Liban: quatre membres de la famille d'un journaliste tués dans une frappe israélienne

De la fumée noire s'élève d'une frappe aérienne israélienne à la périphérie d'Aita al-Shaab, un village frontalier libanais avec Israël au sud du Liban, le samedi 4 novembre 2023. (AP)
De la fumée noire s'élève d'une frappe aérienne israélienne à la périphérie d'Aita al-Shaab, un village frontalier libanais avec Israël au sud du Liban, le samedi 4 novembre 2023. (AP)
Short Url
Publié le Lundi 06 novembre 2023

Liban: quatre membres de la famille d'un journaliste tués dans une frappe israélienne

  • La zone frontalière entre le Liban et Israël est le théâtre d'échanges de tirs fréquents entre l'armée israélienne et le Hezbollah
  • Les victimes de la frappe israélienne dans le sud du Liban dimanche sont la sœur du journaliste Samir Ayoub, et les trois petites-filles de sa sœur

BEYROUTH : Quatre membres de la famille d'un journaliste libanais, parmi lesquels trois enfants, ont été tués dimanche par une frappe israélienne sur leur voiture dans le sud du Liban, selon un média d'Etat.

Peu après, le Hezbollah libanais a annoncé --pour la première fois depuis le début des violences transfrontalières-- avoir tiré des roquettes Katioucha sur Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, en représailles à ce "crime sauvage".

Le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari a indiqué dimanche soir que son armée avait "frappé des cibles du Hezbollah (...) en réponse à un tir de missile anti-tank qui a tué un civil israélien", sans préciser où il a été tué.

Il a ajouté que parmi les cibles il y avait des "véhicules" ainsi qu'une rampe de missile de longue portée détruit par l'aviation.

La zone frontalière entre le Liban et Israël est le théâtre d'échanges de tirs fréquents entre l'armée israélienne et le Hezbollah pro-iranien notamment, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée le 7 octobre par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien sur le sol israélien.

Les victimes de la frappe israélienne dans le sud du Liban dimanche sont la sœur du journaliste Samir Ayoub, et les trois petites-filles de sa sœur, âgées de 14, 12 et 10 ans, selon l'agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le journaliste, qui était au volant de sa voiture, a été blessé. Les membres de sa famille le suivaient dans une autre, sur la route entre les localités de Aïnata et Aïtaroun.

Samir Ayoub est le correspondant local d'une radio libanaise, "La voix du peuple", et intervient sur des médias russes également comme expert, a indiqué une source de cette radio à l'AFP.

Plus tard dans la soirée, il est apparu à l'écran de la chaîne locale al-jadeed, la chemise maculée de sang, racontant comment il a "retiré du véhicule" de sa soeur qui roulait derrière lui, le corps de sa nièce, seule survivante parmi les cinq passagères.

Drones 

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a dénoncé un "crime abject commis par l'ennemi israélien", affirmant que les victimes avaient été visées par des drones.

De son côté, le chef de la diplomatie libanaise Abdallah Bou Habib, cité par le ministère des Affaires étrangères sur X (ex-Twitter), a déclaré qu'il saisira le Conseil de sécurité de l'ONU lundi, "en réponse au crime commis par Israël à Aïnata".

Le 13 octobre, un journaliste de Reuters, Issam Abdallah, avait été tué et six autres, dont deux de l'AFP, avaient été blessés, alors qu'ils couvraient les violences dans le sud du Liban.

Les autorités libanaises avaient accusé Israël.

Dimanche matin, quatre secouristes avaient été blessés dans le sud du Liban dans un bombardement israélien contre deux ambulances appartenant à une association locale, avaient rapporté cette association et l'Ani.

Depuis le 7 octobre, 81 personnes ont péri du côté libanais, dont au moins 11 civils, selon un décompte de l'AFP.

Trois combattants du Hezbollah ont été tués dimanche selon cette formation, portant à 59 le nombre de ses membres tués du côté libanais.

Six soldats et deux civils ont été tués du côté israélien, d'après les autorités.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.