Un casque bleu blessé par balle dans le sud du Liban

Un membre de l'équipe de déminage est photographié lors d'une visite par le ministre français de la Défense de la base du contingent français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) dans le village de Deir Kifa, au sud du Liban, le 2 novembre 2023. (AFP).
Un membre de l'équipe de déminage est photographié lors d'une visite par le ministre français de la Défense de la base du contingent français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) dans le village de Deir Kifa, au sud du Liban, le 2 novembre 2023. (AFP).
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Publié le Dimanche 12 novembre 2023

Un casque bleu blessé par balle dans le sud du Liban

  • La déclaration de la Finul n'indique pas si l'incident est lié aux échanges de tirs fréquents à la frontière entre le Liban et Israël, principalement entre le Hezbollah libanais et l'armée israélienne
  • «Peu après minuit, la nuit dernière, des soldats de la paix se trouvant dans une position de la Finul, près d'al-Qaouzah, ont signalé avoir entendu des coups de feu à proximité», a déclaré le porte-parole de la mission

BEYROUTH : La force de maintien de la paix de l'ONU au Liban (Finul) a annoncé que des tirs provenant d'une source non identifiée avaient blessé un de ses membres tôt dimanche, ajoutant que le soldat était dans un état stable.

La déclaration de la Finul n'indique pas si l'incident est lié aux échanges de tirs fréquents à la frontière entre le Liban et Israël, principalement entre le Hezbollah libanais et l'armée israélienne, depuis l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre qui a déclenché une guerre meurtrière à Gaza.

"Peu après minuit, la nuit dernière, des soldats de la paix se trouvant dans une position de la Finul, près d'al-Qaouzah, ont signalé avoir entendu des coups de feu à proximité", a déclaré le porte-parole de la mission, Andrea Tenenti, dans un communiqué.

"Un casque bleu a été touché par une balle et a subi une intervention chirurgicale. Il se rétablit et son état est actuellement stable", a-t-il précisé, ajoutant que l'origine des tirs était inconnue et que la Finul avait ouvert une enquête.

Fin octobre, un casque bleu avait été légèrement blessé par des tirs d'obus près du village frontalier de Hula, quelques heures après que la Finul eut déclaré qu'un obus avait touché son quartier général à Naqoura, près de la frontière israélo-libanaise.

"Les attaques contre les civils ou le personnel de l'ONU sont des violations du droit international qui peuvent constituer des crimes de guerre", souligne le communiqué.

M. Tenenti a exhorté "toutes les parties concernées à cesser le feu et à assurer la sécurité non seulement des soldats de la paix, mais aussi de tous les civils qui vivent à proximité de la Ligne bleue", la ligne de démarcation des Nations unies entre le Liban et Israël.

Dimanche, l'Agence nationale de presse libanaise (NNA) a indiqué que des avions et des drones israéliens avaient effectué des raids sur les zones frontalières, faisant état de tirs d'artillerie après minuit visant des sites, notamment près du village al-Qaouzah.

La communauté internationale craint une extension du conflit à la frontière entre le Liban et Israël.

Les tirs israéliens, dont certains visent des cibles en Syrie, ont tué au moins 70 combattants du Hezbollah depuis le début des hostilités, selon un décompte de l'AFP basé sur des déclarations du groupe chiite.

Au moins 12 autres combattants ont également été tués, ainsi que onze civils au Liban, dont un journaliste de Reuters.

Du côté israélien, au moins six soldats et deux civils ont péri.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.

 

 


Sous des chaleurs extrêmes, le hajj met les pélerins à rude épreuve

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures. (AFP)
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  • Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation
  • Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins

LA MECQUE: Sous des températures dépassant les 40°C, Inas Gamal s'est résolue à rester dans la chambre, climatisée, de son hôtel, pour faire, entre le lever et le coucher du soleil les prières du hajj, qui débute lundi en Arabie saoudite.

"Il fait très chaud, beaucoup plus que je ne l'imaginais", dit à l'AFP cette Egyptienne mère de quatre enfants, qui effectue pour la première fois le grand pèlerinage annuel musulman.

"Je n'arrive pas à m'adapter" à la chaleur extrême de la péninsule arabique, admet avec gêne cette quadragénaire, en ajustant ses lunettes de soleil.

"J'avais prévu de faire toutes mes prières à la Grande Mosquée", au coeur de laquelle trône la Kaaba, ce cube noir géant vers lequel les musulmans du monde entier se tournent pour prier, "mais je n'ai pas pu y aller pour les prières qui se tiennent en journée", explique-t-elle.

