Irak: Un groupe armé proIran juge «ridicules» les récentes sanctions de Washington

Les forces américaines déployées dans ces deux pays ont été attaquées plus de 55 fois depuis la mi-octobre (Photo, AFP).
Les forces américaines déployées dans ces deux pays ont été attaquées plus de 55 fois depuis la mi-octobre (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 19 novembre 2023

Irak: Un groupe armé proIran juge «ridicules» les récentes sanctions de Washington

  • Les Etats-Unis comptent environ 2.500 soldats en Irak et 900 en Syrie
  • Le nombre d'attaques visant les forces américaines et la coalition internationale antijihadiste en Irak et en Syrie

BAGDAD: Un influent groupe armé irakien a jugé samedi soir "ridicules" les sanctions récemment adoptées par les Etats-Unis à son encontre ainsi que contre un autre mouvement pro-iranien, accusés d'être responsables d'attaques contre des troupes américaines en Irak et en Syrie.

Les Brigades du Hezbollah ont également indiqué que ces attaques de la "Résistance islamique en Irak" faisaient partie d'une "stratégie d'usure", selon un communiqué de leur porte-parole, Abou Ali al-Askari, publié sur son compte Telegram.

Washington a sanctionné vendredi sept personnes liées à deux groupes armés irakiens pro-iraniens, les Brigades du Hezbollah et les brigades Sayyed al-Chouhada.

Le département américain du Trésor a assuré que les Brigades du Hezbollah a été "formé, financé et soutenu" par les gardiens de la Révolution islamique d'Iran, et "est à l'origine d'une récente vague d'attaques contre les États-Unis et ses partenaires en Irak et en Syrie, à la suite des horribles attaques du Hamas contre Israël".

"L'inscription de certains frères sur ce qui s'appelle +liste de sanctions américaine+ est ridicule", a indiqué Abou Ali al-Askari, estimant que "de telles actions ne vont pas dissuader nos courageux combattants".

Les forces américaines attaquées

Le nombre d'attaques visant les forces américaines et la coalition internationale antijihadiste en Irak et en Syrie a bondi depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent sur le sol israélien du mouvement islamiste palestinien.

Les forces américaines déployées en Irak et en Syrie ont été attaquées plus de 55 fois depuis la mi-octobre, faisant des dizaines de blessés légers parmi le personnel américain, selon le Pentagone.

La plupart de ces attaques menées à l'aide de roquettes ou de drones ont été revendiquées par un groupe appelé "Résistance islamique en Irak".

"Les frappes calculées de la Résistance islamique en Irak (...) se font selon une stratégie d'usure de l'ennemi, en choisissant le niveau d'escalade des opérations, leur trajectoire et leur timing", assure Abou Ali al-Askari.

Les Etats-Unis comptent environ 2.500 soldats en Irak et 900 en Syrie, présents afin d'empêcher une résurgence du groupe Etat islamique.

Les Brigades du Hezbollah, ou Kataëb Hezbollah, sont considérées comme une "organisation terroriste" par le Département d'État américain depuis 2009.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.