Affrontements entre les forces israéliennes et le Hezbollah à la frontière libanaise

Un soldat installe un drapeau israélien sur un char lors d'un exercice militaire près de la frontière israélienne avec le Liban, dans le nord d'Israël. (Photo, Reuters)
Un soldat installe un drapeau israélien sur un char lors d'un exercice militaire près de la frontière israélienne avec le Liban, dans le nord d'Israël. (Photo, Reuters)
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Publié le Samedi 28 octobre 2023

Affrontements entre les forces israéliennes et le Hezbollah à la frontière libanaise

  • Les affrontements entre les deux parties se sont intensifiés sur le front sud après une désescalade significative d'une journée seulement
  • Par ailleurs, l'ambassade d'Iran au Liban a indiqué qu'une délégation de Téhéran était arrivée à Beyrouth vendredi et avait rencontré des représentants des factions palestiniennes

BEYROUTH: Un convoi militaire de l'armée libanaise dans le village frontalier d'Aitaroun aurait été la cible de tirs des forces israéliennes, mais aucune victime n'a été signalée.

Les affrontements entre les deux parties se sont intensifiés sur le front sud après une désescalade significative d'une journée seulement.

Le Hezbollah a annoncé vendredi qu'il avait pris pour cible l'avant-poste militaire israélien de Misgav Am — qui fait face au village libanais d’Adayseh — à l'aide de missiles guidés, «endommageant une partie de son équipement».

Le Hezbollah a également déclaré avoir attaqué «l'avant-poste d'Al-Sadah avec des missiles guidés, détruisant une grande partie de ses installations et de son équipement et infligeant des pertes confirmées parmi ses soldats».

Les opérations israéliennes se poursuivent dans la région frontalière et des avions de reconnaissance survolent la zone, craignant une infiltration du Hezbollah sur le terrain.

Un missile guidé a été lancé depuis le sud du Liban en direction de la colonie d'Al-Manara vendredi matin et les soldats israéliens ont exhorté les habitants de la colonie à rester dans les abris. Les avions de guerre israéliens ont répliqué en tirant deux missiles sur la périphérie du village de Mhaibib, dans le sud du Liban.

Auparavant, les forces israéliennes avaient ciblé une zone adjacente à la Ligne bleue — entre les villes d’Al-Dhayra, Alma al chaab, Naqoura et Aïta al-Chaab — avec des bombes au phosphore, mettant le feu à des arbres.

Un observateur militaire a déclaré: «Les forces israéliennes ont largué des bombes au phosphore, interdites au niveau international, dans le but d'exposer le champ et d'utiliser la zone brûlée pour surveiller les mouvements des membres du Hezbollah qui se cachent au milieu des arbres denses.»

Environ 600 familles de la région frontalière ont fui vers Sahel Al-Zahrani et sont maintenant dispersées dans 18 villages.

L'agence de presse nationale libanaise a rapporté: «Environ 400 matelas et 400 couvertures ont été obtenus pour être distribués aux personnes déplacées en coopération avec la Croix-Rouge libanaise.»

Une cinquantaine de membres du Hezbollah ont été tués lors d'affrontements avec les forces israéliennes à la suite du lancement de l'opération «Déluge d’al-Aqsa» du Hamas, le 7 octobre.

Mohammed Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah, a déclaré que le groupe «défend le pays et protège notre sécurité».

Les religieux ont suggéré vendredi que les sacrifices devraient être «accompagnés d'une solution au dossier de l'élection présidentielle, afin de sauver le Liban».

La présidence du pays est inoccupée depuis près d'un an, le parlement — divisé entre les partisans du Hezbollah et les défenseurs de la souveraineté nationale — n'ayant pas été en mesure d'élire un nouveau président. 

Le cheikh Ali al-Khatib, vice-président du Conseil suprême islamique chiite, a signalé: «La situation dans la région est dangereuse et exige que les Libanais mettent de côté leurs différends politiques et travaillent ensemble afin de protéger l'unité nationale en formant rapidement un filet de sécurité politique qui protège le Liban et assure la stabilité politique nécessaire à ce stade critique.»

«Ils devraient rapidement se mettre d'accord sur l'élection d'un président qui rassemble tous les Libanais et réactive les institutions publiques, en vue de la formation d'un gouvernement de secours d'urgence qui s'occupera des crises et des problèmes et renforcera la résistance du Liban aux menaces», a-t-il insisté.

