Israël: le chef de l'opposition demande le départ de Benjamin Netanyahu

Le chef de l'opposition israélienne Yaïr Lapid a appelé mercredi soir au départ du Premier ministre Benjamin Netanyahu sans attendre la fin de l'opération militaire contre les islamistes palestiniens du Hamas. (AFP).
Le chef de l'opposition israélienne Yaïr Lapid a appelé mercredi soir au départ du Premier ministre Benjamin Netanyahu sans attendre la fin de l'opération militaire contre les islamistes palestiniens du Hamas. (AFP).
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Publié le Jeudi 16 novembre 2023

Israël: le chef de l'opposition demande le départ de Benjamin Netanyahu

  • "Netanyahu devrait partir immédiatement (...) Nous avons besoin de changement, Netanyahu ne peut pas rester Premier ministre"
  • Yaïr Lapid avait accusé le gouvernement Netanyahu d'un "échec impardonnable" pour ne pas être parvenu à empêcher l'attaque du Hamas

JERUSALEM: Le chef de l'opposition israélienne Yaïr Lapid a appelé mercredi soir au départ du Premier ministre Benjamin Netanyahu sans attendre la fin de l'opération militaire contre les islamistes palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza.

"Netanyahu devrait partir immédiatement (...) Nous avons besoin de changement, Netanyahu ne peut pas rester Premier ministre", a déclaré M. Lapid dans une interview à la chaîne israélienne N12.

"Nous ne pouvons nous permettre de mener une longue campagne (militaire, ndlr) avec un Premier ministre en lequel la population n'a plus aucune confiance", a ajouté M. Lapid.

Quatre jours après l'attaque sanglante du Hamas en territoire israélien le 7 octobre, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l'un des ténors de l'opposition Benny Gantz avaient annoncé un accord pour créer un "gouvernement d'urgence" pour la durée de la guerre.

De son côté, Yaïr Lapid avait accusé le gouvernement Netanyahu d'un "échec impardonnable" pour ne pas être parvenu à empêcher l'attaque du Hamas, sans précédent depuis la création d'Israël, dans laquelle environ 1.200 personnes ont été tuées, essentiellement des civils massacrés, selon les autorités.

Et s'il s'était dit favorable à un "gouvernement d'union nationale" pendant la guerre, M. Lapid avait refusé de rejoindre, comme M. Gantz, le gouvernement dirigé par M. Netanyahu comportant, selon lui, des "extrémistes" comme Itamar Ben Gvir, le ministre de la Sécurité publique, chef de la formation d'extrême droite Force juive.

L'actuel chef de l'opposition, qui avait été à la tête d'une coalition hétéroclite au pouvoir avant le retour aux affaires de M. Netanyahu, à l'issue des législatives de novembre 2022, n'a toutefois pas appelé publiquement au départ de M. Netanyahu depuis les attaques du 7 octobre, soulignaient jeudi des médias israéliens.

Dans son entretien à la chaîne N12, M. Lapid n'a pas appelé à de nouvelles élections anticipées mais à une motion de confiance au parlement ouvrant ainsi la voie à la formation d'un nouveau gouvernement dirigé cette fois par un autre membre du Likoud, le parti de Benjamin Netanyahu.

"Ce n'est pas le moment de tenir des élections (...) Nous devrions opter pour une reconstruction nationale avec un autre Premier ministre issu du Likoud", a déclaré M. Lapid.

Ce dernier a aussitôt reçu une fin de non recevoir de la formation de M. Netanyahu qui a, dans un communiqué, qualifié de "regrettable" et "honteuse" une telle proposition en "temps de guerre".


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com