Soudan: L'ONU réclame accès humanitaire et protection des civils

Les populations de Karthoum, du Darfour et du Kordofan ont besoin d’aide humanitaire (Photo d’illustration, AFP).
Les populations de Karthoum, du Darfour et du Kordofan ont besoin d’aide humanitaire (Photo d’illustration, AFP).
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Publié le Mardi 14 novembre 2023

Soudan: L'ONU réclame accès humanitaire et protection des civils

  • Les parties au conflit se sont engagées la semaine dernière à l'issue de pourparlers en Arabie saoudite à améliorer l'accès humanitaire
  • D'intenses combats ont eu lieu ces derniers jours à Khartoum et au Darfour

NATIONS UNIES: Le responsable des opérations humanitaires de l'ONU a dénoncé lundi les "violences extrêmes" contre les civils victimes de la guerre au Soudan et réclamé un accès "sans entrave" de l'aide humanitaire, notamment pour contenir une épidémie de choléra.

Après près de sept mois de conflit entre l'armée soudanaise, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, et les Forces de soutien rapide (FSR, paramilitaires) du général Mohamed Hamdane Daglo, "presque 25 millions de personnes au Soudan ont désormais besoin d'aide humanitaire", a noté Martin Griffiths.

Mais "l'accès est un grave problème. Depuis mi-avril, nous n'avons pu fournir une aide vitale qu'à 4,1 millions de personnes, moins d'un quart de ceux qui en ont besoin", a-t-il ajouté lors du premier "forum humanitaire sur le Soudan" auquel participaient notamment représentants de l'armée et des FSR.

Les parties au conflit se sont engagées la semaine dernière à l'issue de pourparlers en Arabie saoudite à améliorer l'accès humanitaire, chargeant l'ONU de mettre en place ce forum pour faciliter la mise en place de ces engagements.

"Ce dont nous avons besoin est un accès sûr et sans entrave pour aider tous les gens dans le besoin", a insisté Martin Griffiths, décrivant "l'avalanche de souffrances" subie par la population.

"Les femmes et les filles font face à un fardeau particulièrement lourd, avec des risques terrifiants pour leur sécurité, y compris viols et enlèvements", a-t-il insisté, indiquant que "plus de 10.000 Soudanais seraient morts" depuis mi-avril.

Les civils visés

Le responsable de l'ONU a notamment plaidé pour l'accès des humanitaires à certaines zones touchées, en plus du conflit, par une épidémie de choléra, notamment Khartoum et le Kordofan-Sud, "avant que cela ne devienne incontrôlable".

Il a également estimé que ce forum était capital pour permettre d'aider les populations les plus vulnérables dans la capitale, où un pont stratégique a été détruit samedi, ainsi qu'au Darfour et au Kordofan.

Lundi encore, des témoins ont fait état à l'AFP de "bombardements" sur des maisons ayant fait des blessés civils, dont des enfants, à El Obeid, la capitale de l'Etat du Nord-Kordofan, à 350 kilomètres au sud de Khartoum. D'intenses combats ont également eu lieu ces derniers jours au Darfour.

"En plus de l'accès, des mesures concrètes doivent être prises pour appliquer les obligations et engagements de protection des civils", a plaidé Martin Griffiths.

"Je suis atterré par les informations terribles faisant état de violences extrêmes contre des civils, y compris des attaques basées sur l'appartenance ethnique et des violences sexuelles. Cela doit cesser immédiatement", a-t-il insisté.

La semaine dernière, la coordinatrice humanitaire de l'ONU au Soudan Clémentine Nkweta-Salami avait estimé que les violences au Soudan frôlaient "le mal absolu."


