L’Arabie saoudite sera le prochain centre touristique mondial

Le potentiel inexploité du secteur touristique est au cœur de ce programme de transformation. Il devrait non seulement offrir une prospérité et une diversification économiques, mais aussi une renaissance culturelle et un enrichissement du patrimoine. (Fournie)
Le potentiel inexploité du secteur touristique est au cœur de ce programme de transformation. Il devrait non seulement offrir une prospérité et une diversification économiques, mais aussi une renaissance culturelle et un enrichissement du patrimoine. (Fournie)
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Publié le Jeudi 26 octobre 2023

L’Arabie saoudite sera le prochain centre touristique mondial

  • Le secteur hôtelier saoudien devrait générer des revenus de 2,5 milliards de dollars cette année et atteindre plus de 3 milliards de dollars d’ici à 2027
  • «Cela met en lumière le potentiel considérable du secteur hôtelier, promettant une multitude de possibilités à la fois pour les investisseurs et le Royaume lui-même»

RIYAD: L’Arabie saoudite a l’intention d’attirer plus de 30 millions de pèlerins et 100 millions de touristes chaque année dans le cadre de son ambitieux plan de réforme économique, Vision 2030: c’est ce qui s’est murmuré lors d’un important forum d’investissement.

Le potentiel inexploité du secteur touristique est au cœur de ce programme de transformation. Il devrait non seulement offrir une prospérité et une diversification économiques, mais aussi une renaissance culturelle et un enrichissement du patrimoine.

Le ministre saoudien des Transports et de la Logistique, Saleh ben Nasser al-Jasser, a récemment déclaré lors d’une session du Forum d’investissement saoudo-européen à Riyad: «Le Royaume a pour ambition d’augmenter le nombre de pèlerins du Hajj et de l’Omra à plus de 30 millions et celui des touristes à plus de 100 millions chaque année, conformément aux objectifs de l’initiative Vision 2030.»

Il signale que l’Arabie saoudite s’apprête à investir 1 600 milliards de riyals saoudiens, soit 400 milliards de dollars (1 dollar = 0,95 euro) dans le cadre de partenariats avec le secteur privé et divers pays, ajoutant que l’accent est mis sur l’amélioration de la qualité de vie et la connexion des individus aux services plutôt que sur la reproduction des modèles traditionnels.

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Asfar soutient que le Royaume était doté d’une grande variété de merveilles naturelles, du littoral de la mer Rouge à des déserts impressionnants en passant par des montagnes verdoyantes. (Fournie)

«Au cours des dix prochaines années, nous réaliserons des investissements totalisant 1 600 milliards de riyals saoudiens grâce à des partenariats avec le secteur privé et divers pays. Nous avons également développé deux centres aéronautiques essentiels, répondu aux besoins de nos citoyens et connecté le Royaume au monde à travers 250 destinations touristiques», souligne-t-il.

Cette approche a attiré à la fois les touristes et les investisseurs. Elle a refaçonné l’identité du pays en tant que destination mondiale de premier plan, selon Asfar, l’entité nouvellement mise en place par la Saudi Tourism Investment Co.

Dans un communiqué envoyé à Arab News, Asfar soutient que le Royaume était doté d’une grande variété de merveilles naturelles, du littoral de la mer Rouge à des déserts impressionnants en passant par des montagnes verdoyantes.

«Ces trésors ne sont pas seulement géographiques; ils témoignent de notre riche patrimoine et de notre culture dynamique. Il est de notre responsabilité de présenter ces joyaux au monde en invitant les voyageurs à découvrir l’hospitalité, la chaleur et la grandeur de l’Arabie saoudite et de son peuple», ajoute le communiqué.

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Le lancement récent d’Asfar par le Fonds public d’investissement a donné un nouvel élan à la dynamique hôtelière du Royaume. (Fournie)

Le lancement récent d’Asfar par le Fonds public d’investissement a donné un nouvel élan à la dynamique hôtelière du Royaume.

Asfar vise à promouvoir la croissance de l’industrie du tourisme et à tracer une nouvelle voie pour l’avenir.

«Nous le considérons comme un joyau aux multiples facettes capable de susciter un effet de contagion dans diverses industries, de la création d’emplois aux échanges culturels. Nous envisageons un avenir dans lequel chaque coin de notre pays abrite des complexes hôteliers de classe mondiale, des hôtels de luxe et des expériences culturelles uniques qui enchantent les visiteurs», précise encore le communiqué.

Le secteur hôtelier saoudien devrait générer des revenus de 2,5 milliards de dollars cette année et atteindre plus de 3 milliards de dollars d’ici à 2027.

«Cela met en lumière le potentiel considérable du secteur hôtelier et annonce une multitude de possibilités à la fois pour les investisseurs et le Royaume lui-même», selon Asfar.

Le riche patrimoine culturel de l’Arabie saoudite, ses paysages spectaculaires et sa tradition d’hospitalité, ainsi que ses initiatives ambitieuses, ont joué un rôle essentiel dans la transformation du Royaume en un centre mondial pour les touristes, les amateurs de culture et les amateurs de divertissement.

