Des pêcheurs yéménites libérés d’un centre pénitentiaire érythréen rentrent chez eux

Des pêcheurs yéménites chargent leurs filets sur un bateau avant une sortie de pêche, à Hodeïda, au Yémen, le 29 septembre 2018 (Photo, AP).
Des pêcheurs yéménites chargent leurs filets sur un bateau avant une sortie de pêche, à Hodeïda, au Yémen, le 29 septembre 2018 (Photo, AP).
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Publié le Mercredi 22 novembre 2023

Des pêcheurs yéménites libérés d’un centre pénitentiaire érythréen rentrent chez eux

  • Les hommes avaient été détenus dans la ville portuaire de Massawa après avoir été arrêtés par la marine érythréenne alors qu’ils pêchaient dans la mer Rouge
  • Il s’agit du deuxième groupe de pêcheurs libérés par les Érythréens à arriver dans la ville de Hodeïda après qu’un premier groupe de 29 pêcheurs a débarqué la semaine dernière

AL-MUKALLA: Cinquante-quatre pêcheurs yéménites détenus depuis un an dans un centre pénitentiaire érythréen sont rentrés chez eux dimanche, après avoir été libérés par les autorités de ce pays d’Afrique de l’Est.

Ils étaient détenus dans la ville portuaire de Massawa après avoir été arrêtés par la marine érythréenne alors qu’ils pêchaient dans la mer Rouge.

Il s’agit du deuxième groupe de pêcheurs libérés par les Érythréens à arriver dans la ville de Hodeïda, dans l’ouest du Yémen, après qu’un premier groupe de 29 pêcheurs a débarqué la semaine dernière.

Ils ont affirmé que leurs bateaux et d’autres biens avaient été saisis lors de leur arrestation.

L’Érythrée a accepté de libérer 39 autres pêcheurs détenus depuis deux mois à Assab, selon leurs collègues.

«Les autorités érythréennes nous ont envoyé un avis de libération officiel. Nous sommes prêts à envoyer un bateau (du Yémen) en Érythrée pour les ramener chez eux une fois que les vents violents auront cessé», a déclaré à Arab News un pêcheur de Khokha, qui a souhaité garder l’anonymat.

Il a ajouté que de nombreux pêcheurs rentrés chez eux avaient urgemment besoin d’aide financière pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.

Le Yémen et l’Érythrée se sont livré une courte guerre en 1995 pour le contrôle des îles Hanish de la mer Rouge. Malgré la décision d'une cour internationale accordant au Yémen la souveraineté sur ces îles, les tensions entre les deux nations sont restées vives.

Par ailleurs, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de l’ONU a publié des données révélant que plus de 93 000 migrants africains sont entrés au Yémen entre janvier et octobre de cette année, dépassant les 73 000 pour l’ensemble de l’année 2022.

Migrants africains

L’OIM a indiqué que les opérations militaires et de sécurité menées contre les trafiquants d’êtres humains le long de la côte de la province de Lahj il y a trois mois avaient entraîné une diminution considérable du nombre d’arrivées d’Africains à Lahj.

En août, Arab News a rapporté que les autorités de la province de Lahj avaient lancé une opération militaire coordonnée contre les gangs de trafiquants de drogue et d’êtres humains dans la région côtière de Ras al-Arah, qui borde la mer Rouge, en collaboration avec la Brigade des géants. Cette opération a permis de sauver des centaines de migrants africains, de capturer leurs ravisseurs et de confisquer des armes à feu.

Dans son dernier rapport sur la Matrice de suivi des déplacements, publié samedi, l’OIM a précisé que «depuis le début de la campagne militaire conjointe il y a trois mois, le nombre de migrants entrant au Yémen par la côte de Lahj diminue de manière constante».

«La diminution a atteint son point culminant en octobre, lorsqu’aucun migrant n’a été signalé comme entrant au Yémen par cette voie.» 

Malgré une baisse des arrivées de migrants à Lahj depuis le mois d’août, le nombre de migrants traversant la province méridionale de Chabwa a bondi de 17% en octobre pour atteindre 1 169 personnes, contre 1 003 en septembre.

L’OIM a récemment signalé que plus de 64 migrants africains étaient portés disparus après le naufrage de leur bateau au large des côtes du Yémen le 12 novembre. 90 migrants, dont 60 femmes, se trouvaient à bord de l’embarcation qui reliait Djibouti, en Afrique de l’Est, au Yémen lorsque celle-ci a chaviré près de la côte yéménite, dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: deux civils tués dans une région druze 

Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales. (AFP)
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  • Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda"
  • L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats

SOUEIDA: Deux civils ont été tués dimanche dans une région à majorité druze du sud de la Syrie, ont indiqué à l'AFP deux sources locales de sécurité, sur fond d'affrontements entre groupes armés druzes et forces gouvernementales.

