Le secteur du tourisme saoudien revoit son objectif pour 2030 à 150 millions de visiteurs

Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed al-Khatib, s'exprimant lors de la septième édition de la Future Investment Initiative. (Capture d'écran).
Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed al-Khatib, s'exprimant lors de la septième édition de la Future Investment Initiative. (Capture d'écran).
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Publié le Mardi 24 octobre 2023

Le secteur du tourisme saoudien revoit son objectif pour 2030 à 150 millions de visiteurs

  • Le ministre du Tourisme a expliqué que dans les 150 millions de visiteurs, il y aurait environ 75 millions de visiteurs internationaux et 75 millions de voyageurs nationaux
  • Lors de la Future Investment Initiative (FII), il a aussi confirmé que le ministère investira plus de 800 milliards de dollars au cours des dix prochaines années pour dynamiser le secteur touristique

RIYAD: Le secteur touristique saoudien a revu son objectif pour 2030 à 150 millions de visiteurs, contre 100 millions initialement, selon le ministre du Tourisme.

Lors d'une réunion ayant pour sujet:«Quelle est la vision pour un secteur à forte croissance?», le premier jour du Future Investment Initiative (FII), Ahmed al-Khatib a indiqué que le Royaume espérait atteindre son objectif initial d'ici à la fin de l’année 2023.

«Je pense que nous clôturerons cette année avec environ 100 millions (de visiteurs) et près de 6 % de contribution au produit intérieur brut. C'est pourquoi Son Altesse Royale (le prince héritier Mohammed ben Salmane) nous a demandé de revoir nos objectifs à 150 millions de visiteurs», a précisé Ahmed al-Khatib.

Le ministre a expliqué que sur ce nouvel objectif, il y aurait environ 75 millions de visiteurs internationaux et 75 millions de voyageurs nationaux. Au cours de la réunion, il a également confirmé que le ministère investira plus de 800 milliards de dollars (un dollar = 0,94 euro) au cours des dix prochaines années pour dynamiser le secteur.

Il a également souligné que l’élargissement de la classe moyenne en Inde et en Chine conduirait à davantage de tourisme issu de ces pays. «C'est la raison pour laquelle le Conseil mondial du tourisme et du voyage (WTTC) s'attend à ce que les arrivées internationales doublent d'ici à 2032», a indiqué Ahmed al-Khatib.

En outre, le ministre a abordé les nombreuses raisons poussant les gens à voyager aujourd'hui, en allant au-delà de la culture. «Il existe de nouveaux services et objectifs de voyage comme le bien-être», a-t-il affirmé, ajoutant: «Le tourisme du bien-être est très restreint aujourd'hui. Il représente environ 1 % du marché total, mais connaît une croissance à deux chiffres. Nous nous attendons donc à ce que ce marché devienne bientôt très attrayant.»

Ahmed al-Khatib a également assuré que le développement durable représentait un défi de taille, et a souligné l'importance de sa prise en compte dans le secteur. «Aujourd’hui, dans le secteur des voyages et du tourisme, nous devons nous assurer que tout ce que nous construisons, tout ce que nous promouvons, est durable. La durabilité inclut l’environnement, le social et l’économique», a indiqué le ministre.

Les dirigeants mondiaux, les géants du secteur et les financiers mondiaux se trouvent à Riyad pour la septième édition de la FII, du 24 au 26 octobre, qui a pour pour thème: «Une nouvelle boussole». Les participants discuteront des questions liées au climat, à l’économie et à la technologie. La FII agit comme un catalyseur pour des discussions vitales sur les défis macroéconomiques auxquels sont confrontées les communautés.

La conférence  mettra également en lumière le rôle des gouvernements et le potentiel de transformation de la technologie, de l’éducation et des soins de santé, afin de façonner un avenir plus prospère.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.