«Tout pour le front»: les députés russes votent l'envolée des dépenses militaires

Cette photo prise et publiée par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du parlement russe, le 25 octobre 2023, montre des sénateurs assistant à une session à Moscou (Photo, Conseil de la Fédération de Russie / AFP).
Cette photo prise et publiée par le Conseil de la Fédération, la chambre haute du parlement russe, le 25 octobre 2023, montre des sénateurs assistant à une session à Moscou (Photo, Conseil de la Fédération de Russie / AFP).
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Publié le Jeudi 26 octobre 2023

«Tout pour le front»: les députés russes votent l'envolée des dépenses militaires

  • A la Douma, la chambre basse du Parlement, 320 députés ont voté en faveur du budget triennal et 80 se sont prononcés contre, après de brèves présentations et sans réel débat
  • L'explosion des dépenses de Défense illustre la détermination de Moscou à poursuivre son assaut en Ukraine malgré l'important coût humain et économique

MOSCOU: Les députés russes ont approuvé jeudi en première lecture le projet de loi du budget 2024-2026 prévoyant une envolée de près de 70% des dépenses militaires l'an prochain, le Kremlin réorientant toute sa politique vers l'effort de guerre.

A la Douma, la chambre basse du Parlement, 320 députés ont voté en faveur du budget triennal et 80 se sont prononcés contre, après de brèves présentations et sans réel débat.

L'explosion des dépenses de Défense illustre la détermination de Moscou à poursuivre son assaut en Ukraine malgré l'important coût humain et économique.

Le gouvernement n'a pas caché ses intentions: le budget pour 2024 "est dirigé vers notre objectif principal: assurer notre victoire", a déclaré jeudi le ministre des Finances, Anton Silouanov, face aux députés avant le vote.

"Tout pour le front, tout pour la victoire !", a lancé de son côté Léonid Sloutski, président du parti ultranationaliste LDPR et de la commission des Affaires étrangères de la Douma.

Le Kremlin avait, lui, jugé fin septembre "absolument nécessaire" une telle explosion des dépenses pour contrer "la guerre hybride" menée, à ses yeux, par les Occidentaux en soutenant Kiev afin de soumettre Moscou à ses velléités hégémoniques.

"La guerre est en quelque sorte devenue existentielle pour l'économie russe, car la majeure partie de la demande se concentre désormais autour du secteur militaro-industriel", observe auprès de l'AFP Alexandra Prokopenko, une chercheuse qui travaillait auparavant à la Banque centrale russe (BCR).

En conséquence, le conflit en Ukraine pèse fortement sur le budget, notamment du fait de l'explosion des commandes des militaires aux usines d'armements, du coût de la logistique et des salaires des centaines de milliers de nouvelles recrues dans l'armée.

Selon le ministre de la Défense Sergueï Choïgou, l'armée russe distribue quotidiennement "10 000, parfois jusqu'à 15 000 tonnes de matériel", notamment "des munitions, du carburant", mais aussi de la nourriture, de l'eau et du linge pour les soldats.

Selon un document du ministère des Finances consulté fin septembre par l'AFP, les dépenses de Défense vont ainsi augmenter de 68% en 2024 par rapport à 2023 et atteindre 10 800 milliards de roubles (environ 106 milliards d'euros).

La somme allouée à la Défense va représenter environ 30% des dépenses fédérales en 2024 et 6% du PIB, une première dans l'histoire moderne de la Russie.

Année présidentielle

Le budget 2024 doit aussi permettre "l'intégration des nouvelles régions", des territoires de l'est et du sud de l'Ukraine dont Moscou a revendiqué l'annexion il y a plus d'un an, selon le ministère des Finances.

Les dépenses combinées en matière d'éducation, de santé et de protection de l'environnement, ne vont représenter qu'environ le tiers du seul budget de la Défense.

Pour autant, l'Etat assure remplir toutes ses obligations sociales, à quelques mois de l'élection présidentielle attendue en mars 2024 et à laquelle Vladimir Poutine devrait sans surprise se présenter.

Au total, les dépenses fédérales vont passer à 36 661 milliards de roubles (359 milliards d'euros), un bond spectaculaire de plus de 20% par rapport à 2023.

"La hausse des dépenses n'est pas compensée par la vente de devises" et "constitue (...) un choc externe pour l'économie", alerte de son côté Viktor Touniov, un économiste russe qui tient une chaîne Telegram spécialisée.

D'autant plus que pour ce nouveau budget, le gouvernement russe a fait ses prévisions avec l'hypothèse d'un dollar valant autour de 90 roubles, tablant ainsi sur la faiblesse de sa devise nationale.

Si le décrochage récent du rouble face à l'euro et au billet vert a encore plus plombé le pouvoir d'achat des Russes, déjà largement affecté par l'effet des sanctions et une inflation en hausse (+6% en septembre), il permet d'amoindrir pour la Russie le coût de son effort de guerre, car pour chaque devise étrangère acquise, le gouvernement dispose de facto de plus de roubles pour couvrir ses dépenses.