Le grand mufti Jaafari, le Cheikh Ahmad Kabalan, a déclaré: «Il n'y a pas de place pour le compromis lorsqu'il s'agit du dossier de l'élection présidentielle et de la garantie des intérêts politiques nationaux.»

«Le dossier de l'élection présidentielle doit être traité de manière souveraine», a-t-il souligné.

Par ailleurs, l'ambassade d'Iran au Liban a indiqué qu'une délégation de Téhéran était arrivée à Beyrouth vendredi et avait rencontré des représentants des factions palestiniennes.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump offre sa médiation à propos du mégabarrage sur le Nil

Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
Le président américain Donald Trump et le président égyptien Abdel Fattah Al-Sisi à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (REUTERS)
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  • Donald Trump propose de relancer la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie afin de résoudre durablement le différend sur le partage des eaux du Nil lié au Grand barrage de la Renaissance
  • Le président américain met en garde contre tout contrôle unilatéral du Nil et appelle à une solution évitant un conflit armé

WASHINGTON: Donald Trump a offert sa médiation à l'Egypte et l'Ethiopie à propos du mégabarrage sur le Nil, le plus grand d'Afrique, dans une lettre adressée au dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi et rendue publique vendredi par la Maison Blanche.

"Je suis prêt à relancer la médiation américaine entre l'Egypte et l'Ethiopie afin de résoudre de manière responsable et définitive la question du partage des eaux du Nil", écrit le président américain dans ce courrier.

Il a ajouté qu'"aucun Etat dans la région ne devrait contrôler de manière unilatérale les ressources précieuses du Nil et, ce faisant, désavantager ses voisins".

Le dirigeant républicain a souligné qu'il espérait trouver une formule garantissant un approvisionnement en eau prévisible pour l'Egypte et le Soudan, et permettant à l'Ethiopie de vendre ou de fournir de l'électricité aux deux pays en aval.

Dans ce courrier, avec copie aux dirigeants saoudien, émirati, éthiopien et soudanais, M. Trump salue le rôle joué par l'Egypte dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza.

Et il dit "sincèrement espérer que cette dispute légitime à propos du GERD ne mènera pas à un conflit armé majeur entre l'Egypte et l'Ethiopie".

L'Ethiopie, après 14 ans de travaux, a officiellement inauguré en septembre son Grand barrage de la Renaissance (GERD) sur le Nil, plus grand ouvrage hydroélectrique d'Afrique, malgré les tensions générées avec l'Egypte en particulier, qui le qualifie de "menace existentielle", craignant un tarissement de sa principale source d'approvisionnement en eau.

Le GERD se trouve sur le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie et s'écoule jusqu'au Soudan, où il rencontre le Nil Blanc pour former le Nil. Le Nil Bleu fournit jusqu'à 85% des eaux du Nil.

Or l'Egypte et ses environ 110 millions d'habitants dépendent à 97% du Nil pour leurs besoins hydriques, notamment pour l'agriculture.

Le Soudan a également fait part de son inquiétude.

Différentes tentatives de médiation depuis une décennie entre les trois pays - sous l'égide successivement des Etats-Unis, de la Banque mondiale, de la Russie, des Emirats arabes unis et de l'Union africaine - ont toutes échoué.


Les dernières sanctions américaines ciblent les réseaux de financement des Houthis, selon le Trésor

Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
Vendredi, l'administration Trump a imposé de nouvelles sanctions visant davantage les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen et le transfert de produits pétroliers, d'armes et d'autres équipements dits à double usage qui, selon elle, contribuent à financer le groupe. (AP/Photo d'archive)
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  • Depuis 2023, les Houthis ont lancé de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël

WASHINGTON : L’administration Trump a annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, ainsi que le transfert de produits pétroliers, d’armes et d’autres équipements dits à double usage, qui auraient financé le groupe.

Cette action cible 21 personnes et entités ainsi qu’un navire, incluant certaines sociétés-écrans présumées au Yémen, à Oman et aux Émirats arabes unis, a indiqué l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Trésor dans un communiqué.

