Neutralité carbone: L’industrie et le transport ont besoin de 13500 milliards de dollars d’ici 2050

Les 13 500 milliards de dollars d'investissements sont calculés à partir des coûts moyens de production d'énergie propre (Photo, Shutterstock).
Les 13 500 milliards de dollars d'investissements sont calculés à partir des coûts moyens de production d'énergie propre (Photo, Shutterstock).
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Publié le Mercredi 29 novembre 2023

Neutralité carbone: L’industrie et le transport ont besoin de 13500 milliards de dollars d’ici 2050

  • Des investissements considérables dont nécessaires dans les secteurs de l'industrie et des transports afin d’atteindre les objectifs de zéro émission nette, selon le FEM
  • Le FEM et Accenture ont également souligné la nécessité de partenariats public-privé pour assurer un avenir durable

RIYAD: Selon le Forum économique mondial, un investissement total de 13 500 milliards de dollars (1 dollar américain = 0,91 euro) est nécessaire pour garantir un avenir neutre en carbone d'ici 2050, en particulier dans les secteurs de la production, de l'énergie et des transports.

Dans son rapport intitulé «Net-Zero Industry Tracker 2023», le FEM indique que la décarbonisation des secteurs de l'industrie et des transports est cruciale pour parvenir à un avenir plus vert, car ces industries émettent 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Pour Roberto Bocca, directeur du Centre pour l'énergie et les matériaux au FEM, il s’agit d’une condition indispensable pour atteindre les objectifs de zéro émission nette dans les délais impartis.

«D'importants investissements dans les infrastructures sont nécessaires, complétés par des politiques et des incitations plus fortes afin que les industries puissent passer à des technologies à faibles émissions tout en garantissant l'accès à des ressources abordables et fiables, essentielles à la croissance économique», a-t-il développé expliqué Bocca.

Selon le rapport publié en collaboration avec Accenture, les 13 500 milliards de dollars d'investissements sont dérivés des coûts moyens de production d'énergie propre pour l'énergie solaire, l'énergie éolienne en mer et sur terre, l'énergie nucléaire et l'énergie géothermique.

Cela tient également compte des coûts des électrolyseurs pour le transport propre de l'hydrogène et du carbone, ainsi que des coûts de stockage.

Décarboner l’industrie

Un rapport publié en amont de la COP 28 appelle quant à lui à une «action climatique radicale» pour combler un «canyon d'émissions».

Outre l'augmentation des dépenses d'investissement pour décarboner les actifs industriels et de transport existants, des investissements supplémentaires sont nécessaires pour construire une infrastructure d'énergie propre, a ajouté le FEM le rapport.

«Il est impératif de prendre rapidement des mesures pour décarboner et améliorer l'efficacité énergétique, faute de quoi la demande de combustibles fossiles dans les secteurs industriels clés, qui a augmenté de 8% en moyenne au cours des trois dernières années, augmentera considérablement d'ici 2050», a prévenu Bocca.

Bocca a souligné que la collaboration mondiale entre les leaders du secteur de l’industrie, l'utilisation de carburants tels que l'hydrogène et la mise en œuvre de systèmes de captage, d'utilisation et de stockage du carbone contribueront à lutter contre les problèmes liés aux émissions.

Le rapport a précisé que la tarification du carbone, les subventions fiscales, les marchés publics et l'élaboration de dossiers commerciaux solides peuvent contribuer à mobiliser les investissements nécessaires dans les secteurs de l'industrie et des transports.

Le FEM et Accenture ont également souligné la nécessité de partenariats public-privé pour assurer un avenir durable.

«La collaboration entre les secteurs public et privé est essentielle à la réussite de la transition énergétique, et la technologie peut jouer un rôle crucial dans la gestion d'un accès abordable et fiable à l'énergie propre et dans la prise en compte des coûts supplémentaires de la décarbonation», a déclaré Muqsit Ashraf, qui dirige Accenture Strategy.

«En outre, les innovations en matière de modèles d'entreprise peuvent enfin contribuer à stimuler la demande et à accélérer la décarbonation de l'industrie, ce qui permet d'atteindre des objectifs de zéro émission nette et d'assurer une transition énergétique résiliente», a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com