Les aéroports français perturbés par de multiples alertes à la bombe, 130 vols annulés

Plusieurs aéroports ont fait l'objet d'évacuation mercredi matin en France après des "menaces d'attentats" reçues par mail, a indiqué une source policière (Photo, AFP).
Plusieurs aéroports ont fait l'objet d'évacuation mercredi matin en France après des "menaces d'attentats" reçues par mail, a indiqué une source policière (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 19 octobre 2023

Les aéroports français perturbés par de multiples alertes à la bombe, 130 vols annulés

  • Après le musée du Louvre et le château de Versailles, ce dernier encore évacué mercredi, les alertes à la bombe se multiplient quelques jours après les attaques qui ont coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard à Arras
  • A 21H00, plus aucun aéroport n'était complètement arrêté, selon l'organisme de surveillance du trafic aérien Eurocontrol

PARIS: La plupart des grands aéroports français, à l'exception des deux parisiens, ont été temporairement évacués mercredi après avoir été la cible de menaces, conduisant à l'annulation de 130 vols et à d'innombrables retards, selon le ministre des Transports.

Les alertes à la bombe se multiplient quelques jours après les attaques qui ont coûté la vie à l'enseignant Dominique Bernard à Arras (Pas-de-Calais) et à deux Suédois à Bruxelles, le château de Versailles ayant par exemple dû être évacué trois fois depuis samedi.

Les aéroports français ont été particulièrement visés mercredi.

"17 aéroports menacés. 15 aéroports évacués. 130 vols annulés. De très nombreux retards", a écrit Clément Beaune sur X (ex-Twitter) dans la soirée.

"Ces fausses alertes ne sont pas des mauvaises blagues. Elles sont des délits. Elles seront sanctionnées", a-t-il ajouté en précisant qu'une plainte avait été déposée pour chaque menace.

Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a aussi averti mercredi que "les petits guignols" auteurs de fausses alertes, notamment à la bombe, seraient "retrouvés" et "punis".

A 21H00, plus aucun aéroport n'était complètement arrêté, selon l'organisme de surveillance du trafic aérien Eurocontrol.

Mais des évacuations de plus ou moins grande ampleur ont perturbé dans la journée les aéroports de Beauvais, Biarritz, Bordeaux, Brest, Carcassonne, Lille, Lyon (Bron), Nantes, Nice, Pau, Rennes, Strasbourg, Tarbes-Lourdes et Toulouse, selon des informations recueillies par les bureaux de l'AFP.

Le trafic a été un temps complètement interrompu au moins à Toulouse, Beauvais, Bordeaux et Pau.

Les deux aéroports parisiens, Orly et Charles-de-Gaulle, n'ont en revanche pas été touchés.

L'activité a généralement repris après l'intervention d'équipes de démineurs.

"Les alertes ont été levées", avait déjà confirmé, vers 18H30, le ministre des Transports sur X avant de remercier les "équipes mobilisées et (les) passagers qui ont fait preuve d’un grand calme".

Mails de menace
A l'aéroport de Nantes, Joseph Lépinay, 69 ans, est resté bloqué plusieurs heures.

"On était prêts à embarquer pour aller à Majorque et puis on nous a dit : +Il faut sortir, il y a un colis abandonné+. On est allés au premier abri, comme il pleut, et puis on nous a encore repoussés. Puis plus de nouvelle", a-t-il raconté.

Les aéroports de Lille, Lyon (Bron), Nantes, Nice, Toulouse, Beauvais ont reçu des menaces par courriel, selon une source policière.

La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a indiqué que des "faits similaires" avaient eu lieu à Pau et Biarritz. Une porte-parole de l'aéroport de Strasbourg a aussi fait part de la réception d'"un mail malveillant", tandis que le directeur général de l'aéroport de Carcassonne, Cyril Dall'Ava, a évoqué un mail de menace.

L'aéroport de Rennes a aussi été "la cible d'alerte à la bombe en milieu de journée", qui a conduit à son évacuation, tandis que l'aéroport de Brest qui, comme une quinzaine d'établissements des environs, a reçu un courriel de menace à des adresses génériques, a été évacué en raison de la présence d'un colis suspect, ont indiqué leur préfecture respective.

Selon la préfecture des Hautes-Pyrénées, l'aéroport de Tarbes-Lourdes n'a pas reçu de menace directe mais était en copie cachée d'un mail adressé à un autre aéroport et a donc été évacué par précaution.

Les perturbations ont été plus ou moins marquées. Selon le tableau de bord en ligne de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), les retards étaient pour la plupart résorbés vers 21H30.

Mais la DGAC avait, plus tôt dans la journée, fait part de retards s'étirant parfois sur plusieurs heures, notamment à Toulouse, Lille, Beauvais ou Bordeaux.

A Bordeaux, l'aéroport a repris progressivement son activité vers 17H00 tandis qu'à Biarritz et à Pau, la réouverture avait eu lieu dès le début d'après-midi.

A Nice, selon la communication de l'aéroport, il "y a eu juste une alerte au colis suspect, quelque chose de fréquent, qui a nécessité la mise en place d'un périmètre de sécurité".

 


Macron dans un lycée en Lozère mardi pour la rentrée scolaire

Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron signe une banderole réalisée par des élèves d’une école locale à son départ, après avoir présidé le Conseil des ministres hebdomadaire, dans la ville de Montluçon, dans le centre de la France, le 22 avril 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra mardi au lycée Chaptal de Mende pour échanger sur la généralisation de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées dès la rentrée
  • Il visitera ensuite la faculté d’éducation de l’université de Montpellier à Mende pour présenter la réforme de la formation des enseignants, destinée notamment à renforcer le recrutement

PARIS : Emmanuel Macron se rendra au lycée Chaptal de Mende (Lozère) mardi, où il échangera avec élèves et enseignants sur l'interdiction du téléphone portable dans les lycées, pour la dernière rentrée scolaire de son double quinquennat, a annoncé vendredi l'Elysée.

