L'Autorité palestinienne demande à Israël de révéler le sort d'au moins «105 Gazaouis arrêtés»

Un prisonnier palestinien embrasse sa mère après avoir été libéré d'une prison israélienne en échange d'otages israéliens libérés par le Hamas de la bande de Gaza, à Ramallah, en Cisjordanie occupée (Photo, AFP).
Un prisonnier palestinien embrasse sa mère après avoir été libéré d'une prison israélienne en échange d'otages israéliens libérés par le Hamas de la bande de Gaza, à Ramallah, en Cisjordanie occupée (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 27 novembre 2023

L'Autorité palestinienne demande à Israël de révéler le sort d'au moins «105 Gazaouis arrêtés»

  • Là, l'ONU dit avoir constaté le passage «de familles séparées»
  • Des déplacés gazaouis ont rapporté à l'ONU que l'armée israélienne y avait installé un barrage équipé de caméras de reconnaissance faciale

RAMALLAH: La Commission des prisonniers de l'Autorité palestinienne accuse l'armée israélienne d'avoir arrêté une centaine de Gazaouis et dit redouter le pire pour ces Palestiniens dont Israël n'a révélé ni la localisation ni l'identité ni les charges retenues contre eux.

"Israël n'a pas annoncé combien de personnes il avait arrêté durant ses opérations à Gaza", bombardée par son armée en réponse à l'attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre qui a fait, selon les autorités israéliennes, 1.200 morts sur son sol, en majorité des civils, affirme à l'AFP Qaddoura Farès, chef de cet organe gouvernemental.

"Nous redoutons qu'ils aient été tués après avoir été arrêtés et interrogés", poursuit-il, affirmant avoir "obtenu une fois (d'Israël, ndlr) durant la guerre le nombre de 105 arrestations mais sans aucun détail sur le sort de ces personnes".

"L'absence de nombre et de communication laisse penser qu'il est possible qu'Israël puisse faire ce qu'il veut d'eux, même les tuer", dit-il, assurant avoir réclamé en vain des informations aux autorités israéliennes.

Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne a dit ne pas "pouvoir commenter le sujet à ce stade".

Durant sept semaines de guerre et quatre jours de trêve, "les forces israéliennes ont arrêté des gens" marchant vers le sud sur la route Salaheddine. Cette route est l'unique itinéraire autorisé par Israël aux déplacés enjoints à quitter le nord de la bande de Gaza, affirme l'ONU.

Barrage équipé de caméras de reconnaissance faciale

Des déplacés gazaouis ont rapporté à l'ONU que l'armée israélienne y avait installé un barrage équipé de caméras de reconnaissance faciale et dirigé à distance par des soldats.

Là, l'ONU dit avoir constaté le passage "de familles séparées". Au moins "un enfant a dû traverser ce barrage seul après l'arrestation de son père à ce check-point", poursuit l'ONU.

Le Croissant-Rouge avait rapporté mardi qu'un de ses soignants, Ramadan Hossu, originaire de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, avait été arrêté sur la route du sud.

Les soldats israéliens "ont dit à celui devant moi: +fais demi-tour et va là-bas+. Puis, ils m'ont dit à moi, +va là-bas+. Ils m'ont interrogé, nous ont déshabillés et emmenés à un barrage puis à un char. Deux soldats m'escortaient et j'étais menotté", raconte M. Hossu dans une vidéo diffusée par le Croissant-Rouge.

Sahar Awwad, une déplacée gazaouie avait raconté à l'AFP que son fils Mohammed avait été arrêté par des soldats israéliens à la sortie sud de la ville de Gaza le 12 novembre.

"Il a été libéré après neuf jours" après avoir "subi des tortures", a-t-elle affirmé.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.