Londres augmente son aide humanitaire pour Gaza

Des Palestiniens, qui ont fui leurs maisons à cause des frappes israéliennes, se rassemblent pour recevoir leur part de nourriture offerte par des bénévoles, dans un contexte de pénurie alimentaire, dans une école gérée par l'ONU où ils ont trouvé refuge, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 octobre 2023. (Reuters)
Des Palestiniens, qui ont fui leurs maisons à cause des frappes israéliennes, se rassemblent pour recevoir leur part de nourriture offerte par des bénévoles, dans un contexte de pénurie alimentaire, dans une école gérée par l'ONU où ils ont trouvé refuge, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 octobre 2023. (Reuters)
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Publié le Lundi 23 octobre 2023

Londres augmente son aide humanitaire pour Gaza

  • «Nous allons fournir 20 millions de livres supplémentaires d'aide humanitaire à Gaza», a déclaré Rishi Sunak, de retour d'un déplacement au Proche-Orient
  • Avant ces financements supplémentaires, le Royaume-Uni avait prévu de verser 27 millions de livres cette année en soutien à la population de Gaza

LONDRES : Le Royaume-Uni va augmenter de 20 millions de livres (environ 23 millions d'euros) son aide humanitaire pour Gaza et "maintenir la pression diplomatique" pour permettre le passage de convois d'aide supplémentaires, a annoncé lundi le Premier ministre britannique Rishi Sunak.

"Nous nous sommes déjà engagés à verser 10 millions de livres (11,5 millions d'euros) de soutien supplémentaire pour aider les civils à Gaza (...) et je peux annoncer aujourd'hui (lundi) que nous allons plus loin: nous allons fournir 20 millions de livres supplémentaires d'aide humanitaire à Gaza", a déclaré Rishi Sunak, de retour d'un déplacement au Proche-Orient, devant le Parlement.

S'il a qualifié de "progrès" l'ouverture "limitée" du terminal de Rafah à la frontière avec l'Egypte pour faire entrer des camions d'aide humanitaire, "ce n'est pas suffisant", a-t-il estimé.

"Nous avons besoin d'un apport continu d'aide entrant (à Gaza), fournissant de l'eau, de la nourriture, des médicaments et du carburant qui manquent cruellement", a souligné le Premier ministre.

"Nous maintiendrons la pression diplomatique", a-t-il insisté.

Avant ces financements supplémentaires, le Royaume-Uni avait prévu de verser 27 millions de livres cette année en soutien à la population de Gaza.

Trois convois d'aide sont jusqu'ici entrés dans le territoire assiégé sous le coup de bombardements massifs d'Israël en représailles de l'attaque du mouvement islamiste Hamas du 7 octobre sur le sol israélien. L'ONU réclame au moins 100 camions par jour pour les 2,4 millions de Gazaouis privés de tout.

Rishi Sunak a aussi affirmé que son gouvernement "travaille intensément pour s'assurer que les ressortissants britanniques pris au piège à Gaza puissent en sortir par le terminal de Rafah dès qu'il rouvrira réellement".

Par ailleurs, le Premier ministre a déclaré être en mesure d'affirmer que selon les renseignements collectés par les services britanniques, l'explosion meurtrière qui a touché l'hôpital Ahli Arab à Gaza le 17 octobre "a probablement été causée par un missile, ou une partie de missile, lancé depuis Gaza vers Israël".

Israël a attribué cette explosion à une roquette défectueuse tirée depuis Gaza, thèse soutenue également par les Etats-Unis, tandis que le Hamas accuse Israël.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.