Dans ce contexte, la Banque centrale russe a dit s'attendre à un ralentissement de la croissance au deuxième semestre 2023.

Le projet de loi budgétaire pour 2024-2026, une fois approuvé en trois lectures à la Douma, sera envoyé à la chambre haute, le Conseil de la Fédération.


Après sa marche arrière sur le Groenland, Trump dévoile son «Conseil de paix» à Davos

Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
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  • Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix"
  • A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an

DAVOS: Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué.

Après des semaines de déclarations agressives, le président américain, invité au Forum économique mondial, a subitement annoncé mercredi soir "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland. Il a levé ses menaces douanières autant que militaires.

Jeudi, M. Trump, qui s'autoproclame faiseur de paix, doit participer à 10H30 (09H30 GMT) dans la station huppée des Alpes suisses à une cérémonie de signature de la charte fondatrice d'un "Conseil de paix" à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec les Nations unies.

Cette instance avait initialement été conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien.

Ticket d'entrée à un milliard 

Le ticket d'entrée est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation. Un peu plus tôt, le président russe avait seulement indiqué que son ministère des Affaires étrangères avait été "chargé d'étudier" la proposition américaine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir qu'il avait accepté de siéger.

La France a dit "non" tandis que d'autres alliés clés des Etats-Unis, notamment le Royaume-Uni, également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, ont exprimé leur scepticisme face à ce "Conseil de paix". Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite ou le Qatar.

Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de s'y rallier, sur quelque 50 invitations envoyées, a indiqué mercredi un haut responsable de l'administration Trump aux journalistes.

"Je pense que c'est le meilleur conseil jamais formé", s'est vanté Donald Trump mercredi lors d'une rencontre avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui fait partie de ceux ayant accepté l'invitation.

Le président américain ne cache pas sa frustration de ne pas avoir eu le prix Nobel de la paix, alors qu'il affirme régulièrement avoir mis fin à huit guerres, un bilan contesté.

Rencontre avec Zelensky 

L'invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des Etats-Unis, notamment l'Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.

Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix".

A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky s'est dit "inquiet" mardi d'une perte d'attention internationale sur le conflit en Ukraine, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités du président américain de s'emparer du Groenland.

Donald Trump a assuré mercredi avoir conçu avec le chef de l'Otan Mark Rutte "le cadre d'un futur accord concernant le Groenland".

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour trouver un accord sur le Groenland, a cependant déclaré à l'AFP M. Rutte.

La porte-parole de l'Otan, Allison Hart a précisé que "le secrétaire général n'avait proposé aucun compromis sur la souveraineté" du Danemark.

Le Danemark souhaite poursuivre "un dialogue constructif avec ses alliés" à propos du Groenland et de la sécurité dans l'Arctique mais dans le respect de son "intégrité territoriale", a affirmé de son côté la Première ministre danoise Mette Frederiksen.


Le chef de la diplomatie saoudienne rencontre ses homologues français et néerlandais à Davos

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane participe au Forum économique mondial annuel
  • Il a signé un accord de coopération avec la ministre équatorienne des Affaires étrangères

LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a tenu plusieurs réunions avec ses homologues étrangers mercredi, en marge du Forum économique mondial annuel à Davos, en Suisse.

Il s’est entretenu avec Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, afin d’évoquer les derniers développements régionaux ainsi que les efforts conjoints visant à renforcer la sécurité et la stabilité.

Le prince Faisal a également discuté des relations du Royaume avec l’Équateur lors d’une rencontre avec Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères. Les deux responsables ont passé en revue la coopération bilatérale dans plusieurs domaines et signé un accord destiné à renforcer les relations entre les deux pays.

Mardi soir, il a par ailleurs échangé avec le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, au sujet des principaux enjeux régionaux et internationaux.

D’autres responsables saoudiens ont pris part à ces rencontres, notamment l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, ainsi que Mohammed Al-Yahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« L’Iran n’est plus le tyran du Moyen-Orient », affirme Trump à Davos

Le président américain Donald Trump participe à la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. (Reuters)
Le président américain Donald Trump participe à la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. (Reuters)
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  • Téhéran aurait obtenu l’arme nucléaire en deux mois si les États-Unis n’avaient pas détruit des installations, affirme le président au Forum économique mondial
  • Il exclut le recours à la force pour prendre le Groenland, mais exige des négociations immédiates avec le Danemark pour l’acquérir

DAVOS : L’Iran n’est plus le « tyran du Moyen-Orient », grâce aux frappes militaires américaines contre les installations nucléaires de Téhéran l’an dernier, a déclaré mercredi le président Donald Trump devant le Forum économique mondial.

« Si nous ne les avions pas éliminées, ils auraient eu une arme nucléaire en deux mois », a affirmé Trump à propos des frappes menées en juin.

Selon lui, l’attaque contre le programme atomique iranien a ouvert la voie à l’accord de paix sur Gaza conclu en septembre, mettant largement fin à la guerre de deux ans menée par Israël dans le territoire.

Tout en estimant que les actions américaines avaient apporté « la paix au Moyen-Orient », Trump a exhorté le Hamas à respecter l’accord et à déposer les armes, sous peine d’être « anéanti ».

