«Arrêtez cette horreur», déclare la directrice générale de l'Unicef lors de sa visite à Gaza

Catherine Russell, directrice du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), a dénoncé les scènes «épouvantables» dont elle a été témoin lorsqu’elle s’est rendue dans la bande de Gaza ravagée par la guerre. (PA).
Catherine Russell, directrice du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), a dénoncé les scènes «épouvantables» dont elle a été témoin lorsqu’elle s’est rendue dans la bande de Gaza ravagée par la guerre. (PA).
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Publié le Mercredi 15 novembre 2023

«Arrêtez cette horreur», déclare la directrice générale de l'Unicef lors de sa visite à Gaza

  • L'ONU et la Croix-Rouge expriment également leur inquiétude et elles exigent que les patients et les civils de l'hôpital Al-Shifa soient protégés
  • «La protection des nouveau-nés, des patients, du personnel médical et de tous les civils doit l’emporter sur toute autre préoccupation»

DUBAI: La directrice générale du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef)a dénoncé aujourd’hui les scènes «épouvantables» dont elle a été témoin lorsqu’elle s’est rendue à Gaza ravagée par la guerre, appelant les parties au conflit à «mettre fin à cette horreur».

«Ce que j’ai vu et entendu était épouvantable. Les Palestiniens ont subi des bombardements, des pertes et des déplacements répétés. À l’intérieur de la bande de Gaza, il n’y a aucun endroit sûr où se réfugier pour le million d’enfants de Gaza», a déclaré la directrice de l’Unicef, Catherine Russell, dans un communiqué, après avoir visité, entre autres, un hôpital dans le sud du territoire palestinien.

L'ONU et la Croix-Rouge ont également exprimé leur inquiétude et ont exigé que les patients et les civils de l'hôpital Al-Shifa soient protégés.

«Je suis atterré par les informations faisant état de raids militaires contre l'hôpital Al-Shifa à Gaza», a déclaré le responsable en chef des Affaires humanitaires de l'ONU, Martin Griffiths, sur X, anciennement Twitter.

«La protection des nouveau-nés, des patients, du personnel médical et de tous les civils doit l’emporter sur toute autre préoccupation», souligne-t-il.

«Les hôpitaux ne sont pas des champs de bataille.»

Ces affirmations ont reçu l’approbation du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

«Les informations faisant état d'une incursion militaire dans l'hôpital Al-Shifa sont très préoccupantes», a-t-il écrit sur X, rappelant que l'OMS avait «encore une fois perdu le contact avec le personnel de santé de l'hôpital».

«Nous sommes très inquiets pour leur sécurité et celle de leurs patients.»

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est déclaré «très préoccupé par les conséquences sur les malades et les blessés, le personnel médical et les civils».

«Toutes les mesures doivent être prises pour éviter toute conséquence sur eux», souligne l’institution, insistant sur le fait que «les patients, le personnel médical et les civils doivent être protégés à tout moment».

Le CICR ajoute qu'il est «en contact avec toutes les autorités concernées, et que nous continuons de suivre de près la situation».

Israël a promis d’écraser le Hamas après que le groupe militant palestinien a lancé des attaques transfrontalières sans précédent qui, selon Israël, ont fait 1 200 morts ainsi que 239 otages.

Le ministère de la Santé à Gaza, administré par le Hamas, affirme que l’offensive aérienne et terrestre israélienne a tué 11 320 personnes, pour la plupart des civils, dont des milliers d’enfants.

Al-Shifa est une cible majeure de la campagne israélienne.

Les Nations unies ont déclaré qu'elles estimaient qu'au moins 2 300 personnes – patients, membres du personnel et civils déplacés – se trouvaient à l'intérieur et pourraient ne pas pouvoir en sortir en raison des combats acharnés.

Des témoins ont décrit les conditions atroces à l'intérieur de l'hôpital, avec des interventions médicales effectuées sans anesthésie, des familles vivant dans les couloirs avec peu de nourriture ou d'eau, et la puanteur de cadavres en décomposition emplissant l'air.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran ne frappera plus ses voisins sauf s'il est visé depuis ces pays, dit son président

Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
Le président iranien Masoud Pezeshkian, Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i, le chef du pouvoir judiciaire, et Alireza Arafi, vice‑président de l’Assemblée des experts, assistent à la réunion du conseil de direction intérimaire de l’Iran dans un lieu inconnu en Iran le 1ᵉʳ mars 2026. (WANA via Reuters)
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  • Le président iranien Masoud Pezeshkian annonce que l'Iran ne frappera plus ses voisins du Golfe, sauf en cas d’attaque venant de ces pays
  • Il présente des excuses aux pays voisins pour les attaques précédentes, alors que 13 personnes ont été tuées depuis le début du conflit, dont une fillette de 11 ans au Koweït

TEHERAN: Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé samedi que ses voisins du Golfe ne seraient plus attaqués par l'Iran, sauf si des frappes étaient tirées depuis ces pays.

"Le conseil de direction provisoire a décidé (vendredi) qu'il n'y aurait plus d'attaques sur les pays voisins, plus de missiles tirés, sauf si une attaque sur l'Iran provenait de ces pays", a-t-il déclaré dans un discours diffusé à la télévision d'Etat.

Plusieurs pays du Golfe abritent des bases militaires américaines. Les voisins de l'Iran ont été ciblés par des drones et missiles depuis le début du conflit le 28 février. L'Iran a affirmé ne viser que des intérêts ou bases américains, ce qu'ont contesté les pays visés.

"Je m'excuse (...) auprès des pays voisins qui ont été attaqués par l'Iran", a aussi déclaré le président iranien.

