Après-guerre à Gaza: Netanyahou veut «autre chose» que l'Autorité palestinienne actuelle

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dit samedi vouloir "autre chose" que l'Autorité palestinienne, actuellement présidée par Mahmoud Abbas, pour diriger la bande de Gaza (Photo, AFP).
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dit samedi vouloir "autre chose" que l'Autorité palestinienne, actuellement présidée par Mahmoud Abbas, pour diriger la bande de Gaza (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 12 novembre 2023

Après-guerre à Gaza: Netanyahou veut «autre chose» que l'Autorité palestinienne actuelle

  • «Il nous faut un contrôle sécuritaire total avec la possibilité d'entrer quand nous le voulons pour déloger les terroristes» a déclaré Benjamin Netanyahou
  • L'Autorité palestinienne et Israël ont souvent été accusés d'enseigner la violence et la haine ou de diaboliser l'autre dans leurs programmes scolaires

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dit samedi vouloir "autre chose" que l'Autorité palestinienne, actuellement présidée par Mahmoud Abbas, pour diriger la bande de Gaza après la guerre qu'il y mène pour "éradiquer" le mouvement palestinien Hamas.

"Il ne pourra pas y avoir une autorité dirigée par quelqu'un qui, plus de 30 jours après le massacre (du 7 octobre ndlr), ne l'a toujours pas condamné (...). Il faudra autre chose là-bas. Mais dans tous les cas, il faudra qu'il y ait notre contrôle sécuritaire", a déclaré le dirigeant lors d'une allocution télévisée.

"Il nous faut un contrôle sécuritaire total avec la possibilité d'entrer quand nous le voulons pour déloger les terroristes qui peuvent émerger de nouveau", a-t-il martelé.

"Il n'y aura pas d'autorité civile qui enseigne à ses enfants la haine d'Israël, la haine des Israéliens", a-t-il encore dit.

L'Autorité palestinienne et Israël ont souvent été accusés d'enseigner la violence et la haine ou de diaboliser l'autre dans leurs programmes scolaires.

"Sur le jour d'après, Gaza sera démilitarisée, il n'y aura plus de menace venue de Gaza sur Israël. Le massacre du 7 octobre a définitivement prouvé que tout endroit qui n'est pas sous contrôle sécuritaire israélien verra un retour de la terreur", a-t-il poursuivi.

"Cela s'est vérifié en Cisjordanie", l'autre territoire palestinien occupé par Israël, où l'armée israélienne a multiplié depuis le début de la guerre les incursions jusqu'au coeur de villes théoriquement sous le contrôle unique de l'Autorité palestinienne.

La Cisjordanie est séparée géographiquement de la bande de Gaza, bombardée sans répit par Israël depuis le 7 octobre en riposte à l'attaque du Hamas.

L'attaque du Hamas, d'une violence et d'une ampleur inédites depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, a fait environ 1.200 morts du côté israélien, en majorité des civils tués le 7 octobre, selon des chiffres officiels israéliens.

Dans la bande de Gaza, les bombardements israéliens ont fait plus de 11.000 morts, essentiellement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Depuis le 7 octobre, plus de 180 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par des tirs de soldats ou de colons israéliens, selon le ministère palestinien de la Santé.


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.