Mahmoud Abbas participera, avec d’autres dirigeants internationaux, au sommet du Caire pour la paix

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a confirmé sa présence au sommet du Caire pour la paix, qui a pour objectif de mettre un terme à l’escalade de la violence à Gaza et de contribuer à la mise en place d’un cessez-le-feu. (Photo, AFP)
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a confirmé sa présence au sommet du Caire pour la paix, qui a pour objectif de mettre un terme à l’escalade de la violence à Gaza et de contribuer à la mise en place d’un cessez-le-feu. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 21 octobre 2023

Mahmoud Abbas participera, avec d’autres dirigeants internationaux, au sommet du Caire pour la paix

  • Le sommet, convoqué par le président égyptien a pour objectif de mettre un terme à l’escalade de la violence à Gaza et de contribuer à la mise en place d’un cessez-le-feu
  • Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, et le prince héritier du Koweït, cheikh Mishal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, ont confirmé leur présence au Caire

LE CAIRE: Le président palestinien, Mahmoud Abbas, figure parmi les dirigeants internationaux qui participeront au sommet du Caire pour la paix samedi, a déclaré une source officielle à Reuters.

Le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, et le prince héritier du Koweït, cheikh Mishal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, ont également confirmé leur présence au Caire.

La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, le président du Conseil européen, Charles Michel, et le haut représentant de l’UE, Josep Borrell, seront présents lors de la réunion, qui portera sur la question israélo-palestinienne, selon les informations.

Mme Colonna s’est déjà rendue au Caire, à Beyrouth et en Israël la semaine dernière, Paris cherchant à réduire le risque d’une escalade dans la région.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, participeront eux aussi au sommet pour la paix, ont précisé des sources du gouvernement à Reuters.

Le président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, a également confirmé sa présence au sommet pour discuter du conflit en Israël et dans la bande de Gaza, a indiqué son bureau.

«Le président Ramaphosa est profondément préoccupé par les attaques contre les civils, les énormes pertes de vies humaines qui en résultent, les déplacements de population et la crise humanitaire qui s’est abattue sur la bande de Gaza», a déclaré la présidence sud-africaine dans un communiqué vendredi. «L’Afrique du Sud est prête à participer aux efforts mondiaux qui apporteront une paix durable au Moyen-Orient.»

Les autres participants attendus au sommet sont le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, le président chypriote, Nikos Christodoulides, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, la ministre japonaise des Affaires étrangères, Yoko Kamikawa, ainsi que le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly.

Le sommet, convoqué par le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a pour objectif de mettre un terme à l’escalade de la violence à Gaza, de contribuer à la mise en place d’un cessez-le-feu et de parvenir à une solution juste à la question palestinienne.

Israël a intensifié ses bombardements sur Gaza au cours des deux dernières semaines, faisant au moins 3 800 morts et plus de 13 000 blessés. Les appels à la paix se multiplient alors que Gaza s’apprête à recevoir une aide longtemps attendue après un accord sur l’ouverture du poste-frontière de Rafah.

– Avec agences

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.