Libye: un Forum économique pour la reconstruction de Derna

La Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, est gouvernée par deux exécutifs rivaux: l'un à Tripoli (ouest), dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU, l'autre dans l'Est, incarné par le Parlement et affilié au camp du maréchal Khalifa Haftar. (Photo, AFP)
La Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, est gouvernée par deux exécutifs rivaux: l'un à Tripoli (ouest), dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU, l'autre dans l'Est, incarné par le Parlement et affilié au camp du maréchal Khalifa Haftar. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 01 novembre 2023

Libye: un Forum économique pour la reconstruction de Derna

  • « Plus de 400 participants et 260 entreprises» d'une dizaine de pays, «dont les Etats-Unis, la France, la Russie, la Chine et la Turquie», étaient représentés à à l'ouverture du Forum
  • Le Forum, organisé par «le gouvernement libyen et le commandement des forces armées» loyales à l'homme fort de l'Est, se déroule sur deux jours, le premier à Derna et le deuxième à Benghazi, fief d'Haftar

DERNA: Plus de 260 entreprises locales et étrangères assistent mercredi à un forum international organisé par le gouvernement de l'Est de la Libye, devant réunir les propositions pour la reconstruction de Derna, sinistrée par des inondations meurtrières en septembre.

Pourtant non reconnu internationalement, l'exécutif parallèle avait annoncé, après la tragédie de Derna, une grande conférence internationale pour le 10 octobre, reportée à début novembre.

Face au scepticisme de la communauté internationale notamment de l'ONU et des Etats-Unis, le gouvernement de l'Est avait revu ses ambitions à la baisse évoquant une rencontre "ouverte aux entreprises internationales" et libyennes.

"Plus de 400 participants et 260 entreprises" d'une dizaine de pays, "dont les Etats-Unis, la France, la Russie, la Chine et la Turquie", étaient représentés à à l'ouverture du Forum, a indiqué le comité organisateur dans un communiqué transmis à l'AFP.

Dans la nuit du 10 au 11 septembre, la tempête Daniel a frappé la côte est de la Libye, provoquant des inondations amplifiées par la rupture de deux barrages en amont de Derna, qui ont fait des milliers de morts et disparus et plus de 40 000 déplacés.

La Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, est gouvernée par deux exécutifs rivaux: l'un à Tripoli (ouest), dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l'ONU, l'autre dans l'Est, incarné par le Parlement et affilié au camp du maréchal Khalifa Haftar.

Le Forum, organisé par "le gouvernement libyen et le commandement des forces armées" loyales à l'homme fort de l'Est, se déroule sur deux jours, le premier à Derna et le deuxième à Benghazi, fief d'Haftar, qui était assis au premier rang lors de la cérémonie d'ouverture.

La mission de l'Union européenne en Libye a dit son intention d'"uniquement participer en tant qu'observateur au niveau technique".

"Notre participation ne constituera pas une approbation d'une quelconque initiative unilatérale de reconstruction, ni du statut d'un quelconque participant libyen", a précisé l'UE dans un communiqué.

A propos de la Conférence voulue par l'Est, les Etats-Unis avaient estimé, fin septembre via leur ambassadeur en Libye Richard Norland, qu'il "serait beaucoup plus efficace si elle était menée conjointement" par les deux camps rivaux. Ils avaient aussi demandé que "les fonds soient utilisés de façon transparente" et aillent "aux personnes dans le besoin".


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Short Url
  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Short Url

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com