Netanyahou devrait être limogé maintenant, déclare l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert

Ehud Olmert a déclaré à Sky News que Netanyahou et son administration représentaient un «réel danger» pour la stabilité d’Israël et que Netanyahou devrait être «démis» de ses fonctions. (Reuters)
Ehud Olmert a déclaré à Sky News que Netanyahou et son administration représentaient un «réel danger» pour la stabilité d’Israël et que Netanyahou devrait être «démis» de ses fonctions. (Reuters)
Short Url
Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Netanyahou devrait être limogé maintenant, déclare l'ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert

  • Olmert a déclaré qu’une trêve des hostilités actuelles pourrait susciter des manifestations généralisées en Israël contre Netanyahou
  • Il a précisé que Netanyahou serait confronté à de sérieuses pressions et devrait quitter ses fonctions immédiatement

LONDRES: Un ancien Premier ministre israélien a déclaré jeudi que l'actuel Premier ministre, Benjamin Netanyahou, devrait être démis de ses fonctions, car il représente un «réel danger» pour le pays, et ceci malgré le conflit actuel avec le Hamas à Gaza.

Ehud Olmert a déclaré à Sky News que Netanyahou et son administration représentaient un «réel danger» pour la stabilité d’Israël et que Netanyahou devrait être «démis» de ses fonctions, lors d’une interview avec le rédacteur en chef des affaires internationales de la chaîne, Dominic Waghorn.

S’exprimant à la veille de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu à Gaza et d’une libération d’otages négociée par le Qatar, prévue pour vendredi matin, Olmert a déclaré qu’une trêve des hostilités actuelles pourrait susciter des manifestations généralisées en Israël contre Netanyahou.

«(Les Israéliens) ne le supportent pas. S'il y a une trêve de quelques jours, ils changeront de cap et se rendront chez lui ou à son bureau, et, vous savez, il y aura des manifestations comme nous n'en avons jamais vu dans notre pays», a-t-il affirmé.

«L’ampleur de la colère qui s’est accumulée au sein de la population est tout simplement incroyable», a-t-il ajouté.

Ehud Olmert a précisé que Netanyahou serait confronté à de sérieuses pressions et devrait quitter ses fonctions immédiatement.

«À mes yeux, selon mon jugement de ce qui est bénéfique ou non pour Israël, il devrait partir dès aujourd'hui. Il devrait partir sur-le-champ. Il devrait être évincé à la moindre opportunité», a-t-il affirmé.

«Il représente un réel danger pour la stabilité et la solidarité de la société israélienne, ainsi que la capacité des Israéliens à retrouver un rythme de vie normal, ce dont nous avons besoin après ce terrible désastre que nous avons vécu», a-t-il ajouté.

Olmert a affirmé qu'il ne reculait pas devant l'expression de son point de vue et a ajouté que les «hommes d'État chevronnés» de la politique israélienne étaient «au courant de mes opinions».

Il a poursuivi: «Je l’ai dit maintes fois, il doit partir à cet instant. Je suis profondément persuadé que Netanyahu, comme le décrit Thomas Friedman du New York Times, est le pire dirigeant de l'histoire du peuple juif.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Short Url
  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
Short Url
  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Short Url
  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com