Une vidéo d'étudiants koweïtiens armés en signe de soutien au Hamas crée la polémique

Des élèves de plusieurs écoles du Koweït ont manifesté leur solidarité avec la Palestine dans le cadre d'une initiative nationale. (KUNA)
Des élèves de plusieurs écoles du Koweït ont manifesté leur solidarité avec la Palestine dans le cadre d'une initiative nationale. (KUNA)
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Publié le Dimanche 22 octobre 2023

Une vidéo d'étudiants koweïtiens armés en signe de soutien au Hamas crée la polémique

  • Le journal koweïtien Al-Jarida a diffusé jeudi une vidéo d'environ une minute et demie montrant des étudiants de plusieurs écoles du pays exprimant leur solidarité avec la Palestine dans le cadre d'une initiative nationale
  • Le ministère avait émis une directive demandant aux écoles d’afficher leur soutien à la Palestine lors des assemblées du matin en organisant des activités et des expositions pour sensibiliser les élèves à la cause

LONDRES: Une vidéo montrant des étudiants d'une école au Koweït portant de fausses armes et paradant dans une cour en signe de soutien apparent au groupe militant du Hamas à Gaza a été vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

Le journal koweïtien Al-Jarida a diffusé jeudi une vidéo d'environ une minute et demie montrant des étudiants de plusieurs écoles du pays exprimant leur solidarité avec la Palestine dans le cadre d'une initiative nationale lancée par le ministère de l'Éducation. 

Le ministère avait émis une directive demandant aux écoles d’afficher leur soutien à la Palestine lors des assemblées du matin en organisant des activités et des expositions pour sensibiliser les élèves à la cause. 

Les 30 premières secondes de la vidéo semblent avoir été tournées dans une école pour garçons, où on voit un groupe d'élèves habillés en noir, le visage dissimulé sous le keffieh, arborant de fausses armes et défilant dans une cour entourée de fumée jaune. 

Dans un message, Mouhammad Ahmed Al-Mulla, a réagi sur X en disant: «Je ne m’adresserai pas au ministre de l'Éducation, mais à deux personnes: d'abord, le Premier ministre Cheikh Ahmad Nawaf Al-Ahmad Al-Sabah, et ensuite, le ministre de l'Intérieur Cheikh Talal Al-Khaled Al-Ahmad Al-Sabah.»

«À quoi riment ces mascarades dans les institutions gouvernementales qui ont atteint les écoles ? De fausses armes, des défilés militaires et le rôle d'une milice étrangère.» 

Al-Mulla a ajouté qu’il ne manquait au clip que le drapeau du Hezbollah flottant avec la fumée jaune. 

Un autre utilisateur, qx77, a commenté : «Il est normal pour eux d’exprimer leur sympathie envers la Palestine, mais les services de renseignement koweïtiens doivent surveiller les responsables de cette école.» 

Ibrahim Al-Zaabi a qualifié la vidéo de «scène éducative malheureuse». Abdul Hadi Al-Ahbabi a quant à lui déclaré : «Quelles sont ces idées qui sont inculquées aux enfants à l'école?» 

Dans ce contexte, le Dr. Talal Alharthi, un universitaire émirati, a déclaré: «Je crains davantage les menaces posées par les factions palestiniennes dans la région du Golfe arabe. Il faut rester vigilant, car la tendance à la «palestinisation» dans le Golfe commence à se répandre et s'intensifie, et il est à craindre qu'il s'agisse d'un plan iranien visant à frapper les fondements culturels du Golfe.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.