« Les Houthis menacent les États-Unis en commettant des actes de terrorisme et en attaquant des navires commerciaux transitant par la mer Rouge », a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Cette mesure s’inscrit dans la continuité des actions précédentes du Trésor pour faire pression sur les « vastes réseaux de génération de revenus et de contrebande des Houthis, qui permettent au groupe de maintenir sa capacité à mener des activités régionales déstabilisatrices », y compris les attaques en mer Rouge.

Le point central du nouveau paquet de sanctions est Janat Al Anhar General Trading LLC, l’un des nœuds financiers les plus sensibles du réseau extérieur des Houthis.

Bien que la société soit enregistrée aux Émirats, selon des sources consultées par Al-Masdar Online, elle fonctionne pratiquement comme une chambre de compensation pour les transferts d’argent du marché noir liés aux Houthis. Elle traite des fonds utilisés par des commerçants affiliés au groupe pour acheter des marchandises de contrebande, des pièces détachées, du matériel et même des cargaisons liées à l’armement en provenance de Chine et d’autres pays.

Janat Al Anhar relie un réseau de commerçants à Sanaa à des circuits financiers externes aux Émirats et au-delà, permettant aux Houthis de gérer des flux financiers parallèles hors du système bancaire officiel et à l’abri de la surveillance.

Janat Al Anhar est le nouveau nom commercial d’Abu Sumbol General Trading LLC après sa désignation en 2024 pour soutien à Sa’id Al-Jamal, facilitateur financier des Houthis basé en Iran.

Les sociétés émiraties Al Sharafi Oil Companies Services et Adeema Oil FZC, détenues par Waleed Fathi Salam Baidhani, ainsi qu’Arkan Mars Petroleum DMCC, ont également été désignées comme facilitatrices majeures pour le pétrole et le gaz au profit des Houthis.

« Ces sociétés reçoivent un soutien financier du gouvernement iranien et maintiennent des liens avec des ressortissants iraniens », note le Trésor.

Également sanctionnée, Alsaa Petroleum and Shipping FZC (Alsaa), détenue par le ressortissant iranien Imran Asghar, facilite les transactions financières entre le gouvernement iranien et les sociétés pétrolières affiliées aux Houthis. Alsaa a également agi comme société-écran pour effectuer des paiements et examiner des transactions pour Arkan Mars Petroleum DMCC.

Le Trésor américain a aussi désigné New Ocean Trading FZE (New Ocean) comme agent d’une société yéménite qui se procurait du matériel militaire pour les Houthis.

« New Ocean a importé des dispositifs de communication, des systèmes techniques et de contrôle, des ordinateurs, de l’électronique, du matériel de forage, des matériaux industriels et électriques et des systèmes énergétiques vers les zones contrôlées par les Houthis au Yémen », précise l’agence américaine.

« New Ocean a fourni des services logistiques et financiers à l’importateur de pétrole Houthi Arkan Mars Petroleum Company en tant qu’expéditeur d’une cargaison de carburant entre Sharjah (Émirats) et Ras Isa (Yémen).

« Suite à cette action, tous les biens et intérêts dans les biens des personnes désignées ou bloquées, situés aux États-Unis ou en possession ou sous contrôle de ressortissants américains, sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC. »

« De plus, toute entité possédée, directement ou indirectement, à hauteur de 50 % ou plus par une ou plusieurs personnes bloquées est également bloquée. Sauf autorisation par une licence générale ou spécifique délivrée par l’OFAC, ou exemption, la réglementation de l’OFAC interdit généralement toutes les transactions par des ressortissants américains ou aux États-Unis impliquant des biens ou intérêts de personnes bloquées. »

Depuis 2023, les Houthis ont mené de nombreuses attaques contre des navires en mer Rouge qu’ils considèrent liés à Israël, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens face à la guerre israélienne à Gaza.

L’influence régionale de Téhéran a été affaiblie par les attaques israéliennes contre ses proxies, y compris les Houthis au Yémen.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le roi Salmane d’Arabie saoudite quitte l’hôpital après des examens médicaux à Riyad

Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
Aucune autre information n'a été fournie concernant son état de santé ou tout autre détail médical. (AFP)
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RIYAD : Le roi Salmane d’Arabie saoudite a quitté vendredi soir l’hôpital spécialisé King Faisal de Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Le souverain y avait effectué des examens médicaux, avait indiqué plus tôt l’Agence.

Selon le communiqué, les résultats des examens se sont révélés « rassurants ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com