Tunisie: L'économie au ralenti malgré le retour du tourisme, selon la Banque mondiale

Le président tunisien Kais Saied (Photo, AFP).
Le président tunisien Kais Saied (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 07 novembre 2023

Tunisie: L'économie au ralenti malgré le retour du tourisme, selon la Banque mondiale

  • Selon l'institution, la croissance en Tunisie a atteint 1,2% en rythme annuel au premier semestre
  • La croissance est faible malgré un net rebond du tourisme, qui a augmenté de près de 50% fin août

WASHINGTON: L'économie tunisienne a ralenti durant la première moitié de l'année malgré une forte reprise du tourisme, important contributeur de croissance du pays, a estimé lundi la Banque mondiale (BM) dans son rapport semestriel.

Selon l'institution, la croissance en Tunisie a atteint 1,2% en rythme annuel au premier semestre, soit moitié moins qu'en 2022, et même un quart de celle de 2021, année de reprise après le choc lié à la pandémie de Covid-19.

Principale cause avancée, la sécheresse qui touche le pays depuis le début de l'année, réduisant la production de l'important secteur agricole tunisien, et limitant la production d'électricité du fait d'un assèchement des barrages.

La croissance est faible malgré un net rebond du tourisme, qui a augmenté de près de 50% fin août comparé à la même période un an plus tôt, contribuant à 0,8 point de pourcentage de la croissance nationale.

Le tourisme a également permis à la Tunisie de rééquilibrer partiellement son déficit de compte courant en ramenant des devises dans un pays qui en a particulièrement besoin.

Plus largement, "la hausse des exportations de textiles, machineries et huile d'olive, combinée à la reprise du tourisme, a aidé à réduire le déficit externe", a souligné Alexandre Arrobio, directeur de la Banque mondiale dans le pays.

Mais pour l'heure, la Tunisie reste confrontée à des difficultés d'accès au financement international, du fait d'un déficit public persistant et d'un taux d'endettement élevé, passé de 66,9% à 79,4% du PIB entre 2017 et 2022.

Reformes refusées 

Dans le même temps, le pays refuse toujours les réformes proposées par le Fonds monétaire international (FMI) et qui lui permettraient de valider un plan d'aide économique.

Pourtant, ces réformes sont nécessaires, selon M. Arrobio, qui estime que "renforcer la concurrence, créer de l'espace budgétaire et investir dans l'adaptation au changement climatique sont des actions cruciales pour ramener de la croissance et construire une économie résiliente".

Face aux difficultés, l'émigration a fortement augmenté ces dernières années, les transferts financiers issus de la diaspora augmentant également, pour représenter désormais environ 6,6% du PIB. Cependant parallèlement, la fuite des compétences vient réduire le potentiel de croissance.

L'immigration représente 0,5% de la population totale, avec des migrants en grande partie en transit vers l'Europe.

La BM estime qu'une meilleure coopération, tant avec les pays de destination de sa propre migration, que des pays d'origines des personnes entrant sur son territoire, pourrait avoir un impact positif sur la croissance tunisienne, si les mouvements de populations répondaient mieux aux besoins de part et d'autre.

La Tunisie est confrontée à une crise économique et financière sans précédent, avec une inflation qui atteignait encore 9,3% en août, et était plus élevée pour les produits alimentaires.

Le président tunisien Kais Saied a limogé mi-octobre son ministre de l'Economie, et refuse les propositions de réforme du FMI qu'il a comparées à un "diktat".


Pourparlers entre les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie autour de l'escalade militaire dans la région

Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi des répercussions de l'escalade militaire dans la région. (SPA)
Short Url
  • L'impact de l'escalade militaire dans la région sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité régionale ont été discutés
  • Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité

DJEDDAH : Les dirigeants de l'Arabie saoudite, du Qatar et de la Jordanie ont discuté lundi à Djeddah des répercussions de l'escalade militaire dans la région et des risques qu'elle fait peser sur la liberté de navigation internationale et la sécurité des approvisionnements énergétiques, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

L'impact de l'escalade sur l'économie mondiale et la coordination des efforts conjoints pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales ont également été discutés lors de la réunion organisée par le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et à laquelle ont participé l'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le roi Abdallah II de Jordanie.

Les dirigeants ont souligné que la poursuite des attaques iraniennes contre les pays du Conseil de coopération du Golfe et la Jordanie, visant des infrastructures vitales et civiles, constitue une escalade dangereuse qui menace la sécurité et la stabilité de la région.

Cette réunion intervient alors que l'Iran continue de cibler le Royaume, le Qatar et la Jordanie avec des drones et des missiles.


L'armée israélienne dit frapper des cibles du Hezbollah à Beyrouth

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars. (AFP)
Short Url
  • Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV
  • Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi mener des frappes à Beyrouth contre des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, un allié de Téhéran, plus d'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

L'armée "a commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah terroriste à Beyrouth", indique un court communiqué militaire.

Une frappe a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement lancé par l'armée israélienne aux habitants de sept quartiers, selon des images de l'AFPTV.

Les images retransmises en direct montrent un épais panache de fumée s'élever du site touché par la frappe sur cette vaste zone, bastion du Hezbollah pro-iranien pilonné par Israël et vidé d'une grande partie de ses habitants depuis le 2 mars.

 

 

 


L'Iran confirme la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution

L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière. (AFP)
Short Url
  • L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière
  • Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News

TEHERAN: L'Iran a confirmé lundi la mort du commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, Alireza Tangsiri, qu'Israël avait dit avoir tué la semaine dernière.

Tangsiri, l'un des visages des forces armées les plus connus du grand public, "a succombé à des blessures graves", ont indiqué les Gardiens, l'armée idéologique iranienne, sur leur site Sepah News.