Treize personnes ont été tuées dans les pays du Golfe depuis le début de la guerre, dont une fillette de 11 ans touchée par des débris dans une zone résidentielle du Koweit.


Les attaques "illégales" au Moyen-Orient risquent de devenir incontrôlables, alerte le chef de l'ONU

Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
Une famille déplacée des banlieues sud de Beyrouth après l’avertissement de l’armée israélienne, qui a poussé les habitants à évacuer avant des frappes aériennes. (Reuters)
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  • Le chef de l’Organisation des Nations unies avertit que l’escalade des attaques au Moyen-Orient pourrait devenir incontrôlable et appelle à des négociations diplomatiques
  • L’ONU alerte sur l’augmentation des besoins humanitaires, notamment à Gaza et au Liban, et sur les risques pour l’économie mondiale

NATIONS-UNIES: La situation provoquée par "toutes les attaques illégales" au Moyen-Orient et au-delà risque de devenir incontrôlable, a alerté vendredi le secrétaire général de l'ONU, tandis que l'organisation s'inquiète des besoins humanitaires qui augmentent.

"Toutes les attaques illégales au Moyen-Orient et au-delà provoquent des souffrances et des préjudices immenses aux civils à travers la région, et pose un grand risque pour l'économie mondiale, en particulier les populations les plus vulnérables", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"La situation pourrait devenir incontrôlable pour tout le monde. Il est temps d'arrêter les combats et d'engager des négociations diplomatiques sérieuses. Les risques ne pourraient pas être plus grands", a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence à New York, le chef des opérations humanitaires de l'ONU (Ocha), Tom Fletcher, a lui fustigé les sommes "ahurissantes" dépensées chaque jour dans cette guerre "tandis que les hommes politiques continuent à se vanter de couper les budgets d'aide".

"Nous assistons à une alliance de plus en plus mortifère entre la technologie et des tueries en toute impunité. Nous assistons à une attaque persistante contre les systèmes et les lois censés freiner nos plus bas instincts et des guerres irréfléchies", a-t-il ajouté.

Le diplomate s'est en particulier inquiété d'une guerre qui "ravage les marchés, les chaînes d'approvisionnement, les prix alimentaires", et perturbe les couloirs maritimes comme le détroit d'Ormuz.

Alors "nous nous mobilisons en prévision d'une augmentation des besoins humanitaires dans toute la région", en prépositionnant des marchandises et en cherchant d'autres routes d'approvisionnement, a-t-il assuré, s'inquiétant en particulier de l'impact sur des populations déjà dans le besoin, notamment au Liban ou à Gaza.

Après avoir fermé samedi tous les points de passage vers le petit territoire palestinien, Israël a rouvert un seul d'entre eux, Kerem Shalom, aggravant certaines pénuries, a déploré Tom Fletcher.

Il a notamment indiqué que l'ONU n'avait pu faire entrer à Gaza que moins d'un million de litres de carburant cette semaine, "bien en dessous" des plus de deux millions considérés comme "le strict minimum pour faire tourner les services".

En outre, "il va y avoir également moins d'attention portée à d'autres crises, de la République démocratique du Congo au Soudan, en passant par le Soudan du Sud (...) l'Ukraine et d'autres", a-t-il insisté.


L’Arabie saoudite et le Pakistan discutent de mesures pour mettre fin aux attaques iraniennes

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  • Les responsables de la défense de l’Arabie saoudite et du Pakistan ont discuté des attaques iraniennes et des mesures pour les stopper dans le cadre de leur accord de défense mutuelle
  • Riyad affirme avoir abattu des drones visant le champ pétrolier de Shayba, tandis que les tensions régionales s’intensifient avec l’escalade du conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, et le chef des forces de défense du Pakistan, le général Asim Munir, ont discuté des attaques de l’Iran contre le Royaume, alors que le conflit militaire s’intensifie au Moyen-Orient.

« Nous avons discuté des attaques iraniennes contre le Royaume et des mesures nécessaires pour y mettre fin dans le cadre de notre accord stratégique conjoint de défense », a écrit le prince Khalid sur les réseaux sociaux tôt samedi.

« Nous avons souligné que de telles actions sapent la sécurité et la stabilité régionales et exprimé l’espoir que la partie iranienne fera preuve de sagesse et évitera toute erreur de calcul. »

Les États-Unis et Israël ont lancé une vaste campagne militaire contre l’Iran le 28 février. Depuis, l’Iran a attaqué plusieurs sites à travers le Golfe.

Téhéran a également ciblé des actifs militaires américains et israéliens à mesure que la guerre s’intensifiait, affectant la vie dans la paisible péninsule du Golfe arabe et risquant d’ébranler l’économie mondiale, alors que l’Iran continue de restreindre le transport énergétique à travers le détroit d’Ormuz.

Le ministère saoudien de la Défense a indiqué que plusieurs drones visant le champ pétrolier de Shayba dans le Rub al‑Khali (le Quart Vide) ont été abattus samedi.

Un drone a également attaqué l’ambassade des États-Unis à Riyad mardi, provoquant un incendie mineur, sans faire de blessés.

L’Arabie saoudite et le Pakistan ont signé en septembre un « Accord stratégique de défense mutuelle », stipulant que toute agression contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux.

Par ailleurs, le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Abdulaziz ben Saud ben Naif, a reçu un appel de son homologue pakistanais Raza Naqvi, qui a condamné les attaques flagrantes visant le Royaume et a réaffirmé la solidarité de son pays face à toute menace contre la sécurité et la stabilité saoudiennes, selon l’agence de presse saoudienne. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com