Les évacuations de Gaza vers l'Egypte ont repris, 500 binationaux évacués

Des civils et des sauveteurs cherchent des survivants parmi les décombres d'un bâtiment détruit à la suite d'un bombardement israélien à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 novembre 2023. (AFP).
Des civils et des sauveteurs cherchent des survivants parmi les décombres d'un bâtiment détruit à la suite d'un bombardement israélien à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 novembre 2023. (AFP).
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Publié le Dimanche 12 novembre 2023

Les évacuations de Gaza vers l'Egypte ont repris, 500 binationaux évacués

  • «Cinq cents détenteurs de passeports étrangers de 15 pays différents sont entrés en Egypte», a affirmé un responsable des services de sécurité égyptiens
  • Depuis le 1er novembre, des dizaines de blessés palestiniens ont été évacués vers des hôpitaux égyptiens. Et des centaines de binationaux et étrangers, notamment des Américains, Français, ou Allemands ont également traversé Rafah

RAFAH : Quelque 500 étrangers et binationaux, ainsi que des blessés palestiniens, ont été évacués dimanche de la bande de Gaza bombardée par Israël vers l'Egypte, a-t-on appris des deux côtés de la frontière.

"Cinq cents détenteurs de passeports étrangers de 15 pays différents sont entrés en Egypte", a affirmé à l'AFP un responsable des services de sécurité égyptiens sous le couvert de l'anonymat.

La chaîne Alqahera News, proche des services de renseignement égyptiens, a de son côté rapporté que "sept blessés palestiniens" avaient également été autorisés à traverser le terminal, fermé vendredi et samedi.

L'Autorité en charge des frontières au sein du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza avait appelé dès samedi soir "l'ensemble des détenteurs de passeports étrangers et les personnes inscrites sur les listes d'évacuation" à se présenter au terminal, situé à la pointe sud de la bande de Gaza et qui mène vers le Sinaï égyptien.

Depuis le 1er novembre, des dizaines de blessés palestiniens ont été évacués vers des hôpitaux égyptiens. Et des centaines de binationaux et étrangers, notamment des Américains, Français, ou Allemands ont également traversé Rafah.

Le terminal n'a cependant pas pu ouvrir tous les jours, le Hamas réclamant des garanties de sécurité pour les ambulances transportant des blessés à évacuer après le bombardement de l'une d'elles par l'armée israélienne, qui accuse le mouvement islamiste d'utiliser hôpitaux et ambulances pour lancer des attaques.

Parmi les personnes évacuées dimanche de Gaza via Rafah figurent notamment des Polonais dont le nombre n'a pas été précisé, 101 Roumains et 60 Russes, ont annoncé leurs pays respectifs.

La guerre entre Israël et le Hamas, entrée dans son 37e jour dimanche, a été déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien depuis la bande de Gaza qu'il contrôle. Cette attaque a fait environ 1 200 morts, selon les autorités israéliennes.

En représailles, Israël a juré d'"anéantir" le Hamas, pilonnant sans relâche le territoire assiégé où s'entassent 2,4 millions de Palestiniens. Le ministère de la Santé du Hamas recensait plus de 11 000 morts vendredi. Il n'a pas publié de nouveau bilan depuis en raison des difficultés de communication et de déplacement des ambulances.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.