Le président du Parlement arabe dénonce le silence international sur le «génocide» de Gaza

Le président du Parlement arabe, Adel Abdelrahmane al-Asoumi. (Twitter/@arabparlment)
Le président du Parlement arabe, Adel Abdelrahmane al-Asoumi. (Twitter/@arabparlment)
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Publié le Vendredi 27 octobre 2023

Le président du Parlement arabe dénonce le silence international sur le «génocide» de Gaza

  • Adel Abdelrahmane al-Asoumi a qualifié de «honte» la réponse mondiale aux actions militaires d'Israël à Gaza
  • «Au lieu de faire des efforts pour calmer la situation, les principaux pays envoient davantage d'armes pour tuer les femmes et les enfants palestiniens», a-t-il déclaré

LE CAIRE: Le président du Parlement arabe, Adel Abdelrahmane al-Asoumi, a condamné ce qu'il a décrit comme un silence international «honteux» sur les «crimes quotidiens» commis par Israël dans la bande de Gaza.

Lors de la 147e assemblée de l'Union interparlementaire, accueillie par l'Angola dans sa capitale, Luanda, Al-Asoumi a qualifié de «honteuse» la réponse mondiale aux actions militaires d'Israël dans la bande de Gaza.

Il a averti que la négligence de la communauté internationale face aux «massacres auxquels le peuple palestinien est soumis et le soutien aveugle de certains pays à ces horreurs conduiront à la destruction de toute la région».

Dans un discours prononcé jeudi, Al-Asoumi a déclaré que le peuple de Palestine «a souffert, et souffre encore, depuis plus de soixante-quinze ans de toutes les formes d'injustices, de persécutions, de meurtres, d'arrestations et d'abus afin d'obtenir son droit le plus fondamental, celui d'établir son État indépendant».

Les Palestiniens sont selon lui victimes des «formes les plus horribles de crimes contre l'humanité, de génocide et de déplacement forcé aux mains de la force d'occupation brutale», a-t-il ajouté.

Il a adressé à la communauté internationale, aux organisations de défense des droits de l'homme et aux pays qui soutiennent l'action militaire israélienne les mots suivants: «Votre silence n'est pas de la neutralité, mais plutôt une participation à ces crimes, et c'est une honte pour vous; l'histoire le retiendra et vous demandera des comptes.»

«Au lieu de faire des efforts pour calmer la situation, les principaux pays envoient davantage d'armes pour tuer les femmes et les enfants palestiniens.» Cela a révélé leur «vrai visage», a déclaré Al-Asoumi.

Il a appelé l'assemblée de l'Union interparlementaire à lancer un appel urgent en faveur d'un cessez-le-feu immédiat et de la levée du «siège injuste» de la bande de Gaza.

Khaled Abdel Ghaffar, ministre égyptien de la Santé, a discuté des efforts d'aide à Gaza avec Okay Memis, président de l'Autorité turque de gestion des catastrophes et des urgences, Salih Mutlu Sen, ambassadeur de Turquie en Égypte, et Fatma Yilmaz, présidente du Croissant-Rouge turc.

Abdel Ghaffar a indiqué que l'Égypte et la Turquie partageaient le même point de vue sur la crise de Gaza.

Le ministère égyptien de la Santé a élaboré un plan d'urgence pour faire face aux répercussions de la violence dans la bande de Gaza, a-t-il précisé.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.