Les combats au Soudan s'approchent de la frontière du Soudan du Sud, s'inquiète l'ONU

Un homme se tient près d'un incendie qui fait rage dans un marché de bétail à al-Fasher, la capitale de l'État soudanais du Darfour (Photo, AFP).
Un homme se tient près d'un incendie qui fait rage dans un marché de bétail à al-Fasher, la capitale de l'État soudanais du Darfour (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 07 novembre 2023

Les combats au Soudan s'approchent de la frontière du Soudan du Sud, s'inquiète l'ONU

  • La région riche en pétrole connaît depuis longtemps des tensions entre la communauté Ngok Dinka et les éleveurs misseriya
  • Abyei, pris en étau entre le Soudan et le Soudan du Sud, est un point de crispation entre les deux pays

NATIONS UNIES: Les combats entre les forces des deux généraux qui se disputent le pouvoir au Soudan se rapprochent de la frontière avec le Soudan du Sud et de la région d'Abyei, disputée entre les deux pays, s'est inquiétée lundi une représentante de l'ONU.

Le conflit qui a éclaté au Soudan en avril entre l'armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les Forces de soutien rapide (FSR, paramilitaires) du général Mohamed Hamdane Daglo a "d'importantes conséquences humanitaires, sécuritaires, économiques et politiques qui inquiètent les dirigeants du Soudan du Sud", a déclaré l'émissaire de l'ONU pour la Corne de l'Afrique Hanna Tetteh.

"Avec les développements militaires au Soudan, et récemment la prise par les FSR de l'aéroport et du champ de pétrole de Belila (dans l'Etat soudanais du Kordofan-Ouest), la confrontation militaire entre les FAS (forces armées soudanaides) et les FSR se rapproche de la limite d'Abyei et de la frontière avec le Soudan du Sud", a-t-elle ajouté, lors d'un Conseil de sécurité consacré au sujet.

Mme Tetteh a précisé qu'avec cette offensive dans le Kordofan-Ouest, les FSR controlent "une partie de la frontière avec le Soudan du Sud".

Notant la "proximité" de certains groupes de la tribu des Misseriya avec les Forces de soutien rapide et "les campagnes de recrutement des parties belligérantes", elle s'est inquiétée des impacts pour ce territoire disputé, en particulier sur "la coexistence déjà fragile entre les Misseriya et les Ngok Dinka".

Tensions 

La région riche en pétrole connaît depuis longtemps des tensions entre la communauté Ngok Dinka et les éleveurs misseriya qui traversent la région à la recherche de pâturages.

Abyei, pris en étau entre le Soudan et le Soudan du Sud, est un point de crispation entre les deux pays depuis l'indépendance du Sud en juillet 2011.

Et le conflit qui a éclaté en avril au Soudan "a interrompu des signes de dialogue encourageants entre le Soudan et le Soudan du Sud", a commenté le patron des opérations de maintien de la paix de l'ONU Jean-Pierre Lacroix. "Cela a suspendu le processus politique concernant le statut final d'Abyei et les questions frontalières."

Le Conseil de sécurité doit se prononcer d'ici la fin du mois sur la prolongation de la mission de maintien de la paix de l'ONU à Abyei (Fisnua), établie en 2011 et qui compte actuellement quelque 4.000 militaires et policiers.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.