Le Royaume-Uni et l'Union européenne en 15 dates

Le Premier ministre britannique Boris Johnson fait des gestes alors qu'il tient une conférence de presse à distance pour informer le pays de l'accord commercial post-Brexit, à l'intérieur du 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 24 décembre 2020. (AFP)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson fait des gestes alors qu'il tient une conférence de presse à distance pour informer le pays de l'accord commercial post-Brexit, à l'intérieur du 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 24 décembre 2020. (AFP)
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Publié le Jeudi 24 décembre 2020

Le Royaume-Uni et l'Union européenne en 15 dates

  • Les relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ont traversé de nombreuses étapes difficiles
  • Le Premier ministre Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé jeudi un accord post-Brexit

PARIS : Retour sur les grandes étapes des difficiles relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

- Intégration européenne -

- 9 août 1961: première candidature d'adhésion du Royaume-Uni à la Communauté économique européenne (CEE), l'ancêtre de l'UE, déposée par le Premier ministre conservateur Harold Macmillan.

- 14 janvier 1963: premier veto du général de Gaulle à l'entrée du Royaume-Uni, suivi d'un second le 27 novembre 1967.

- 1er janvier 1973: le Royaume-Uni intègre la CEE, en même temps que l'Irlande et le Danemark.

- 5 juin 1975: lors d'un référendum sur le maintien de leur pays dans la CEE, les Britanniques votent «oui» à plus de 67%.

- Virage Thatcher -

- 30 novembre 1979: la Première ministre conservatrice Margaret Thatcher demande un rabais de la participation britannique au budget européen, via la fameuse expression «I want my money back» («Rendez-moi mon argent»). Elle l'obtient en 1984. Elle s'opposera en 1988 à toute évolution fédérale de la construction européenne.

- Clause d'exemption -

- 7 février 1992: signature du traité de Maastricht, deuxième acte fondamental de la construction européenne après le Traité de Rome de 1957. Le Royaume-Uni bénéficie d'une clause d'exemption («opt-out») lui permettant de ne pas rejoindre la monnaie unique.

- 23 juillet 1993: le Premier ministre conservateur John Major arrache au Parlement la ratification du traité de Maastricht après avoir menacé de démissionner.

- Victoire du «leave» -

- 23 juin 2016: lors d'un référendum organisé après la victoire des conservateurs aux législatives de 2015, les Britanniques votent à 51,9% pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Le Premier ministre conservateur David Cameron, partisan du maintien dans l'Union, démissionne.

- 29 mars 2017: le président du Conseil européen Donald Tusk reçoit la lettre de la Première ministre britannique Theresa May activant l'article 50 du traité de Lisbonne: le processus du Brexit est officiellement enclenché. Il doit aboutir en théorie le 29 mars 2019.

- 22 novembre 2018: l'UE et le Royaume-Uni trouvent un accord provisoire sur leur relation post-Brexit, une semaine après s'être entendus sur le «traité de retrait». Le projet d'accord est approuvé le 25 lors d'un sommet européen extraordinaire à Bruxelles.

- Blocage à Londres -

- 15 janvier 2019: les députés britanniques votent contre l'accord de Brexit, le premier d'une série de trois rejets. En mars, puis en avril, l'UE accepte de reporter le Brexit. La date butoir est désormais le 31 octobre.

- 24 juillet: le conservateur Boris Johnson, partisan d'un Brexit au 31 octobre avec ou sans accord, remplace Theresa May, démissionnaire.

- Nouvel accord et troisième report -

- 17 octobre: Boris Johnson et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker annoncent avoir trouvé un nouvel accord.

Mais les députés britanniques repoussent leur vote sur le texte organisant la sortie de l'UE, contraignant le chef du gouvernement à demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit, fixé cette fois au 31 janvier 2020. Des législatives anticipées sont convoquées le 12 décembre.

À l'issue du scrutin, Boris Johnson obtient une large majorité parlementaire (365 députés sur 650) lui permettant de faire adopter le 9 janvier l'accord de divorce négocié avec Bruxelles.

- 31 janvier 2020: le Brexit entre en vigueur à 23H00 (heure de Londres et GMT). Une période de transition est prévue jusqu'au 31 décembre 2020, avec possibilité de prolongation, censée permettre à Londres et à Bruxelles de définir d'ici là leur nouvelle relation, notamment sur le plan commercial. En juin, le Royaume-Uni officialise son refus de prolonger au-delà de la fin de l'année la période de transition.

