Israël: Les familles des otages haussent le ton contre le gouvernement

Des Israéliens se réunissent au niveau d'une installation composée de 224 piliers de lumière érigés par la municipalité de Jérusalem à l'extérieur du stade Teddy en hommage aux otages enlevés par des militants palestiniens lors de l'attaque du 7 octobre et actuellement détenus dans la bande de Gaza (Photo, AFP).
Des Israéliens se réunissent au niveau d'une installation composée de 224 piliers de lumière érigés par la municipalité de Jérusalem à l'extérieur du stade Teddy en hommage aux otages enlevés par des militants palestiniens lors de l'attaque du 7 octobre et actuellement détenus dans la bande de Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 27 octobre 2023

Israël: Les familles des otages haussent le ton contre le gouvernement

  • «Fini la patience, désormais nous allons nous battre», a indiqué jeudi soir le Forum pour les familles des otages et disparus
  • «Depuis vingt jours le gouvernement est muet, nous faisons tout nous-même», a déploré le père d'une soldate de 19 ans otage ou disparue

TEL-AVIV: Les familles d'otages retenus dans la bande de Gaza ont prévenu jeudi soir à Tel-Aviv être arrivées "au bout de leur patience" et exigé d'être reçues par le gouvernement dans la soirée.

"Fini la patience, désormais nous allons nous battre", a indiqué jeudi soir le Forum pour les familles des otages et disparus.

Selon l'armée israélienne, les familles de 224 otages ont été contactées pour être informées que leurs proches étaient détenus par le Hamas.

"Nous exigeons que le cabinet (de guerre) nous parle ce soir et nous dise comment il compte les ramener aujourd'hui. Nous intensifions la lutte, nous n'attendons plus qu'on nous dirige, nous menons la lutte", a déclaré Meirav Leshem Gonen, mère de Romi Gonen.

"Depuis vingt jours le gouvernement est muet, nous faisons tout nous-même", a déploré Eyal Sheni le père de Roni Sheni, soldate de 19 ans otage ou disparue.

La branche militaire du Hamas a "estimé" jeudi que "près de 50" otages israéliens ont été tués par des frappes israéliennes depuis le début de la guerre, des chiffres qui ne peuvent pas être confirmés par l'AFP.

Quatre femmes retenues en otage ont été relâchées à ce jour par le Hamas.

Des familles d'otages demandent au Hamas de laisser la Croix-Rouge voir leurs proches

"Nous savons que la Croix-Rouge est à Gaza, nous voulons donc demander à la Croix-Rouge d'aller voir comment nos familles vont", a expliqué Merav Mor Raviv, dont l'oncle, ainsi que sa femme, leur fille et leur petit-fils sont détenus à Gaza, aux mains du Hamas.

Merav Mor Raviv a donné une conférence de presse au centre de la communauté juive de Madrid en compagnie de quatre autres proches d'otages enlevés lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre dernier.

"Le Hamas ne laisse pas (la Croix-Rouge) voir nos familles. C'est pour cette raison que nous avons besoin de votre aide", a expliqué Mayaan Sigal-Koren, la fille d'une des otages.

Dans une forme inédite et hybride, une plateforme de "milliers de volontaires", mêlant des experts de la société civile et des réservistes de la célèbre unité de renseignement 8200, aident au sein d'un QG commun au recensement et à la localisation des otages.

Les familles se sont, elles, regroupées dans un "Forum pour les familles des otages et disparus" et mobilise ses propres ressources, y compris diplomatiques.


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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  • L'attaque a visé "des installations civiles et vitales, notamment l'aéroport international du Koweït, faisant un mort et des blessés, ainsi que des dégâts dans des installations vitales, dont des missions diplomatiques"
  • L'armée américaine a pour sa part affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne

WASHINGTON: Une personne a été tuée et plusieurs blessées au Koweït dans des attaques menées à l'aube par l'Iran, a indiqué le ministère koweïtien des Affaires étrangères.

L'attaque a visé "des installations civiles et vitales, notamment l'aéroport international du Koweït, faisant un mort et des blessés, ainsi que des dégâts dans des installations vitales, dont des missions diplomatiques", a dit le ministère dans un communiqué condamnant les "agressions iraniennes".

"La sécurité de l'État du Koweït, sa souveraineté ainsi que la sûreté de ses citoyens et des résidents sur son territoire constituent une ligne rouge", a-t-il ajouté.

L'armée américaine a pour sa part affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.