Le Centre national de météorologie prévoit des températures diurnes comprises entre 42 et 47 degrés pendant le hajj et sa série de rites codifiés se déroulant, souvent en plein air, sur plusieurs jours à la Mecque et dans ses environs.

Sous un soleil brûlant et dans une atmosphère étouffante, les pèlerins s'exposent aux coups de chaleur, malaises et même arrêts cardiaques.

Comme Mme Gamal, 1,5 million de fidèles sont déjà arrivés en Arabie saoudite pour effectuer ce pèlerinage, un des cinq piliers de l'islam, qui doit être entrepris par tout musulman au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

"Le seul obstacle" 

Pour beaucoup, la chaleur et l'aridité du climat sont un choc.

"Je veille à boire de grandes quantités d'eau et des boissons riches en sels et en minéraux, parce que nous transpirons en permanence et que nous sommes constamment en mouvement", assure à l'AFP Imad Ahmed, venu du Royaume-Uni.

Pour protéger les fidèles, les autorités ont déployé sur les esplanades de la Grande Mosquée  - dont le marbre blanc brûle sous le soleil de plomb - un puissant circuit de climatisation, que la télévision d'Etat saoudienne vante comme sans équivalent au monde.

Immenses ventilateurs, brumisateurs et systèmes de refroidissement des sols complètent le dispositif, tandis que des bouteilles d'eau glacée sont distribuées gratuitement aux pèlerins.

Mais quand même "il fait vraiment très chaud", souffle sous son chapeau Mohamed Nabil, Algérien venu d'Oran, où les températures ne dépassent actuellement pas les 25°C.

Pour ce professeur de 43 ans, qui explique parcourir plus de 30.000 pas par jour, la chaleur constitue "le seul obstacle" au plaisir d'accomplir les rites à La Mecque, berceau de l'islam.

Coups de chaleur 

Les stands de glaces sont pris d'assaut, les pèlerins faisant la queue pour obtenir un pot vendu environ deux euros.

La chaleur accablante pousse aussi des dizaines de fidèles à chercher refuge à l'ombre des bâtiments jouxtant la mosquée ou dans les galeries intérieures.

Certains rites du hajj restent particulièrement éprouvants, comme l'étape phare du Mont Arafat, mardi, où les pèlerins seront exposés au soleil brûlant sur un promontoire rocheux.

Le ministère saoudien de la Santé a annoncé samedi que ses équipes médicales avaient déjà pris en charge 144 personnes souffrant de coups de chaleur.

En 2024, plus de 1.300 pèlerins avaient péri sous des températures dépassant les 50°C, d'après les autorités.

Dans la vallée de Mina, près de La Mecque, où le pèlerinage doit se conclure avec le rituel de la lapidation de Satan, un hôpital se tient prêt à accueillir les personnes souffrant de coups de chaleur.

Sans cacher sa préoccupation, Jamil Abualenain, directeur général exécutif du Centre national de gestion des crises et des catastrophes sanitaires, y répète pour l'AFP les consignes de base: "consommer suffisamment d'eau, utiliser des parapluies et éviter toute exposition prolongée aux rayons du soleil".


L'Iran "n'abandonnera pas le Hezbollah", assure le groupe libanais

Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
Le Hezbollah a déclaré samedi qu’un message en provenance de Téhéran indiquait que l’Iran n’abandonnerait pas le groupe militant libanais, et que la dernière proposition de la République islamique visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran incluait un cessez-le-feu au Liban. (Reuters/File)
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  • Le Hezbollah affirme avoir reçu un message iranien confirmant que Téhéran continuera de soutenir le mouvement libanais malgré les tensions régionales et la guerre avec les États-Unis
  • Selon le Hezbollah, la dernière proposition iranienne transmise à Washington via des médiateurs pakistanais inclut un cessez-le-feu au Liban dans le cadre d’un accord visant une “fin permanente” du conflit

BEYROUTH: Le Hezbollah a affirmé samedi qu'un message en provenance de l'Iran montrait qu'il n'abandonnerait pas le groupe libanais pro-iranien, et que la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis incluait un cessez-le-feu au Liban.

Le Hezbollah a indiqué dans un communiqué que son chef Naïm Qassem avait reçu un message du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, assurant que l'Iran "ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah".

Dans la dernière proposition iranienne transmise à Washington par des médiateurs pakistanais visant à obtenir "une fin permanente" de la guerre, la demande d'inclure le Liban dans le cessez-le-feu a été mise en avant, ajoute le communiqué.