La sécurité des JO de Paris a été discutée en réunion interministérielle

La Première ministre française Elisabeth Borne (C-R) dirige une réunion du gouvernement sur les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 à l'hôtel Matignon à Paris, le 20 octobre 2023. (AFP)
La Première ministre française Elisabeth Borne (C-R) dirige une réunion du gouvernement sur les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 à l'hôtel Matignon à Paris, le 20 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Samedi 21 octobre 2023

La sécurité des JO de Paris a été discutée en réunion interministérielle

  • La sécurité des JO, et en particulier celle de la cérémonie d'ouverture en plein air sur la Seine, suscite des craintes
  • Le nombre exact de spectateurs n'est pas encore connu: on évoquait au départ 100 000 places payantes installées sur le niveau inférieur des quais de Seine, et 500 000 gratuites en haut

PARIS: Le gouvernement s'est penché vendredi sur la sécurité des Jeux olympiques de Paris à l'occasion d'un comité interministériel à Matignon où ont notamment été passés en revue les périmètres de sécurité autour des sites olympiques de l'été 2024, a-t-on appris de sources gouvernementales.

Cette réunion était programmée avant le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, et avant l'assassinat d'un professeur de français à Arras et l'attentat à Bruxelles.

La sécurité des JO, et en particulier celle de la cérémonie d'ouverture en plein air sur la Seine, suscite des craintes.

Interrogé lundi par le quotidien L'Equipe, le patron du comité, Tony Estanguet a assuré qu'il n'y avait "pas d'alternative" à cette cérémonie inédite le long du fleuve. "Depuis le début, a-t-il ajouté, les autorités et Paris-2024 font en sorte que la sécurité soit la priorité numéro un pour le succès des Jeux."

Le nombre exact de spectateurs n'est pas encore connu: on évoquait au départ 100 000 places payantes installées sur le niveau inférieur des quais de Seine, et 500 000 gratuites en haut. Cette jauge est au centre de nombreuses discussions, voire de frictions, entre la mairie de Paris, le comité d'organisation des Jeux et la préfecture de police de la capitale.

La décision est attendue pour cet automne, accompagnée d'une estimation de l'aide nécessaire de l'armée, qui devrait compenser le nombre insuffisant d'agents de sécurité privée. Le comité d'organisation dit avoir besoin de 17 000 à 22 000 agents de sécurité privée pour les seuls sites olympiques, sachant qu'il faudra aussi sécuriser les "fans zones".

Les périmètres de sécurité autour des sites olympiques, pour certains situés en plein centre de Paris, définis par la préfecture de police, ont aussi été discutés à Matignon, a-t-on appris de sources gouvernementales vendredi. Ils sont très attendus, car outre le dispositif policier précis, en découleront les plans de circulation et les conséquences pour les riverains et les commerçants des zones concernées.

L'ancien leader de la CGT Bernard Thibault, qui siège au comité d'organisation des JO de Paris, a récemment appelé l'exécutif à "bien apprécier l'impact" économique et social pour les entreprises situées dans les périmètres de sécurité des sites olympiques. Quid des commerces et des restaurants le long du Champs de Mars ou jouxtant le Stade de France?

Lors de la réunion de vendredi, à laquelle assistaient une douzaine de ministres, dont Gérald Darmanin (Intérieur), Sébastien Lecornu (Armée), Clément Beaune (Transports) et Amélie Oudéa-Castéra (Sports et JO), ainsi que le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, ont également été abordées la continuité des services de l'Etat pendant les JO, les modalités d'accueil des délégations étrangères, la mobilité pendant les JO, et la mobilisation populaire, selon des sources gouvernementales.

Rien n'a filtré du contenu de ces discussions.


L'ex-Premier ministre Edouard Philippe soupçonné de détournement de fonds publics

L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi. (AFP)
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  • Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025
  • Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête

PARIS: L'ex-Premier ministre Edouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027 en France, fait l'objet d'une enquête menée par un juge d'instruction pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt et concussion au Havre (nord-ouest), ville dont il est maire, a-t-on appris mardi.

Une lanceuse d'alerte avait dénoncé ces faits présumés en septembre 2023 auprès du Parquet national financier (PNF) qui a ouvert une enquête et mené des perquisitions en avril 2024. Puis elle avait déposé une plainte en juin 2025 avec constitution de partie civile.

Sollicité par l'AFP, le PNF a indiqué avoir pris un réquisitoire introductif le 7 mai, procédure qui permet de saisir un juge d'instruction et de lui désigner un périmètre d'enquête.

La lanceuse d'alerte, "Judith" (prénom modifié), "se félicite de l'ouverture d'une information judiciaire sur les faits qu'elle dénonce et attend avec impatience d'être entendue par le juge d'instruction", a réagi auprès de l'AFP son avocat Jérôme Karsenti.

Les faits sont contestés depuis le début par M. Philippe, qui a été le premier chef de gouvernement d'Emmanuel Macron (2017-2020).

La maire du Havre "prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire. Il l'apprend par la presse. Et il répondra bien évidemment à toutes les questions que posera la justice", a réagi auprès de l'AFP son entourage.

Etaient également visées par la plainte Stéphanie de Bazelaire, adjointe chargée de l'innovation et du numérique, ainsi que Claire-Sophie Tasias, directrice générale des services de la communauté urbaine havraise.

La plainte consultée par l'AFP estimait que le juge d'instruction devait "apprécier si un pacte a été conclu entre M. Edouard Philippe et Mme de Bazelaire, caractérisé notamment par un soutien politique, financier et relationnel en contrepartie de la gestion de la Cité numérique", un tiers-lieu d'innovation.

Les soupçons portent sur une convention d'objectifs pluriannuelle pour l'animation de la Cité numérique du Havre, signée en juillet 2020 notamment par Edouard Philippe, président de la communauté urbaine, et Stéphanie de Bazelaire, en tant cette fois que présidente bénévole de l'association LH French Tech.

LH French Tech, créée en juillet 2020, a été désignée pour cette mission après un appel à manifestation d'intérêt lancé par la communauté urbaine en mars 2020 et dans le cadre d'un service d'intérêt économique général (SIEG).

L'association, seule candidate, devait toucher 2,154 millions d'euros de compensation de service public pour mener des projets.

Le conflit d'intérêts "semble absolument évident", a considéré à l'époque la lanceuse d'alerte, directrice générale adjointe à la communauté urbaine de septembre 2020 à avril 2023 et qui avait obtenu le statut de lanceuse d'alerte en janvier 2025.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.