«Nous nous sommes collectivement lancés dans une mission qui vise à restaurer des sites patrimoniaux et archéologiques importants afin de présenter nos trésors historiques à un public mondial, combinant de manière transparente notre héritage culturel avec des expériences modernes grâce à une infrastructure étendue, des équipements uniques et une connectivité exceptionnelle», ajoute Asfar.

L’Arabie saoudite a renforcé une fois de plus sa position centrale pour les investissements. Plusieurs marques hôtelières mondiales ainsi que des chaînes hôtelières et des réseaux de restauration et de boissons locaux ont établi leur présence, élevant les normes des secteurs du tourisme et de l’hôtellerie.

En tant que moteur clé des aspirations touristiques de l’Arabie saoudite, Asfar co-investit avec les secteurs public et privé pour exploiter le potentiel des secteurs de l’hôtellerie, de la vente au détail, de la restauration et du divertissement, qui constituent tous la pierre angulaire des initiatives stratégiques de Vision 2030.

L’entreprise s’efforce de soutenir durablement la diversification économique et la création d’emplois à l’échelle du pays tout en améliorant la qualité de vie des résidents et des visiteurs.

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Conscient de l’immense potentiel du tourisme patrimonial, le Royaume investit massivement dans la préservation, le développement et la promotion de ses vestiges culturels et de ses traditions historiques. (Fournie)

Conscient de l’immense potentiel du tourisme patrimonial, le Royaume investit massivement dans la préservation, le développement et la promotion de ses vestiges culturels et de ses traditions historiques.

Il cherche à attirer les amateurs de divertissement grâce à des projets comme Diriyah et Amaala, qui soutiennent les objectifs de l’initiative Vision 2030: promouvoir l’écotourisme, le tourisme d’aventure et le tourisme de bien-être.

L’Arabie saoudite capitalise également sur sa beauté naturelle en développant des destinations touristiques de classe mondiale dotées d’équipements modernes, comme en témoignent des initiatives comme Neom et le projet de la Mer rouge, axés sur la durabilité environnementale.

«Nous sommes fermement déterminés à laisser un héritage positif. Nous respectons profondément les communautés locales et l’environnement autour de nos projets. Plutôt que de nous contenter de développer, nous célébrons ces ressources en veillant à ce que nos projets préservent et améliorent les écosystèmes locaux», confie Asfar.

L’Arabie saoudite se classe au premier rang des pays arabes en matière de nombre de visiteurs entrants, avec plus de 18 millions de voyageurs au Royaume au cours des neuf premiers mois de 2022, selon les données de l’Organisation mondiale du tourisme des nations unies.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël mène des frappes au nord du Litani sur fond d’escalade des tensions avec le Hezbollah

De la fumée s'élève après que des avions de combat israéliens ont pris pour cible les hauteurs de Rihan, dans le district de Jezzine, au sud du Liban, le 2 janvier 2026. (AFP)
De la fumée s'élève après que des avions de combat israéliens ont pris pour cible les hauteurs de Rihan, dans le district de Jezzine, au sud du Liban, le 2 janvier 2026. (AFP)
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  • Des raids menés au lendemain de signaux envoyés par Tel-Aviv évoquant une possible reprise des frappes, accusant le Liban de « ne pas aller assez vite »
  • Le président américain Donald Trump affirme que le Hezbollah « doit être complètement désarmé »

​​​​​​BEYROUTH : Des frappes aériennes israéliennes ont visé vendredi plusieurs zones situées au nord du fleuve Litani, un jour après qu’Israël a indiqué qu’il pourrait reprendre ses attaques contre le Hezbollah, affirmant que l’armée libanaise « n’avançait pas assez rapidement » et que le groupe soutenu par l’Iran « reconstruisait son système militaire ».

Les raids ont touché plusieurs sites dans la région d’Iqlim Al-Tuffah, les hauteurs de Jabal Al-Rihane, ainsi que les localités de Mlikh et Aaramta dans le district de Jezzine, de même que la zone de Qal’at Meiss entre Ansar et Al-Zrariyah. Des frappes sur la zone de Tabna, à la périphérie d’Al-Baisariyah dans le district de Saïda–Zahrani, ont coupé la route reliant les villages voisins.

D’autres frappes ont visé la vallée entre Kafroue et Aazze dans le district de Nabatieh, les environs de Aïn Al-Tineh et Jabal Machghara dans la Békaa occidentale, tandis que des avions de guerre israéliens survolaient à basse altitude le sud du pays, atteignant l’espace aérien de Baalbek, du nord de la Békaa et des villages environnants.

Le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé que les forces israéliennes avaient ciblé un « camp d’entraînement » de la force Radwan du Hezbollah, prétendument utilisé pour former ses membres « afin de planifier et d’exécuter des complots terroristes contre les forces militaires et les citoyens de l’État d’Israël ». Selon lui, « les éléments terroristes suivaient des entraînements au tir et des formations à l’utilisation de divers moyens de combat ».

