Guerre à Gaza: HRW appelle les utilisateurs des réseaux sociaux à signaler la censure

HRW a précisé qu’elle avait enregistré de nombreux cas de censure depuis le 7 octobre, date à laquelle Israël a commencé son assaut sur Gaza. (Instagram)
HRW a précisé qu’elle avait enregistré de nombreux cas de censure depuis le 7 octobre, date à laquelle Israël a commencé son assaut sur Gaza. (Instagram)
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Publié le Mercredi 01 novembre 2023

Guerre à Gaza: HRW appelle les utilisateurs des réseaux sociaux à signaler la censure

  • L’ONG a précisé qu’elle avait enregistré de nombreux cas de censure, notamment sur les plates-formes Instagram et Facebook de Meta, depuis le 7 octobre
  • HRW s’est engagée à «anonymiser toute information» envoyée par les utilisateurs des réseaux sociaux

LONDRES: L’organisation Human Rights Watch (HRW) appelle les gens à documenter et à signaler la censure en ligne liée au conflit israélo-palestinien, a déclaré l’ONG dans une publication Instagram mardi.

L’organisation a précisé qu’elle avait enregistré de nombreux cas de censure, notamment sur les plates-formes Instagram et Facebook de Meta, depuis le 7 octobre, date à laquelle Israël a commencé son assaut sur Gaza.

Les rapports publics soumis à HRW doivent inclure des captures d’écran, la plate-forme sur laquelle le contenu a été partagé, le pays à partir duquel il a été publié, la forme de censure subie (comme la suppression ou le shadow banning), toute notification de la plate-forme, les chiffres d’engagement antérieurs, l’URL du compte affecté, les informations sur les procédures de recours ainsi que tout autre détail pertinent.

HRW s’est engagée à «anonymiser toute information» envoyée par les utilisateurs, ajoutant qu’aucun contenu ne sera partagé ou publié sans le «consentement explicite et éclairé» de la personne concernée.

Des utilisateurs de réseaux sociaux ont indiqué à Arab News que des messages et des comptes sur des plates-formes comme TikTok, Instagram de Meta et X de Musk ont été suspendus ou interdits après avoir partagé du contenu propalestinien à la suite du bombardement intensif de Gaza par Israël.

HRW s’est engagée à «anonymiser toute information» envoyée par les utilisateurs, ajoutant qu’aucun contenu ne sera partagé ou publié sans le «consentement explicite et éclairé» de la personne concernée (Photo, Instagram)
HRW s’est engagée à «anonymiser toute information» envoyée par les utilisateurs, ajoutant qu’aucun contenu ne sera partagé ou publié sans le «consentement explicite et éclairé» de la personne concernée (Photo, Instagram)

En octobre, 48 organisations, dont 7amleh, le Centre arabe pour l’avancement des médias sociaux, qui défend les droits numériques des Palestiniens, ont publié un communiqué dans laquelle elles expriment leurs préoccupations quant à la «censure importante et disproportionnée des voix palestiniennes par le biais de suppressions de contenu et de la dissimulation de hashtags, entre autres violations».

Le communiqué appelle les géants de la technologie à respecter les droits des Palestiniens à la liberté d’expression, à l’accès à l’information, à la liberté de réunion et à la participation politique.

Arab News a également rapporté qu’une campagne publicitaire réalisée par l’État d’Israël était apparue sur les fils d’actualité de nombreux utilisateurs de X, en contradiction apparente avec les lignes directrices de la plate-forme en matière de politique.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com