Liban: une frappe israélienne sur la Békaa fait un mort et deux blessés

Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
Un membre de la défense civile inspecte des véhicules détruits ainsi que des gravats et débris après un bombardement israélien sur le village de Shmistar, au centre de la vallée orientale de la Békaa au Liban, le 8 avril 2026. (ARCHIVES/AFP)
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  • Une frappe de drone israélienne dans l’ouest de la Békaa (Liban) a fait 1 mort et 2 blessés, malgré un cessez-le-feu fragile en cours entre Israël et le Hezbollah
  • Les tensions persistent avec des échanges de tirs : roquettes et drones du Hezbollah en riposte, frappes israéliennes en retour, sur fond d’escalade régionale récente

BEYROUTH: Une frappe israélienne dans l'ouest de la région de la Békaa (est du Liban) a fait un mort et deux blessés mercredi, ont rapporté des médias d'Etat libanais, malgré la trêve en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

"Une personne a été tuée et deux autres blessées à la suite d'une attaque menée par un drone ennemi à l'aube, à la périphérie d'Al-Jabour, dans l'ouest de la Békaa", a rapporté mercredi l'Agence nationale d'information (Ani).

L'agence fait en outre état de tirs d'artillerie israéliens et de démolitions dans les villes du sud actuellement occupées par Israël.

Le mouvement libanais Hezbollah avait dit mardi que ses combattants avaient tiré des roquettes et envoyé des drones d'attaque contre un site militaire israélien "en représailles aux flagrantes" violations du cessez-le-feu, invoquant notamment "les attaques contre des civils et la destruction de maisons et villages".

L'armée israélienne avait indiqué mardi que le Hezbollah avait "tiré plusieurs roquettes" en direction de soldats stationnés dans le sud du Liban et que l'armée avait frappé le lance-roquettes en retour.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale déclenchée par le 28 février par l'attaque américano-israélienne sur l'Iran, en tirant le 2 mars des roquettes sur Israël.

Depuis, Israël a pris le contrôle d'une bande de territoire libanais d'une profondeur d'une dizaine de kilomètres courant le long de la frontière israélo-libanaise.

Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.


Le prince héritier saoudien discute de l'évolution de la situation au Liban avec le président

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman. (Fichier/SPA)
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  • M. Aoun a exprimé sa reconnaissance au prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances
  • Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu un appel téléphonique du président libanais Joseph Aoun, a rapporté mardi l'Agence de presse saoudienne.

Au cours de cet appel, ils ont discuté des derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que des efforts déployés pour parvenir à la sécurité et à la stabilité.

M. Aoun a remercié le prince héritier pour le soutien saoudien au Liban et l'assistance continue du Royaume en toutes circonstances.

Le prince héritier a affirmé le soutien du Royaume au Liban dans le maintien de sa souveraineté et de ses efforts pour préserver ses ressources, son intégrité territoriale et son unité.

Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Hezbollah, négocié par Washington, est entré en vigueur jeudi dernier, mais les forces israéliennes restent déployées dans une bande de terre libanaise de 5 à 10 km de profondeur tout au long de la frontière.

De nouveaux entretiens entre les ambassadeurs américains du Liban et d'Israël auront lieu jeudi à Washington, selon un responsable du département d'État américain, après les premiers entretiens directs entre les deux pays depuis des décennies, qui ont eu lieu le 14 avril.


Liban: premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah dans le sud

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud. (AFP)
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  • Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah
  • Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles

BEYROUTH: Le Hezbollah pro-iranien organise mardi des funérailles collectives de 44 combattants, les premières dans le sud du Liban depuis le début de sa guerre avec Israël le 2 mars, après l'entrée en vigueur d'une trêve vendredi.

Il s'agit des obsèques de 15 combattants et d'un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir, a détaillé le mouvement chiite pro-iranien dans un communiqué, sans préciser le nombre total de ses pertes dans les frappes israéliennes et les combats avec les troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Un cortège funèbre doit traverser plusieurs villages avant l'inhumation, qui permettra, selon le Hezbollah, "le retour d'âmes bénies vers le sol du sud".

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, selon un photographe de l'AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois combattants du groupe armé avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l'est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant la guerre avaient d'abord été inhumés temporairement hors du sud, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Les frappes israéliennes et les combats ont fait 2.387 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d'après un bilan officiel, qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de combattants.

Ce bilan inclut au moins 274 femmes et 177 enfants, selon le ministère de la Santé libanais.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et de nouvelles discussions "directes" entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l'AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Israël avait annoncé mi-avril avoir tué "plus de 1.700" combattants du Hezbollah, des chiffres que l'AFP n'a pas pu vérifier.