- 24 décembre: après avoir prolongé à plusieurs reprises les négociations, le Premier ministre Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé jeudi un compromis, à seulement une semaine de la fin de la période de transition.


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.

 


Le cessez-le-feu entre le Liban et Israël prolongé de trois semaines

L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
L'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee, l'ambassadeur israélien aux États-Unis Yechiel Leiter, le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis Nada Hamadeh Moawad et l'ambassadeur américain au Liban Michel Issa écoutent le président américain Donald Trump s'exprimer lors d'une réunion avec l'ambassadeur du Liban aux États-Unis et l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, à la Maison Blanche, à Washington, DC, le 23 avril 2026. (AFP)
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  • La prolongation du cessez-le-feu fait suite à des frappes israéliennes meurtrières et à la poursuite des affrontements dans le sud du Liban
  • M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun

WASHINGTON/BEIRUT/JERUSALEM : Le Liban et Israël ont prolongé leur cessez-le-feu de trois semaines après une réunion de haut niveau à la Maison Blanche, a déclaré jeudi le président américain Donald Trump. M. Trump a accueilli l'ambassadeur d'Israël à Washington, Yechiel Leiter, et l'ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, Nada Moawad, dans le bureau ovale pour une deuxième série de discussions facilitées par les Etats-Unis, un jour après que des frappes israéliennes aient tué au moins cinq personnes, dont un journaliste.

"La réunion s'est très bien passée ! Les États-Unis vont travailler avec le Liban pour l'aider à se protéger du Hezbollah", a écrit M. Trump sur Truth Social. Le Hezbollah, le groupe armé allié à l'Iran qui combat Israël, n'était pas présent aux pourparlers. Il affirme avoir "le droit de résister" aux forces d'occupation.

M. Trump a ajouté qu'il se réjouissait d'accueillir prochainement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

M. Trump s'est également adressé aux journalistes dans le bureau ovale, aux côtés des participants à la réunion, et a déclaré qu'il espérait que les dirigeants se rencontreraient pendant les trois semaines de cessation des hostilités. Il a ajouté qu'il y avait "une grande chance" que les deux pays parviennent à un accord de paix cette année.

Le vice-président JD Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio, l'ambassadeur des États-Unis en Israël Mike Huckabee et l'ambassadeur des États-Unis au Liban Michel Issa ont également participé à la réunion.

Le cessez-le-feu, conclu à l'issue de discussions entre les ambassadeurs des deux pays à Washington la semaine dernière, devait expirer dimanche. Il a permis une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont poursuivies dans le sud du Liban, où les troupes israéliennes se sont emparées d'une zone tampon autoproclamée.

Rendre au Liban sa grandeur

L'ambassadeur Moawad, qui avait demandé une prolongation du cessez-le-feu lors de la réunion, a remercié M. Trump d'avoir accueilli les pourparlers. "Je pense qu'avec votre aide et votre soutien, nous pouvons rendre au Liban sa grandeur", a-t-elle déclaré.

Un responsable libanais avait auparavant déclaré que Beyrouth ferait pression pour un retrait israélien, le retour des Libanais détenus en Israël et la délimitation de la frontière terrestre lors d'une prochaine phase de négociations.

Israël a cherché à faire cause commune avec le gouvernement libanais au sujet du Hezbollah, que Beyrouth s'efforce de désarmer pacifiquement depuis un an.

Interrogé sur la manière dont les États-Unis aideraient le Liban à lutter contre le Hezbollah, M. Trump n'a pas donné de détails, mais a déclaré que les États-Unis entretenaient "une excellente relation avec le Liban". M. Trump a déclaré qu'Israël devait être en mesure de se défendre contre les attaques du Hezbollah.

M. Trump a également appelé le Liban à abolir les lois interdisant tout engagement avec Israël. "C'est un crime de parler avec Israël ?", a-t-il répondu lorsqu'on l'a interrogé sur les lois connues sous le nom de lois anti-normalisation, qu'il ne semblait pas connaître. "Je suis certain qu'il y sera mis fin très rapidement. J'y veillerai", a déclaré M. Trump.