En Egypte, le chef de l'ONU appelle depuis Rafah au «passage rapide» de l'aide vers Gaza

Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (au centre), donne une conférence de presse du côté égyptien du point de passage de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza, le 20 octobre 2023. (Photo Ali Moustafa AFP)
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres (au centre), donne une conférence de presse du côté égyptien du point de passage de Rafah, à la frontière avec la bande de Gaza, le 20 octobre 2023. (Photo Ali Moustafa AFP)
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Publié le Vendredi 20 octobre 2023

En Egypte, le chef de l'ONU appelle depuis Rafah au «passage rapide» de l'aide vers Gaza

  • «Nous échangeons activement avec l'Egypte, Israël et les Etats-Unis, afin de nous assurer que les camions (d'aide) puissent traverser le plus rapidement possible», a déclaré M. Guterres lors d'une conférence de presse à Rafah
  • Auparavant, le président américain, Joe Biden, avait affirmé avoir obtenu du président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, la garantie de «laisser jusqu'à 20 camions traverser», un nombre totalement insuffisant selon l'ONU

RAFAH, Egypte : Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé vendredi depuis le point de passage de Rafah en Egypte, l'unique ouverture sur Gaza qui ne soit pas aux mains d'Israël, au «passage rapide» de l'aide humanitaire vers le territoire palestinien assiégé.

«Nous échangeons activement avec l'Egypte, Israël et les Etats-Unis, afin de nous assurer que les camions (d'aide) puissent traverser le plus rapidement possible», a déclaré M. Guterres lors d'une conférence de presse à Rafah.

Israël refuse catégoriquement d'ouvrir ses passages frontaliers avec Gaza. Mais les Etats-Unis sont parvenus à convaincre le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, de donner son feu vert à l'envoi d'aide depuis l'Egypte, via le passage de Rafah. Vendredi, le chef de l'ONU a évoqué «des vérifications qui doivent être efficaces tout en étant rapides».

Israël a précisé qu'il s'assurerait que l'aide ne parvienne pas au Hamas mais seulement aux «civils» du «sud de la bande de Gaza».

Martin Griffiths, chargé des situations humanitaires d'urgence à l'ONU, a lui déclaré vendredi que «la première cargaison était censée arriver demain (samedi) au plus tôt».

Des blocs de béton installés à la frontière près du passage de Rafah ont été enlevés par les Egyptiens dans la nuit de jeudi à vendredi, selon une source de sécurité.

Auparavant, le président américain, Joe Biden, avait affirmé avoir obtenu du président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, la garantie de «laisser jusqu'à 20 camions traverser», un nombre totalement insuffisant selon l'ONU qui estime à au moins 100 camions par jour les besoins des Gazaouis. Avant la guerre ils dépendaient déjà pour 60% d'entre eux de l'aide alimentaire internationale.

Pour le patron de l'ONU, ces chargements «sont une bouée de sauvetage, la différence entre la vie et la mort pour beaucoup de Gazaouis».

«Nous n'oeuvrons pas pour le passage d'un seul convoi mais pour qu'un nombre significatif de convois soient autorisés à passer, afin d'avoir assez de camions pour soutenir la population de Gaza», a annoncé M. Guterres.

Au 14e jour de la guerre entre Israël et le Hamas déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien au pouvoir à Gaza, l'ONU estime que les quelque 2,4 millions de Gazaouis, pour moitié des enfants, sont au bord de la «catastrophe» car Israël leur refuse tout accès à de l'eau, de l'électricité et du carburant. Quant aux réserves de nourriture, elles seront bientôt épuisées.

Si depuis des jours des avions du monde entier amènent de l'aide alimentaire ou médicale, aucun de ces chargements n'a jusqu'ici pu entrer à Gaza où le bilan des bombardements israéliens s'élève à plus de 3.700 morts incluant au moins 1.500 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas à Gaza.


L'Arabie Saoudite remporte un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes

L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
L’Arabie Saoudite entre pour la première fois au Comité exécutif de la FIJ, renforçant sa présence dans les instances médiatiques internationales. (SPA)
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  • L’Arabie Saoudite a obtenu pour la première fois un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), via l’élection d’Adhwan Al-Ahmari, président de l’Association des journalistes saoudiens
  • Cette élection, dans un contexte très compétitif (148 pays en lice pour seulement 16 sièges), reflète une reconnaissance internationale accrue de la position du Royaume dans le secteur des médias

PARIS: L'Arabie Saoudite a réalisé un nouvel exploit en remportant un siège au Comité exécutif de la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Cette étape est une première du genre dans l'histoire de la présence du Royaume au sein de cette entité médiatique internationale, grâce à l'élection du président de l'Association des journalistes saoudiens, Adhwan Al-Ahmari, en tant que représentant du Royaume au sein du Comité.

Cette victoire intervient dans un contexte de forte compétition internationale au sein de la fédération, à laquelle ont participé plus de 148 pays pour les sièges proposés. Seuls 16 pays ont réussi à remporter l'adhésion au Comité exécutif, ce qui reflète l'ampleur de la confiance internationale dont jouit l'Arabie Saoudite et sa position croissante dans le secteur des médias et de la presse.

Cette réalisation renforce la présence saoudienne dans les institutions médiatiques internationales et ouvre la voie à une plus grande participation à la prise de décision concernant la profession de journaliste à l'échelle mondiale, tout en transmettant l'expérience médiatique saoudienne sur les plateformes internationales.


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.