des forces militaires et de sécurité liées au comité militaire supérieur lié à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite seront payés à partir de dimanche.

Ce message est probablement lié à plusieurs informations médiatiques qui ont suggéré que l'ancien chef du Conseil de transition du Sud (STC), Aidaroos Al Zubaidi, qui a fui le Yémen, profitait du personnel militaire et retenait les salaires en guise de moyen de pression. M. Al-Zubaidi est recherché par le gouvernement yéménite pour haute trahison et corruption.

L'ambassadeur a souligné que ces mesures s'inscrivaient dans le cadre du soutien aux efforts déployés par le gouvernement yéménite pour mettre en œuvre le programme de réforme économique, qui vise à assurer la stabilité financière et économique et à renforcer la capacité de l'État à s'acquitter de ses obligations fondamentales.


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.