Adraee a ajouté que l’armée israélienne avait frappé des « bâtiments et installations militaires servant au stockage d’armes » appartenant au Hezbollah, laissant entendre que les attaques pourraient se poursuivre.

L’écrivain politique Ali Al-Amin a déclaré à Arab News : « Les zones ciblées par les frappes israéliennes vendredi avaient déjà été visées à plusieurs reprises, mais il s’agit de vallées et d’espaces fermés appartenant au parti, s’étendant du sud à la Békaa occidentale, et tout le monde sait qu’elles abritent des bases et des centres d’armement. »

Il a ajouté que le Hezbollah « traverse actuellement un moment de faiblesse sans précédent. L’Iran, de son côté, fait face à une nouvelle impasse, confronté à des protestations internes à un moment de repli extérieur, ce qui signifie que, que le Hezbollah remette ou non ses armes, il se trouve dans une situation d’exposition marquée, dans un contexte de déséquilibre majeur ».

La fin de l’année 2025 constitue la date limite à laquelle le Liban s’est engagé à assurer le monopole de l’État sur les armes au sud du fleuve Litani. Le 8 janvier, lors de sa première session de l’année, le Conseil des ministres devrait entendre le rapport de l’armée libanaise annonçant l’achèvement de sa mission, en amont de la deuxième phase couvrant la zone sud jusqu’au fleuve Awali. Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé que le pays restait engagé à respecter ce calendrier.

Une source politique officielle a confirmé à Arab News : « Le commandant de l’armée présentera son rapport et l’institution militaire poursuivra sa mission. Il n’y aura aucun report. »

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré dans un communiqué : « Le désarmement du Hezbollah est un projet américano-israélien visant le Liban, sa souveraineté et son indépendance, même s’il est présenté sous la bannière du monopole étatique des armes. »

Il a ajouté que réclamer le contrôle des armes dans un contexte de « poursuite des attaques israéliennes signifie que vous n’agissez pas dans l’intérêt du Liban, mais dans celui d’Israël ».

Jeudi, à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump a déclaré que le Hezbollah « se comportait mal » et « devait être complètement désarmé », ajoutant que « le gouvernement libanais est quelque peu désavantagé » face au groupe.

Interrogé sur la question de savoir si Israël devait frapper le Hezbollah au Liban en raison du refus du groupe de se désarmer, Trump a répondu : « Nous verrons cela. »

Des sirènes ont retenti vendredi matin à Baram, en Galilée occidentale en Israël, et un missile a été lancé en direction d’une cible en Haute-Galilée, explosant au nord près des localités libanaises de Maroun Al-Ras et Yaroun. La radio de l’armée israélienne a indiqué plus tard qu’il s’agissait d’une fausse alerte et que le « suspect était un vol d’oiseaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des milliers de personnes manifestent en faveur de Gaza à Istanbul

Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à un rassemblement en soutien à Gaza à Istanbul, brandissant des drapeaux palestiniens et turcs et appelant à la fin des violences dans ce territoire ravagé par la guerre. (AFP)
Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à un rassemblement en soutien à Gaza à Istanbul, brandissant des drapeaux palestiniens et turcs et appelant à la fin des violences dans ce territoire ravagé par la guerre. (AFP)
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  • Plus de 400 organisations de la société civile étaient présentes lors de cette mobilisation, dont l'un des organisateurs était Bilal Erdogan, le plus jeune fils du président turc Recep Tayyip Erdogan
  • Selon des sources policières et l'agence de presse officielle Anadolou, quelque 500.000 personnes ont pris part à la manifestation, au cours de laquelle plusieurs discours ont été prononcés

ISTANBUL: Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à un rassemblement en soutien à Gaza à Istanbul, brandissant des drapeaux palestiniens et turcs et appelant à la fin des violences dans ce territoire ravagé par la guerre.

Les manifestants se sont rassemblés sous un ciel bleu et par des températures glaciales pour marcher jusqu'au pont de Galata, où ils ont organisé un rassemblement sous le slogan "Nous ne resterons pas silencieux, nous n'oublierons pas la Palestine", a constaté un journaliste de l'AFP.

Plus de 400 organisations de la société civile étaient présentes lors de cette mobilisation, dont l'un des organisateurs était Bilal Erdogan, le plus jeune fils du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Selon des sources policières et l'agence de presse officielle Anadolou, quelque 500.000 personnes ont pris part à la manifestation, au cours de laquelle plusieurs discours ont été prononcés et le chanteur d'origine libanaise Maher Zain a interprété sa chanson "Free Palestine".

"Nous prions pour que 2026 apporte le bonheur à toute notre Nation et aux Palestiniens opprimés", a déclaré Bilal Erdogan.

La Turquie, l'un des pays les plus critiques de la guerre lancée à Gaza, a joué un rôle actif dans les négociations pour un cessez-le-feu dans l'enclave palestinienne, qui a mis fin à la guerre meurtrière menée par Israël en réponse à l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023.

Mais la trêve, entrée en vigueur le 10 octobre, demeure précaire, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.