Plestia Alaqad, la jeune journaliste qui raconte la vie sous les bombes à Gaza

Depuis plus d’un mois aujourd’hui, la reporter explique la situation du black-out du point de vue de quelqu'un qui vit la situation (Photo, Instagram).
Depuis plus d’un mois aujourd’hui, la reporter explique la situation du black-out du point de vue de quelqu'un qui vit la situation (Photo, Instagram).
Short Url

Plestia Alaqad, la jeune journaliste qui raconte la vie sous les bombes à Gaza

  • Plestia a malgré elle abandonné son travail en ressources humaines pour endosser un gilet pare-balles et un casque
  • Les deux ont également utilisé la documentation, Anne Frank à travers son journal et Plestia Alaqad

ALGER: Dans un contexte de tensions extrêmes, où Gaza se trouve soumise au blocus israélien, l'accès à l'information sur la situation devient de plus en plus difficile.

Malgré ces conditions précaires, certaines personnes continuent sans relâche de sensibiliser la communauté internationale à la souffrance des Gazaouis. Selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), plus de 11 000 personnes ont été tuées et 27 500 ont été blessées à Gaza depuis cinq semaines.

Parmi ces acteurs engagés, Plestia Alaqad, à peine âgée de 22 ans, se démarque. La jeune femme documente sur Instagram et TikTok sa vie sous les bombes et l’horreur à laquelle la population de Gaza est confrontée. Et ce, malgré le danger et les menaces.

Avant le 7 octobre, elle postait sur son compte Instagram des photos ordinaires d’une jeune fille de son âge. Mais depuis l’attaque du Hamas et le début de l’offensive militaire israélienne, la vie de Plestia a été bouleversée.

Elle a abandonné son travail en ressources humaines pour endosser un gilet pare-balles et un casque afin de devenir correspondante de guerre. Elle a collaboré avec plusieurs médias internationaux et ses vidéos sont largement partagées sur les réseaux sociaux. En moins d’un mois, la jeune femme a gagné 3,7 millions de followers.

Plestia a dû quitter son immeuble au surlendemain de l’attaque du Hamas en raison des bombardements israéliens, et a dû changer de lieux de vie à de nombreuses reprises. Sa documentation quotidienne de la vie sous les bombes lui a valu sur les réseaux sociaux le surnom d’«Anne Franck», une jeune fille juive allemande dont le journal intime, écrit pendant la Seconde Guerre mondiale, est devenu un témoignage poignant de l'Holocauste.

Accusations inquiétantes

Un média israélien, le Jerusalem Post, a récemment publié un article l’accusant de faire de la propagande pour le compte du Hamas. «Ces individus qui peuvent sembler s'exprimer de manière indépendante, agissent en fait comme les porte-parole de l'organisation terroriste», écrit le journal.

Une telle accusation, alors que 41 journalistes ont été tués depuis le début de l’offensive israélienne, soit plus d’un journaliste par jour, selon le dernier bilan de Reporters sans frontières (RSF), pourrait menacer la vie de reporters comme Plestia, qui continuent d’informer des millions de personnes à travers le monde.

À l’instar du photoreporter Motaz Azaiza, l’un des journalistes les plus actifs dans la bande de Gaza, Plestia fait partie des jeunes qui bravent le danger chaque jour pour devenir «les yeux» des civils palestiniens soumis à d’intenses frappes aériennes israéliennes.

Récemment, cette notoriété a valu à la jeune femme de se faire pirater son compte Instagram. Les hackers sont allés jusqu’à publier un code QR demandant des dons pour les enfants palestiniens en son nom. La jeune fille qui a fini par réussir à récupérer son compte, a accusé les «pirates sionistes» d’avoir hacké son réseau social.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
Short Url
  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
Short Url
  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com