Ses propos ont été tenus lors d’un entretien, après un discours très attendu et de grande ampleur prononcé lors de la réunion annuelle du forum à Davos, en Suisse, et largement consacré à l’Europe, au Groenland et à l’OTAN.

Interrogé sur la reconstruction de Gaza et d’éventuels investissements américains de plusieurs milliards de dollars, Trump a mis en avant les progrès réalisés dans le cadre de l’accord.

Les États-Unis ont annoncé la semaine dernière que l’accord était entré dans sa deuxième phase, comprenant la démilitarisation de toutes les factions armées du territoire, la mise en place d’une administration transitoire et le lancement des efforts de reconstruction.

Trump a indiqué que les trois prochaines semaines permettraient de savoir si le Hamas accepterait de remettre ses armes.

« S’ils ne le font pas, ils seront éliminés très rapidement », a-t-il ajouté.

Cinquante-neuf pays participent à l’accord de paix, a précisé le président, dont certains sont très éloignés du Moyen-Orient mais souhaitent néanmoins « venir et éliminer le Hamas ».

Il a reconnu l’ampleur du défi, soulignant que les combattants du Hamas « sont nés une arme à la main », tout en rappelant que c’était l’engagement pris par les nations signataires de l’accord de paix en 20 points.

L’accord a été conclu après que la guerre à Gaza s’est transformée l’an dernier en conflit régional élargi, notamment entre Israël et l’Iran. Après une semaine d’attaques réciproques entre les deux pays, les États-Unis sont intervenus le 21 juin aux côtés de leur allié israélien, bombardant trois sites clés liés au programme nucléaire iranien.

« Ils étaient très proches d’obtenir l’arme nucléaire, et nous les avons frappés durement », a déclaré Trump. « Ils peuvent essayer à nouveau, mais ils devront le faire ailleurs, car cette zone a été anéantie. »

Il a ajouté : « Ils (l’Iran) étaient le tyran du Moyen-Orient. Ils ne le sont plus. »

Trump n’a pas évoqué directement son « Conseil de la paix », issu du cessez-le-feu à Gaza et envisagé comme un futur organe international de résolution des conflits. Il devrait en présenter la première charte à Davos jeudi.

Le président a en revanche longuement parlé du Groenland et des alliés de Washington au sein de l’OTAN. Il a affirmé qu’il n’utiliserait pas la force pour prendre le contrôle du territoire danois semi-autonome, mais a insisté sur le fait que les États-Unis devraient en assurer la gestion.

Il a exigé l’ouverture immédiate de négociations pour acquérir le Groenland auprès du Danemark, déclarant que les États-Unis souhaitaient en obtenir le contrôle « y compris les droits, les titres et la propriété ».

« Nous n’obtiendrons probablement rien à moins que je décide d’utiliser une force et une puissance excessives, auxquelles nous serions, franchement, imparables. Mais je ne le ferai pas, d’accord ? Je n’ai pas besoin d’utiliser la force », a-t-il ajouté.

Il a affirmé que ses ambitions concernant le Groenland visaient la « protection du monde » et a adressé un avertissement à l’OTAN : « Vous pouvez dire “oui” et nous vous en serons très reconnaissants. Ou vous pouvez dire “non”, et nous nous en souviendrons. »

La volonté affichée de Trump de placer le Groenland sous contrôle américain — une immense île arctique devenue de plus en plus stratégique à mesure que la glace fond — a provoqué une profonde fracture au sein de l’Alliance atlantique.

Les dirigeants européens ont exprimé une vive inquiétude face à l’insistance de l’administration Trump, tandis que Washington a menacé d’imposer des droits de douane punitifs en réponse aux objections.

À Davos, Trump a également livré de sévères critiques à l’égard de l’Europe et du Canada, décrivant la première comme économiquement et politiquement affaiblie, tandis que les États-Unis prospéreraient sous sa direction.

« Je veux voir l’Europe aller bien, mais elle ne prend pas la bonne direction », a-t-il déclaré, ajoutant : « Nous voulons des alliés forts, pas gravement affaiblis. »

Il a aussi exprimé des doutes sur la capacité de l’OTAN à venir en aide aux États-Unis en cas de besoin.

Interrogé sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Trump a affirmé qu’un accord de paix était « raisonnablement proche » après des mois de diplomatie menés par son administration pour mettre fin au conflit.

Il a indiqué qu’il rencontrerait à Davos le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ajoutant que les deux camps seraient « stupides » s’ils ne parvenaient pas à un accord.

« Je pense qu’ils sont arrivés à un point où ils peuvent se rapprocher et conclure un accord », a-t-il déclaré.

À l’approche des élections de mi-mandat de novembre aux États-Unis, Trump a également abordé des enjeux intérieurs dans un discours largement axé sur la politique étrangère.

Il a mis en avant ses efforts pour alléger la charge financière pesant sur les électeurs américains, notamment un plafonnement à 10 % des taux d’intérêt des cartes de crédit et l’interdiction pour les investisseurs institutionnels d’acheter des maisons familiales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com