Poursuite des violences en Cisjordanie occupée, huit Palestiniens tués par l'armée israélienne

Des membres de la police des frontières israélienne prennent position lors d'un raid au camp de réfugiés palestiniens de Balata, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie occupée, le 23 novembre 2023 (Photo, AFP).
Des membres de la police des frontières israélienne prennent position lors d'un raid au camp de réfugiés palestiniens de Balata, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie occupée, le 23 novembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 26 novembre 2023

Poursuite des violences en Cisjordanie occupée, huit Palestiniens tués par l'armée israélienne

  • Un médecin de 25 ans a été tué dans la matinée en début de journée devant chez lui à Qabatiya, près de Jénine
  • Un autre Palestinien a été tué à el-Bireh, près de Ramalla

NAPLOUSE: 

NAPLOUSE, Territoires Palestiniens : Huit Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne en 24 heures en Cisjordanie, dont cinq à Jénine, bastion des groupes armés palestiniens dans le nord du territoire occupé depuis 56 ans par Israël, rapporte dimanche le ministère palestinien de la Santé.

Cinq personnes ont été tuées, selon le ministère, par des tirs de l'armée israélienne à Jénine, lors d'une incursion de nombreux blindés dans la ville, théâtre récemment du raid israélien le plus meurtrier en Cisjordanie depuis près de 20 ans (14 morts) selon l'ONU.

Des sources médicales ont affirmé de leur côté à l'AFP que 15 personnes avaient été blessées, tandis que des témoins rapportaient qu'un drone israélien avait mené une frappe aérienne sur le camp de réfugiés de la ville.

Selon d'autres témoins, l'armée israélienne encerclait l'hôpital public de Jénine ainsi que la clinique Ibn Sina. Des soldats fouillaient des ambulances. Ils ont également fait état de violents combats à l'arme automatique.

L'armée israélienne a assuré de son côté avoir mené "des activités de contre-terrorisme dans le camp de réfugiés de Jénine" dans la nuit de samedi à dimanche.

Elle a indiqué avoir arrêté un homme qu'elle présente comme l'auteur d'une attaque ayant tué deux Israéliens en août.

Par ailleurs, un médecin de 25 ans a été tué samedi matin devant chez lui à Qabatiya, près de Jénine. Un autre Palestinien a été tué à el-Bireh, près de Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne.

Samedi soir, un autre homme a été tué dans un raid de l'armée israélienne sur un village au sud de Naplouse, toujours selon le ministère.

L'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre s'est soldée par 1.200 morts en Israël, en majorité des civils selon les autorités israéliennes. En retour, Israël a bombardé la bande de Gaza, faisant près de 15.000 morts, selon le gouvernement du Hamas.

La violence a aussi flambé en Cisjordanie depuis le 7 octobre. Plus de 230 Palestiniens y ont été tués par des colons et des soldats israéliens, selon le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.

Un médecin de 25 ans a été tué dans la matinée en début de journée devant chez lui à Qabatiya, près de Jénine. Un autre Palestinien a été tué à el-Bireh, près de Ramallah.

Quatre personnes ont par ailleurs été tuées par des tirs de l'armée israélienne à Jénine, lors d'une incursion de nombreux blindés dans la ville, théâtre récemment du raid israélien le plus meurtrier en Cisjordanie depuis près de 20 ans (14 morts), selon l'ONU.

Des témoins ont rapporté à l'AFP que l'armée israélienne encerclait l'hôpital public de Jénine ainsi que la clinique Ibn Sina, assurant que des soldats fouillaient des ambulances.

Ils ont également fait état de violents combats à l'arme automatique.

L'attaque sanglante du Hamas le 7 octobre s'est soldée par 1.200 morts en Israël, en majorité des civils selon les autorités israéliennes. En retour, Israël a bombardé la bande de Gaza, faisant près de 15.000 morts, selon le gouvernement du Hamas.

La violence a aussi flambé en Cisjordanie. Près de 230 Palestiniens y ont été tués par des colons et des soldats israéliens, selon le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.