Emmanuel Macron poursuit son inflexion sur Gaza et Israël

Le président français Emmanuel Macron (Photo, Reuters).
Le président français Emmanuel Macron (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 12 novembre 2023

Emmanuel Macron poursuit son inflexion sur Gaza et Israël

  • Après avoir organisé une conférence sur Gaza à Paris, le président français a lancé un nouvel appel à un cessez-le-feu humanitaire
  • En tournée dans la région, le président français s'était tout d'abord rendu en Israël, avant d'enchaîner sur Ramallah, Amman et le Caire

PARIS: Le président français Emmanuel Macron durcit le ton contre Israël, qu'il exhorte désormais avec insistance à cesser les bombardements tuant des civils à Gaza, et poursuit ainsi une inflexion de la position de la France conduite à petits pas depuis les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre.

Après avoir organisé une conférence sur Gaza à Paris, le président français a lancé un nouvel appel à un cessez-le-feu humanitaire en forme d'avertissement au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans un entretien à la BBC vendredi soir.

"De facto, aujourd'hui, des civils sont bombardés. Ces bébés, ces femmes, ces personnes âgées sont bombardés et tués", a-t-il déclaré. Il n'y a "aucune justification" et "aucune légitimité à cela. Nous exhortons donc Israël à arrêter", a-t-il souligné.

Le président français rappelle lui-même qu'il a été l'un des premiers à manifester son émotion et sa solidarité à Israël après l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a tué 1 200 personnes en Israël, très majoritairement des civils. Paris a aussi exprimé son soutien au droit d'Israël à se défendre.

"Maintenant, l'opération israélienne se poursuit à grande échelle au sol à Gaza, dans des conditions qui préoccupent le président de la République. Aujourd'hui, il y a trop de victimes à Gaza", estime-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat.

De fait, depuis le 7 octobre, M. Macron est à la recherche d'équilibres très complexes, cherchant à concilier le soutien à Israël, la singularité de la position française au Proche-Orient et la volonté d'éviter au maximum l'importation du conflit en France, où vivent côte-à-côte la plus importante communauté juive d'Europe et des millions de musulmans.

En tournée dans la région, les 24 et 25 octobre, le président français s'était tout d'abord rendu en Israël, avant d'enchaîner sur Ramallah, Amman et Le Caire. Une réponse aux critiques sur un alignement trop étroit de la position française sur Israël et une façon de démontrer que la France reste un interlocuteur privilégié des pays arabes.

Divisions politiques 

En exprimant avec des mots très concrets sa compassion pour les victimes civiles à Gaza, Emmanuel Macron cherche aujourd'hui à accompagner l'évolution du conflit. Et aussi l'émotion que suscite en France et ailleurs le bilan humain de cette guerre.

"Cela arrive tard. 10.000 morts plus tard. Mais il faut saluer cet appel que nous ne cessons de tenir et qui est le seul qui vaille: Cessez-le-feu à Gaza!", a réagi Mathilde Panot, la cheffe des députés de La France insoumise (LFI).

Au contraire, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a demandé "une clarification de la position de la France". "La responsabilité des morts civils à Gaza incombe au Hamas et non à Israël, comme celle des morts civils à Raqqa ou Mossoul incombait à l'Etat Islamique et non à la France", ajoute-t-il.

Depuis le 7 octobre, selon le Hamas, les bombardements israéliens ont fait 11 078 morts dans la bande de Gaza, essentiellement des civils, parmi lesquels 4 506 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Ce souci d'équilibre se retrouve sur la scène intérieure française. Le chef de l'Etat a longtemps laissé planer l'incertitude sur sa participation à la "grande marche" contre l'antisémitisme qui se tiendra dimanche à Paris à l'appel de la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et du président du Sénat, Gérard Larcher.

Il a finalement tranché, il n'ira pas. Mais il a salué la tenue de rassemblements partout en France. Ils sont "un motif d'espérance", a-t-il fait savoir, alors que le nombre d'actes hostiles aux juifs a explosé depuis l'attaque du Hamas et la riposte militaire d'Israël.

Loin de toute union nationale, cette marche a donné lieu à une vive controverse politique. Les partis d'extrême droite Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen et Reconquête! d'Eric Zemmour entendent y participer, ce qui a suscité de vives critiques à gauche et le boycott de La France insoumise (LFI).

A sa façon, M. Macron est lui-même entré dans le débat. ll a singularisé l'extrême droite en dénonçant ceux qui "prétendent soutenir nos compatriotes de confession juive en confondant le rejet des musulmans et le soutien des juifs".

Notant beaucoup de "confusion" et de "récupération", il a assuré samedi en marge des commémorations du 11-Novembre que son rôle était de "bâtir l'unité du pays".


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".