Donald Trump, comme un volcan dans un tribunal

L'ancien président américain Donald Trump quitte la salle d'audience de la Cour suprême de l'État au premier jour de son procès pour fraude civile, le 2 octobre 2023 à New York (Photo, AFP).
L'ancien président américain Donald Trump quitte la salle d'audience de la Cour suprême de l'État au premier jour de son procès pour fraude civile, le 2 octobre 2023 à New York (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 07 novembre 2023

Donald Trump, comme un volcan dans un tribunal

  • Bras croisés, il fixe, tête un peu penchée, le procureur Kevin Wallace, qui l'assaille de questions
  • A sa droite, le juge Arthur Engoron, 74 ans, cheveux blancs légèrement ébouriffés, n'est pas en reste

NEW YORK: Avec ses lustres blancs, ses bancs en bois et sa grande fresque au mur, c'est une salle d'audience propice aux solennités judiciaires, au coeur du quartier new-yorkais des tribunaux de Manhattan: la déposition sous serment d'un ex-président américain, Donald Trump, pugnace et défiant à son procès civil, y a pourtant fait régner un climat volcanique.

Il est 10H00 (15H00 GMT) quand le milliardaire républicain de 77 ans se lève des bancs de la défense pour faire quelques pas et poser sa carrure imposante et légèrement voûtée juste à la gauche du juge Arthur Engoron, qui préside ce procès civil pour fraude financière.

Sous une grande fresque décorative aux couleurs passées célébrant l'adoption d'une "Charte des libertés" en 1683, surmontée de l'inscription en lettres dorées "IN GOD WE TRUST", Donald Trump, visage fermé, lève la main et jure de dire la vérité.

Le moment est historique: c'est la première fois depuis plus de 100 ans qu'un ancien président est appelé à témoigner pour sa défense lors d'un procès, depuis Theodore Roosevelt dans les années 1910.

Pendant quatre heures, entrecoupées d'une pause-déjeuner, le favori des républicains pour la prochaine présidentielle américaine du 5 novembre 2024, costume bleu marine, cravate et chemise assorties, alterne réponses longues, parfois argumentées, sur sa fortune qu'il est accusé d'avoir surévalué de manière colossale pour séduire les banques, et invectives contre cette justice qui serait aux ordres de ses adversaires politiques.

«C'est fini?»

Bras croisés, il fixe, tête un peu penchée, le procureur Kevin Wallace, qui l'assaille de questions sur ses somptueuses résidences Mar-a-Lago en Floride, Seven Springs dans un coin bucolique de la banlieue de New York, ses gratte-ciel de la Trump Tower ou du 40 Wall Street dans la mégapole américaine.

Mais à plusieurs reprises, son tempérament volcanique prend le dessus.

Donald Trump part dans une longue tirade contre le procès, une "ingérence électorale" menée par une "petite politicienne", la procureure générale Letitia James, et son juge, "très hostile".

"C'est fini?", le surprend alors Kevin Wallace en s'adressant à lui comme à un enfant en colère.

"C'est fini", consent Donald Trump.

A sa droite, le juge Arthur Engoron, 74 ans, cheveux blancs légèrement ébouriffés, n'est pas en reste, lors d'un procès qui sert aussi de ballon d'essai avant ceux qui attendent Donald Trump au pénal en 2024, notamment pour avoir tenté de renverser les résultats de la présidentielle de 2020.

Il lui demande des réponses courtes, "pas des discours". "Nous ne sommes pas à un meeting politique", lui lance le magistrat, dont l'agacement est parfois perceptible, au milieu de ses traits d'humour.

Au bout de quatre heures d'audition, Donald Trump n'a rien cédé, répétant encore et encore que les banques ont gagné de l'argent.

"Vous n'avez pas de dossier", lance-t-il, provocateur, au procureur.

Le juge le coupe: "mais c'est un disque rayé", plaisante-t-il.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.