L'Arabie saoudite condamne toute opération terrestre israélienne menaçant la vie des civils palestiniens

Des frappes aériennes israéliennes ont détruit des centaines de bâtiments à Gaza pendant la nuit, a déclaré le service de la défense civile le 28 octobre 2023. (AFP)
Des frappes aériennes israéliennes ont détruit des centaines de bâtiments à Gaza pendant la nuit, a déclaré le service de la défense civile le 28 octobre 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 29 octobre 2023

L'Arabie saoudite condamne toute opération terrestre israélienne menaçant la vie des civils palestiniens

  • Le Royaume a mis en garde contre le danger de la poursuite des violations flagrantes et injustifiées du droit international
  • Il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à mettre fin immédiatement à l'opération militaire

RIYAD : L'Arabie saoudite a condamné toute opération terrestre d'Israël susceptible de menacer la vie des civils palestiniens et de les exposer à davantage de dangers et de conditions inhumaines, a déclaré samedi le ministère des Affaires étrangères.

«Le royaume d'Arabie saoudite suit avec une grande inquiétude l'escalade militaire israélienne dans la bande de Gaza à la suite des opérations terrestres menées par l'armée israélienne dans l'enclave palestinienne », indique le communiqué.

Le Royaume a mis en garde «contre le danger de poursuivre ces violations flagrantes et injustifiées du droit international contre le peuple palestinien frère», affirmant que «cela a de graves répercussions sur la stabilité de la région ainsi que sur la paix et la sécurité régionales et internationales».

L'Arabie saoudite a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à mettre fin immédiatement à cette opération militaire, conformément à une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée vendredi, «afin d'épargner le sang des innocents, de préserver les infrastructures et les intérêts vitaux, de respecter le droit humanitaire international et de permettre aux organisations humanitaires et de secours d'acheminer sans obstacle l'aide humanitaire urgente et nécessaire aux civils de la bande de Gaza».

Cette déclaration intervient après que l'armée israélienne a martelé sans relâche le territoire samedi, à la suite d'un violent bombardement nocturne qui, selon les secouristes, a détruit des centaines de bâtiments, trois semaines après le début d'une guerre déclenchée par l'attentat le plus meurtrier de l'histoire du pays.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a averti samedi que des milliers d'autres civils risquaient de mourir alors qu'Israël étendait son opération terrestre à Gaza.

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohamed Ben Abdulrahmane, a déclaré sur X, anciennement Twitter, qu'une «escalade terrestre israélienne aurait des conséquences désastreuses pour les civils et des impacts humanitaires et économiques dévastateurs». Une déclaration du ministère des Affaires étrangères du Qatar a exprimé «le rejet total des bombardements indiscriminés de la bande de Gaza et des tentatives de déplacement forcé de sa population.»

Le haut diplomate du Qatar a déclaré que les «efforts de médiation pour libérer les otages civils» et «mettre fin à la guerre» étaient en cours. Oman a accusé Israël de commettre des «crimes de guerre» à Gaza et a mis en garde contre toute manœuvre terrestre supplémentaire.

L'escalade de la «guerre brutale d'Israël contre la bande de Gaza constitue des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité», a déclaré un communiqué du ministère des Affaires étrangères relayé par l'agence de presse officielle d'Oman, Oman News Agency.

Oman a également mis en garde contre les effets déstabilisateurs d'une invasion terrestre à grande échelle, tandis que le Qatar a déclaré qu'une «escalade terrestre» risquerait «la sécurité des civils et des otages à Gaza.»

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, le Koweït a déclaré que «toute invasion terrestre de Gaza... démontrera que l'occupation israélienne est déterminée à continuer de commettre des crimes contre le peuple palestinien fraternel».

Le Conseil de coopération du Golfe, composé de six membres, a condamné l'escalade militaire à Gaza comme une «violation du droit international» et a appelé à une fin immédiate des hostilités.

(Avec l’AFP)

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.