La situation est tendue dans la province de Soueïda, où vivent de nombreux membres de cette minorité issue du chiisme, depuis des affrontements meurtriers il y a un an, les pires depuis la chute du président Bachar al-Assad fin 2024.

Une des sources de sécurité druze a déclaré qu'un obus tiré depuis un secteur contrôlé par le gouvernement avait "visé la périphérie de la ville de Soueïda, touchant un tracteur et tuant les deux personnes qui se trouvaient à bord: le conducteur et une femme".

Cette source, qui a requis l'anonymat, a également indiqué que "des affrontements intermittents ont lieu entre la Garde nationale et les forces gouvernementales depuis samedi soir", faisant référence au groupe armé de l'influent chef druze Hikmat al-Hijri.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a également fait état de deux morts et de combats.

La deuxième source de sécurité, qui s'est rendue sur le site de la frappe, a dit avoir vu le tracteur "entièrement brûlé", ajoutant que les deux victimes étaient des agriculteurs.

Le gouvernement syrien n'a pas immédiatement réagi à ces informations.

Des factions druzes contrôlent la ville de Soueïda et d'autres secteurs de la province du même nom malgré des tentatives de Damas d'y rétablir son autorité.

Il s'agit de l'une des dernières zones échappant au gouvernement islamiste qui cherche, depuis fin 2024, à unifier le pays, morcelé par plus de 13 ans de guerre.

Samedi, des groupes armés druzes avaient empêché des élèves de se rendre à leurs examens dans un secteur de la province contrôlé par le gouvernement.

La province de Soueïda avait été le théâtre en juillet 2025 d'affrontements entre combattants druzes et bédouins, qui avaient dégénéré après l'intervention de forces gouvernementales, puis de combattants tribaux en appui aux Bédouins.

Ces violences, les pires depuis fin 2024, avaient fait plus de 2.000 morts, selon l'OSDH. D'après des survivants et des ONG, elles avaient été marquées par de nombreuses exactions visant les druzes.

Damas a récemment annoncé avoir renvoyé plusieurs personnes devant la justice dans le cadre de l'enquête sur ces affrontements.

En 2025, l'armée israélienne avait bombardé des positions gouvernementales, affirmant vouloir protéger la communauté druze, présente aussi en Israël.

Hikmat al-Hijri a déclaré cette semaine que "les druzes étaient partie intégrante de l'Etat d'Israël".


A Tripoli, la Syrie et la Libye officialisent leur rapprochement diplomatique

 Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.  (AFP)
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne. (AFP)
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  • "Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne"
  • Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi

TRIPOLI: Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a officialisé dimanche à Tripoli le retour diplomatique de la Syrie en Libye, quatorze ans après la fermeture de son ambassade dans la capitale libyenne.

"Aujourd'hui, cette ambassade revient pour affirmer l'importance et la valeur de la relation syro-libyenne", a déclaré le ministre syrien, qui a tenu des discussions avec son homologue libyen par intérim Taher El-Baour et a été reçu par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen reconnu par l'ONU.

Les relations entre les deux pays avaient été bouleversées par la guerre en Syrie et les violences qui ont déchiré la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi.

"Cette ambassade assurera le suivi administratif des Syriens qui se sont réfugiés en Libye pendant les années de guerre, à une époque où il n'y avait plus de représentation diplomatique, Tripoli ayant rompu ses relations avec l'ancien régime", a ajouté M. Chaibani.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, la communauté syrienne en Libye est estimée à environ 200.000 personnes.

"Nous avons également convenu de renforcer la coordination sécuritaire pour lutter contre l'immigration clandestine, ainsi que contre les stupéfiants et les organisations terroristes", a-t-il poursuivi.

Durant les dernières années du conflit en Syrie (2011-2024), la Libye est devenue un terrain d'affrontement entre des forces loyales à Bachar al-Assad et des factions de l'opposition et islamistes syriennes.

Des mercenaires issus des deux camps y ont combattu pour le compte de leurs parrains russes et turcs respectifs, qui soutenaient des camps opposés dans le conflit libyen.

A la mi-août 2025, une délégation dépêchée par Damas avait rouvert l'ambassade de Syrie à Tripoli, fermée depuis 2012, sans toutefois reprendre immédiatement la fourniture de services consulaires.


Les Emirats arabes unis disent avoir fait face à un drone venant d'Iran

Une vue de Dubaï. (AFP)
Une vue de Dubaï. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales
  • Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir "réagi" à un drone provenant d'Iran détecté au-dessus de leurs eaux territoriales, après que Téhéran a dit avoir attaqué une base américaine dans le pays du Golfe.

Les forces aériennes émiraties "ont réagi à un drone détecté au-dessus des eaux territoriales du pays, venant d'Iran", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.