Guerre au Soudan: Des centaines de déplacés expulsés de leur abri

Sur les 4,6 millions de personnes déplacées à l'intérieur du Soudan, plus de 3 millions ont fui la violence dans la capitale Khartoum (Photo d'illustration, AFP).
Sur les 4,6 millions de personnes déplacées à l'intérieur du Soudan, plus de 3 millions ont fui la violence dans la capitale Khartoum (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Jeudi 09 novembre 2023

Guerre au Soudan: Des centaines de déplacés expulsés de leur abri

  • Gedaref accueille actuellement 273.000 personnes déplacées par la guerre
  • Sur les 4,6 millions de personnes déplacées à l'intérieur du Soudan, plus de 3 millions ont fui la violence dans la capitale, selon les chiffres de l'ONU

PORT-SOUDAN: La police a expulsé mercredi des centaines de civils soudanais qui avaient trouvé refuge dans une école de l'Etat oriental de Gedaref, ont dit des témoins à l'AFP, alors que la guerre fait rage à Khartoum entre l'armée et les paramilitaires.

"La police est arrivée, nous a ordonné de quitter l'école conformément à une décision du gouverneur et a tiré des gaz lacrymogènes sur nous", a déclaré Hussein Gomaa, un déplacé de Khartoum.

Gedaref accueille actuellement 273.000 personnes déplacées par la guerre déclenchée en avril entre l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Une habitante de la région, Amal Hussein, a dit avoir vu "des voitures de police encercler" l'école et avoir entendu des cris.

"Nous sommes 770 personnes ayant fui la guerre à Khartoum et nous nous réfugiions dans cette école", a expliqué M. Gomaa à l'AFP après avoir fui le camp de fortune, où lui et des centaines d'autres "recevaient de l'aide".

"Nous ne comprenons pas pourquoi nous avons été chassés", a-t-il dit. "Maintenant, avec des femmes et des enfants, nous n'avons plus d'abri et ne savons pas où aller."

Nouvelles craintes de tueries de masse

Selon l'ONU, des milliers de personnes sont logées dans des abris de fortune tels que des écoles, où il y a un manque de nourriture, d'eau potable et de soins de santé.

À peine deux heures après avoir été évacués de force mercredi, Suleimane Mohammed, qui vivait également dans l'école, a expliqué qu'ils avaient de nouveau été "évacués des dortoirs" de l'école de médecine de l'Université de Gedaref. "La police a affirmé que la décision avait été prise par le gouverneur".

Après l'échec cette semaine de nouveaux pourparlers sur un cessez-le-feu, les affrontements ont continué mercredi, un comité local de volontaires évoquant une "intensification des affrontements" dans un quartier du nord de Khartoum.

Sur les 4,6 millions de personnes déplacées à l'intérieur du Soudan, plus de 3 millions ont fui la violence dans la capitale, selon les chiffres de l'ONU.

Le pays fait face à une "crise humanitaire inimaginable", s'est alarmé mardi le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), soulignant que la grande majorité des hôpitaux étaient fermés et que des millions de personnes avaient un besoin urgent d'aide.

Dans la vaste région occidentale du Darfour, théâtre de certains des pires combats, les FSR ont dit avoir pris le contrôle de toutes les grandes villes.

Leur progression, accompagnée d'une coupure des communications, a suscité de nouvelles craintes de tueries de masse sur des bases ethniques.

Washington s'est ainsi dit préoccupé mercredi "par les combats extrêmes" dans certains endroits du pays, selon le porte-parole du département d'Etat Vedant Patel.

"Les Etats-Unis condamnent fermement les meurtres sur des bases ethniques commis par RSF et ses milices alliées dans l'ouest du Darfour qui ont été rapportés", a-t-il ajouté.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.