"Dans la suite de son engagement pour renforcer la protection des mineurs face aux expositions permanentes aux écrans, le chef de l'Etat échangera avec les élèves et les enseignants sur la généralisation de l'interdiction des téléphones portables au lycée, dans la continuité de ce qui est mis en place au collège depuis 2018", a précisé la présidence.

Déjà en vigueur de la maternelle au collège, l'interdiction du téléphone portable sera étendue aux lycées dès la rentrée par la loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux.

Emmanuel Macron a promulgué ce texte mardi alors que le Conseil constitutionnel a censuré sa mesure phare interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Il se rendra ensuite à la faculté d'éducation de l'université de Montpellier sur le site de Mende à l'occasion de la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des enseignants, "grand engagement du second quinquennat" selon l'Elysée.

Pour répondre à la crise du recrutement, le ministère de l'Education nationale a réformé le système de concours afin notamment d'élargir le vivier de candidats.

Le concours a été avancé cette année à la fin de la licence (bac+3). Jusqu'à l'an dernier, les aspirants professeurs, dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) comme dans le second degré (collèges et lycées) ne pouvaient passer le concours qu'après un master (bac+5).

Le manque d'enseignants, avec un nombre conséquent de postes non pourvus depuis plusieurs années, est une problématique de longue date dans l'Education nationale. En 2025, plus de 2.600 postes étaient restés vacants, selon des données compilées par l'AFP.

Cette réforme "permet de préparer plus tôt et plus progressivement les futurs enseignants à leur métier, grâce à des programmes rénovés, une formation renforcée et mieux répartie sur le territoire", estime la présidence.

"Elle doit renforcer durablement l'attractivité du métier et élargir le vivier de candidats qui seront rémunérés pendants leurs années de master", ajoute-t-elle.

Le chef de l’Etat échangera avec des étudiants se préparant au professorat des écoles, dont notamment les premiers lauréats du nouveau concours.


Mélenchon aux patrons: "si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession"

Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
Jean-Luc Mélenchon participe à un débat réunissant sept candidats à la présidentielle de 2027, lors de La REF 2026 du Medef, sur le court Philippe-Chatrier à Roland-Garros, à Paris, le 27 août 2026. (AFP)
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  • Jean-Luc Mélenchon appelle les chefs d’entreprise à augmenter les salaires pour éviter une récession en France
  • Lors du débat du Medef, les principaux candidats ont exposé leurs visions économiques, de la réduction de la bureaucratie à la relance sociale et écologique

PARIS: Jean-Luc Mélenchon a exhorté jeudi les chefs d'entreprise à "augmenter les salaires" pour éviter à la France de "tomber en récession", en ouverture du premier débat entre les principaux candidats à la présidentielle, organisé par le Medef.

"Je vous mets en alerte: le budget Lecornu, plus l'inflation alimentaire, si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession", a lancé le candidat de La France insoumise lors de ce débat à Roland-Garros, diffusé par LCI.

Les sept candidats les mieux placés dans les sondages se sont exprimés à tour de rôle sur le court central.

Actuelle favorite selon les intentions de vote à moins de huit mois du premier tour du 18 avril, Marine Le Pen a estimé qu'il y avait "un consensus général sur la gravité de la situation" économique du pays.

"Moi j'appelle à l'union de l'ensemble des acteurs, à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer le redressement, j'oserai même, même en présence de Monsieur Attal, la renaissance de la France", a dit la candidate du Rassemblement national.

Gabriel Attal, candidat du parti présidentiel Renaissance, conteste en justice l'utilisation de ce terme par la quadruple candidate à l'Elysée dans son slogan de campagne.

Ce dernier, qui se dispute avec Edouard Philippe la place de candidat du bloc central, a lui épinglé dans son introduction les insoumis, invitant Jean-Luc Mélenchon à "présenter des excuses pour les propos de (l'eurodéputée) Manon Aubry qui a qualifié les entrepreneurs français de nuisibles et de parasites".

Son concurrent Edouard Philippe, candidat du parti Horizons, souvent accusé de promettre du "sang et des larmes", s'est dit "convaincu qu'on ne gagne pas une élection, mais surtout qu'on ne sort pas un pays de l'ornière en se contentant de dire ce qui ne va pas et en disant que ça va être dur".

Il s'en est pris, lui aussi, à la proposition des insoumis d'annuler une partie de la dette publique française, car selon lui, "brûler la dette" mettra la France en "interdit bancaire".

"Moi je ne veux pas pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attractions pour tycoons américains, oligarques russes, dignitaires du Parti communiste chinois ou émirs du Golfe", a martelé pour sa part le social-démocrate Raphaël Glucksmann, proposant son "nouveau contrat patriotique".

A droite, Bruno Retailleau, candidat du parti Les Républicains, a promis de s'attaquer à "l'État bureaucratique", "vorace", "paperasse", qualifié de "premier problème", et qui "asphyxie les forces vives" selon lui.

L'écologiste Marine Tondelier a assuré les patrons que, comme eux, "les Ecologistes aussi veulent la liberté", car "l'écologie est la condition de la liberté".


Un soldat de la Légion étrangère française enlevé en Colombie

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'École militaire José María Córdova, à Bogota, le 26 août 2026. (AFP)
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  • Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source
  • José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio

BOGOTA: Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi.

José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.

Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document.

Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.

José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.

Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie.

Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.

Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.

Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.